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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayLes inquiétudes liées au projet de terminal de conteneurs de QSL dépassent les frontières de Limoilou. De Beauport à Saint-Roch, des citoyens craignent des impacts sur la qualité de l'air, la pollution sonore et plus globablement sur leur qualité de vie.
Quelque 75 personnes se sont présentées à une assemblée publique organisée par le Port de Québec, mercredi soir, dans le cadre du processus d'évaluation du projet de terminal de conteneurs de QSL. Réunies au Cégep Limoilou, elles ont eu l'occasion de poser leurs questions directement au promoteur et à l'administration portuaire.
À deux exceptions près, la vaste majorité des questions et des commentaires ont témoigné d'un scepticisme à l'égard du promoteur et de ses ambitions.
QSL souhaite optimiser ses terrains du secteur Beauport pour aménager un terminal de conteneurs international. Ce dernier, représentant un investissement privé de 145 millions $, serait inauguré en 2029. À pleine capacité, 200 000 conteneurs y seraient transbordés chaque année dès 2035.

Des citoyens de Beauport se sont présentés mercredi pour manifester des inquiétudes sur une hausse du camionnage sur Dufferin-Montmorency.
Photo : Radio-Canada / David Remillard
Longtemps concentrées autour des quartiers de Limoilou et de Maizerets, voisins immédiats du site de projet, les inquiétudes s'étiraient mercredi de Beauport jusqu'à Saint-Roch, en passant par Saint-Sauveur et Vanier.
Le camionnage a occupé une place importante au cours de la soirée. Plusieurs citoyens ont rappelé les conclusions de l'étude Mon Environnement Ma santé, publiée en 2023. La direction régionale de santé publique de la Capitale-Nationale y recommandait d'éviter tout projet augmentant le débit routier afin d'éviter de dégrader la qualité de l'air encore davantage dans les quartiers centraux.
Or selon l'avis de projet du promoteur, le terminal entraînera l'ajout de 123 passages de camions lourds chaque jour. Le promoteur travaille actuellement à diriger l'ensemble de ce trafic supplémentaire vers l'autoroute Dufferin-Montmorency.

L'autoroute Dufferin-Montmorency doit recevoir la majorité du trafic supplémentaire en provenance du terminal. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / La semaine verte / Vincent Archambault-Cantin
Cette intention ne rassure pas certains citoyens de Beauport. L'un d'eux a évoqué le bruit provoqué dans le quartier Montmorency, notamment, où l'autoroute Dufferin-Montmorency converge avec l'autoroute Félix-Leclerc.
Une citoyenne de Saint-Roch a quant à elle appelé le promoteur à ne pas oublier le débit déjà important de camions lourds sur le boulevard Charest. Les résidents sacrifient déjà beaucoup de leur qualité de vie. C'est impossible d'ajouter, a-t-elle dit.
Le transport ferroviaire, qui devrait être utilisé pour 80 % des conteneurs, a lui aussi généré des questions. Dans Maizerets, le bruit du triage près des milieux habités ont soulevé des inquiétudes, notamment près d'une garderie et d'une école primaire.
Selon l'avis de projet, le terminal suppose l'ajout de trois à quatre trains de 130 wagons supplémentaires chaque semaine. Une étude de bruit, vous êtes mieux d'en faire une et d'en faire une bonne, a lancé le président du conseil de quartier Maizerets, Martial Van Neste.
Le promoteur a rappelé tout au long de la soirée que des études sur la qualité de l'air, la pollution sonore et la pollution visuelle sont prévues.
Rien ne va nous convaincre
La Table citoyenne Littoral Est, opposée au projet, a profité de l'occasion pour mener une action de visibilité. Ses membres n'en démordent pas, « rien ne va nous convaincre » de la pertinence du projet, disent-ils, malgré les efforts du promoteur et du Port de Québec d'engager un dialogue avec la population.
Un terminal de conteneurs, ça a toujours des impacts négatifs sur les communautés qui vivent à proximité. Nous on a tous les inconvénients et pour certains il y aura des avantages. Mais pour nous, dans la Basse-Ville de Québec et dans Limoilou, on va avoir les inconvénients, a déclaré Daniel Guay, porte-parole de la Table, en début de soirée.
On essaie de regarder dans tous les angles et, pour nous, il n'y a rien qui va nous convaincre.
Une deuxième et dernière assemblée publique est prévue jeudi soir, toujours au Cégep Limoilou. Le Port de Québec et son directeur de l'environnement prendront les commentaires en considération, dit-on, pour élaborer les lignes directrices qui seront imposées à QSL.
Ces lignes détermineront les études à réaliser par le promoteur au cours des prochains mois. Ces études seront par la suite rendues publiques par QSL. Une deuxième consultation publique aura alors lieu, probablement à l'automne 2027.
Une décision sur le projet sera finalement prise par le Port de Québec. Il pourrait alors imposer de nouvelles études, des conditions ou des mesures d'atténuation additionnelles au promoteur.
Sur près de 400 projets évalués par le Port en vertu de son Processus d'évaluation et d'atténuation des impacts, aucun n'a été refusé à ce jour.


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