Language Selection

Get healthy now with MedBeds!
Click here to book your session

Protect your whole family with Orgo-Life® Quantum MedBed Energy Technology® devices.

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

Infrastructures municipales : « On s’en va vers un mur, c’est clair »

5 hours ago 3

PROTECT YOURSELF with Orgo-Life® QUANTUM TECHNOLOGY

Orgo-Life the new way to the future

  Advertising by Adpathway

Le coût d'entretien des infrastructures municipales souterraines a explosé dans les dernières années. À Rimouski, le maire lance un cri du cœur, alors que la Ville estime qu'elle devra investir 200 millions de dollars en 20 ans seulement pour maintenir son réseau vieillissant en état.

Rimouski compte plus de 300 kilomètres de conduites d'aqueduc et plus de 400 kilomètres de tuyaux d'égouts. Des pièces mécaniques, pompes et autres instruments s'ajoutent à ce réseau et demandent eux aussi de l'entretien, aux quatre coins de la ville.

Le maire de Rimouski, Guy Caron, est catégorique : selon lui, les villes ne sont pas équipées financièrement pour assurer le maintien et la bonification de leurs infrastructures.

Les chiffres sont quand même assez frappants. Les villes ont la responsabilité de 60 % des infrastructures au Québec, mais on a juste 8 % des revenus fiscaux, décrit-il.

On s'en va vers un mur, c'est clair.

Si l'on demande aux citoyens d'avoir à assumer 10 millions par année avec peu d'investissements québécois, c'est sûr que l'impact va être très très élevé, ajoute le maire.

Le maire de Rimouski, Guy Caron.

Le maire de Rimouski, Guy Caron, estime que les infrastructures souterraines sont souvent oubliées, alors qu'elles représentent sans doute les services les plus importants pour le bien-être des citoyens.

Photo : Radio-Canada / Antoine Proulx

L'Union des municipalités du Québec (UMQ) et la Fédération québécoise des municipalités (FQM) réclament en priorité des engagements pour financer l'entretien des infrastructures municipales aux candidats aux élections provinciales.

Ça va prendre un fonds d'infrastructures, c'est clair. On a du financement présentement qui est inconstant. [...] Plusieurs de nos infrastructures arrivent en fin de vie. Donc, on a besoin de cet argent-là, soutient Guy Caron. Il ajoute qu'un tel fonds d'infrastructures pourrait garantir l'octroi de trois dollars de la part du gouvernement pour chaque dollar investi par une Ville.

Les municipalités demandent aussi aux élus à Québec de retravailler la réglementation et revoir le nombre d'études obligatoires à réaliser avant de pouvoir procéder à des travaux, soutient le maire de Rimouski. Ces normes auraient des impacts sur l'augmentation des coûts de construction, estime-t-il.

Guillaume Tremblay parle en entrevue.

Le président de l'UMQ et maire de Mascouche, Guillaume Tremblay

Photo : Radio-Canada

Le président de l'Union des municipalités du Québec (UMQ) et maire de Mascouche, Guillaume Tremblay, abonde dans le même sens que le maire de Rimouski. Les infrastructures municipales nécessiteraient des milliards de dollars d'investissements pour leur entretien.

Il y a 36 000 logements, selon l'étude de l'UMQ, qui ne se construisent pas parce qu'on n'a pas la capacité de fournir [les services], illustre-t-il.

Il y a des problèmes d'infrastructures partout au Québec. [...] C'est un cri du cœur, qu'on lance.

Guillaume Tremblay soutient que le monde municipal est prêt à faire sa part, mais que l'aide de Québec reste essentielle.

On n'est pas capables de prendre cette bouchée-là seuls, martèle le président de l'UMQ.

Un réseau vieillissant à entretenir

Le chef de division au renouvellement des infrastructures à la Ville de Rimouski, Pierre-Luc Deschênes, soutient que les réseaux d'eau potable et d'eaux usées ont une durée de vie d'une centaine d'années.

Il y a eu énormément de réseaux qui ont été construits dans les années 1940, 1950 et 1960. On parle d'environ le quart de notre réseau, [ce] qui totalise environ 60 kilomètres, illustre-t-il. Le remplacement du réseau datant des années 1940 a déjà commencé, poursuit-il.

Des travailleurs de chantier sur le bord du boulevard René-Lepage, à Rimouski.

Rimouski a été sacrée championne du nombre de mises en chantier de nouveaux logements en 2025. Les infrastructures souterraines, notamment, doivent pouvoir suivre la cadence. (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada / François Gagnon

Selon une compilation réalisée par Radio-Canada à partir de documents obtenus par la Loi sur l'accès aux documents des organismes publics, le réseau d'aqueduc et d'égouts de Rimouski a fait l'objet de 187 bris, entre 2016 et 2024, soit les dernières données disponibles.

Le chef de division au renouvellement des infrastructures assure que le réseau rimouskois va très bien et que ce nombre de bris se situe dans la norme des villes au Québec.

C'est certain qu'il y a certains réseaux [à Rimouski] où il peut y avoir des fuites, mais je vous dirais qu'on a quand même, avec les travaux publics, un programme d'écoute. On a beaucoup d'inspections qui sont faites. [...] Les boîtes de vannes d'aqueduc [qui contrôlent la pression d'eau] sont écoutées pour s'assurer justement de limiter les fuites, explique Pierre-Luc Deschênes.

Généralement, les réseaux les plus vieux vont avoir plus de bris, mais certains facteurs aléatoires, comme le type de matériaux, le type de sol, vont avoir une grande influence.

Pierre-Luc Deschênes dans la réserve.

Le chef de division - Renouvellement des infrastructures à la Ville de Rimouski, Pierre-Luc Deschênes, devant la réserve de pièces mécaniques qui servent aux réparations des réseaux souterrains.

Photo : Radio-Canada / Francois Gagnon

Pierre-Luc Deschênes affirme que la cadence de remplacement des conduites doit par ailleurs accélérer dans les prochains mois. L'objectif, dit-il, est de remplacer environ 2 kilomètres de conduites par année, alors que la moyenne des 15 dernières années se situait plutôt à 1,5 kilomètres remplacés par an.

Comme le maire, il espère que Québec offrira plus de soutien aux villes, compte tenu de l'augmentation des coûts. Les coûts de construction ont énormément augmenté dans les dernières années. Ce qui fait en sorte que le financement, le même 10 millions de dollars, renouvelle moins de longueurs de conduite aujourd'hui, ajoute le chef de division.

Des chantiers importants à venir

Pierre-Luc Deschênes et Guy Caron rappellent que des travaux majeurs sont prévus pour accroître la capacité des réseaux d'aqueduc et d'égouts de Rimouski. La ville a d'ailleurs été sacrée championne du nombre de mises en chantier de nouveaux logements. Sa population augmente et dépasse désormais les 51 000 résidents.

La Ville devra investir 32 millions de dollars supplémentaires pour ces travaux qui consistent, entre autres, à ajouter une cellule d'eau potable au réservoir Lamontagne et à mettre à niveau les étangs aérés du système de traitement des eaux usées.

Des pièces de rechange, dans le stationnement de l'édifice des travaux publics.

La Ville détient un large inventaire de pièces de rechange qu'elle a bonifié avec les années. L'objectif est d'éviter d'avoir à attendre des semaines pour recevoir la livraison de pièces spécialisées, alors que des réparations urgentes sont requises.

Photo : Radio-Canada / Francois Gagnon

Le maire, Guy Caron, affirme que l'objectif de ces travaux est d'éviter d'avoir à imposer un moratoire sur les nouvelles constructions, comme cela a été le cas à Lévis.

Pour y arriver, la Ville a imposé cette année une contribution aux constructeurs qui s'élève à plus de 3000 dollars par porte. Une décision qui n'a pas fait l'unanimité auprès des promoteurs.

On est encore en mesure d'avoir du développement résidentiel, mais si on n'a pas ces nouvelles infrastructures, plus à court terme qu'à long terme, on devra mettre un frein.

C'est le fun d'avoir des hôpitaux, c'est le fun d'avoir des écoles, c'est le fun d'avoir des bâtiments publics. Mais ce qui se passe en dessous du sol et est invisible est probablement le plus important pour la vie, pour le bien-être des gens. Alors, Québec doit le considérer et pouvoir accompagner les villes, conclut Guy Caron.

Des travaux pour continuer à sécuriser l'approvisionnement de la ville

Des travaux sont prévus à plus long terme pour sécuriser l'approvisionnement en eau potable de la ville.

Le chef de division au renouvellement des infrastructures, Pierre-Luc Deschênes, affirme que des travaux de recherche en eau dans le secteur barrage Neigette seront effectués dans les prochaines années et qu'un nouveau puits sera ajouté dans chacun des deux secteurs d'approvisionnement en eau brute de la ville.

Des tuyaux dans un bâtiment de la Ville.

Des travaux seront mis en branle dans les prochaines années pour ajouter un puits. (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada / Pier-Olivier Busque

Rimouski puise son eau dans deux secteurs distincts : « Chutes Neigette«  et « Barrage Neigette ». Des sections de conduites qui ne sont pas encore seront doublées le seront pour augmenter la sécurité du réseau.

En ayant deux conduites en parallèle, on s'assure une meilleure sécurité et plus de délais pour effectuer les réparation.

Entre les secteurs « Chutes Neigette » et « Barrage Neigette », actuellement, il n'y a qu'une seule conduite qui date de 1986-1988 et on souhaite y ajouter une conduite pour la doubler dans un avenir rapproché [dans les 10 prochaines années]. C'est un peu moins de trois kilomètres de conduites. Ce sont des travaux majeurs, précise Pierre-Luc Deschênes.

La conduite d'amenée est déjà doublée entre le premier secteur et le réservoir Lamontagne, situé dans le haut de la ville.

Des compteurs d'eau résidentiels.

L'installation de compteurs d'eau résidentiels est envisagée par la Ville, selon le maire. (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

Réduire le gaspillage en eau

Questionné au sujet de la consommation d'eau des citoyens, le maire de Rimouski, Guy Caron, soutient que de nouvelles mesures sont envisagées pour les encourager à réduire le gaspillage.

Il y a d'autres mesures qui vont être mises sur pied bientôt. Je sais qu'on entend parler des compteurs d'eau. On a déjà des compteurs d'eau à Rimouski pour les institutions, commerces et industries. On n'en a pas encore au niveau résidentiel. C'est une avenue qui sera explorée dans les prochaines années, poursuit M. Caron.

Il ajoute toutefois que l'imposition d'une telle mesure représente des investissements qui seront tout de même assez considérables.

Guy Caron explique que la Ville souhaite donc d'abord s'attarder à la prévention pour faire prendre conscience aux gens de l'importance de leur consommation pour la réduire ou, à tout le moins, la contrôler, mais il y a d'autres mesures qui seront certainement étudiées pour le futur.

Il rappelle que Rimouski a interdit, dans les dernières années, le nettoyage des entrées fait à l'aide d'un boyau d'arrosage branché au réseau d'eau potable. Une taxe de 50 $ est aussi imposée aux propriétaires de piscine pour leur remplissage.

Read Entire Article

         

        

Start the new Vibrations with a Medbed Franchise today!  

Protect your whole family with Quantum Orgo-Life® devices

  Advertising by Adpathway