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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayTAMPA, Floride - En fin de compte, ont constaté les deux entraîneurs-chefs, il ne s’est pas passé beaucoup de choses dans le premier match de la série Canadien-Lightning.
Mais s’il faut revenir à l’essence de ce que la majorité d’un match représente normalement, soit le jeu à forces égales, on s’est retrouvé devant le cas typique de deux boxeurs qui s’étudient au premier round.
Il y a un aspect du jeu où les choses risquent de changer à compter du deuxième match, mardi soir à Tampa, et un autre qui pourrait très bien être semblable à ce qu’on a vu en lever de rideau.
Ce qui est appelé à évoluer, de façon presque irrésistible, c’est le niveau de robustesse entre les deux équipes.
Le premier match de la série était drôlement loin des foires d’empoigne auxquelles on a assisté lors du dernier rendez-vous entre les deux équipes en saison régulière.
Si le Lightning de Tampa Bay a été l’équipe la plus punie de la Ligue nationale de hockey (LNH) cette année, c’est entre autres en raison de son nombre élevé de punitions pour mauvaise conduite. Un but, une taloche aurait très bien pu être son slogan cette année.
Le Lightning a également terminé au 3e rang du circuit pour le nombre de supériorités numériques accordées à l’adversaire. L’indiscipline est clairement son talon d’Achille, et corriger cela seulement avec l’arrivée des séries n’est pas une mince tâche.
L’enjeu de la robustesse est à un carrefour particulier, tôt dans cette série, parce que la domination de l’avantage numérique du Canadien pourrait avoir un effet récalcitrant sur le Lightning : péchez par indiscipline et on vous le fera payer.
C’est un pensez-y-bien avant de donner libre cours à l’intimidation.
Mais autant Cooper a pu trouver stupides certaines punitions dont ses troupes se sont rendues coupables en zone offensive, autant il admet à tête reposée que ces infractions n’étaient pas liées à un trop-plein d’agressivité.
Ce n’est donc pas le tour du chapeau de Slafkovsky qui découragera le Lightning de déranger, de picosser et de brasser son adversaire. Au contraire.
À mesure que la série avance, l'intensité va monter d'un cran. Les premiers matchs d’une série sont marqués par une intensité un peu plus désordonnée, puis tout à coup, les mêmes joueurs frappent les mêmes joueurs, les confrontations font leur œuvre, et tout à coup, les choses commencent à dégénérer.
Bref, les forces irrésistibles des séries vont inviter les deux équipes à se prendre au collet, mais le premier match les a déjà avertis que les incartades pouvaient coûter cher. Cela place le Lightning dans une drôle de position, surtout que son jeu physique fait partie de son ADN, a convenu Cooper lundi.
Je pense vraiment qu’il y a un sentiment général selon lequel personne ne veut nuire à son équipe, a noté l’entraîneur-chef du Lightning. Donc, il faut s’y prendre autrement.
Surtout après hier soir [dimanche], quand on voit les cinq buts en supériorité numérique, je pense que tout le monde va avoir ça à l’esprit.
À ce petit jeu, il sera intéressant de voir quelle incidence l’absence présumée de Charles-Édouard D’Astous aura sur le Lightning. Le Québécois de 27 ans est son défenseur le plus physique, mais sa présence dans le deuxième match est pour le moins douteuse après qu’il se soit fait assommer par Josh Anderson dans la première rencontre.

À forces égales, le trio d'Anthony Cirelli a tenu tête à celui de Nick Suzuki dans le premier match.
Photo : Getty Images / Mike Carlson
Statu quo dans les confrontations?
Va pour ce qui risque de changer à compter du deuxième match.
Maintenant, pour ce qui est des choses qui ont plus de chances de rester telles quelles, il faut regarder du côté des confrontations.
Les entraîneurs sont généralement rassurés lorsque le jeu est serré, qu’il se commet peu d’erreurs et que l’on ne s’échange pas les chances de marquer à qui mieux mieux.
Martin St-Louis a remporté le premier match de la série à l’étranger en ne donnant qu’une poignée de chances dangereuses au Lightning. Cela ne réclame pas de changements immédiats.
Quant à Cooper, il regarde les confrontations qu’il a concoctées durant la majorité du premier match, et il a aimé ce qu’il a vu.
On entreprend le match, on voit ce qu’on pense qui peut fonctionner et ce qui n'a pas fonctionné, et j’ai trouvé que ça avait bien marché pour nous, a-t-il dit en parlant du trio d’Anthony Cirelli qui, à forces égales, a réduit au silence celui de Nick Suzuki.
Hagel a marqué, ça a été le seul but à 5 contre 5 [de Tampa], et il est venu de ce trio. En regardant la feuille de match, on voit que Slaf a réussi un tour du chapeau, et oui, Cirelli et Hagel étaient sur la glace pour certains de ces buts-là, mais ce sont tous des buts marqués en supériorité numérique, et c'est une dynamique tout à fait différente.
J’étais plutôt satisfait de la façon dont ça s’est passé à 5 contre 5, a ajouté Cooper.
Tout de suite après le match, Suzuki a trouvé que son unité et celle de Cirelli s’étaient échangé les possessions de rondelle, que ça patinait beaucoup dans un sens et dans l’autre, mais qu’aucun des deux trios n’avait passé beaucoup de temps en zone offensive.
En plein le genre de dénouement qui doit plaire à Cooper, car les gros canons du Canadien ont dû attendre l’avantage numérique pour mettre leur empreinte sur le match.
L’autre confrontation qui a souri au Lightning est d’avoir opposé le trio de Yanni Gourde à celui de Phillip Danault et Jake Evans. Deux trios aux mandats défensifs se sont annulés l’un et l’autre, laissant Brayden Point et Nikita Kucherov s’essayer face au trio d’Alex Newhook.
Autrement dit, concentrés au sein d'un même trio, les meilleurs éléments défensifs du Canadien n'ont pas été en mesure de se mesurer aux grosses pointures du Lightning.
Je ne savais pas à quoi m'attendre, mais je m'attendais à une confrontation différente, a admis Evans. Si c'est ce qu'ils veulent, ça nous va. Les deux trios font de la poursuite de la rondelle dans le fond de la zone, ils ont un échec avant intense, et c’était donc beaucoup d’échec avant, beaucoup de replis, et pas beaucoup de jeux au milieu de la patinoire!
Évidemment, ce sont les séries et personne n’ouvrira son jeu en faisant part de ses intentions. Mais la partie d’échecs se poursuit et, si le Canadien décide de ne pas toucher à une formule gagnante, il faut s’attendre à ce que le Lightning cherche à l’exploiter à fond.


1 month ago
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