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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayLes tarifs aériens ont augmenté en mars par rapport à l’année précédente pour la première fois depuis près de deux ans, dans un contexte de prix exorbitants du kérosène, selon Statistique Canada.
Les données de l’agence montrent que les prix des billets d’avion ont augmenté de 2,9 % le mois dernier par rapport à mars 2025.
La dernière fois que l’indice des prix à la consommation a enregistré une hausse d’une année sur l’autre pour le transport aérien, c’était en juin 2024.
D’un mois à l’autre, les tarifs ont augmenté de près de 5 %, allant à l’encontre de leur tendance saisonnière habituelle.
La flambée des prix du kérosène est à l’origine de cette récente hausse, les compagnies aériennes répercutant une partie de ces coûts sur les passagers, a expliqué Cameron Doerksen, analyste à la Banque Nationale. Ces prix ne devraient pas baisser de sitôt.
Nous prévoyons que les tarifs resteront élevés à court terme, Air Canada indiquant que la demande de réservations est restée forte malgré la hausse des tarifs, a-t-il mentionné dans une note adressée aux investisseurs.
Si les prix élevés du carburant persistent, toutefois, la capacité à maintenir des tarifs élevés dépendra de la vigueur de la demande, sachant que des tarifs aériens plus élevés entraînent généralement une certaine destruction de la demande.
Un autre outil de suivi des tarifs du site de recherche de voyages Kayak a révélé que les prix des vols intérieurs ont augmenté encore plus fortement ce mois-ci, les vols aller-retour en classe économique entre des villes canadiennes coûtant en moyenne 385 $, soit plus de 25 % de plus qu'au début du mois d'avril 2025.
Les vols aller-retour vers Vancouver et Calgary au départ d’autres villes canadiennes ont connu la plus forte hausse, avec des prix en augmentation de 51 % et 40 % respectivement, selon Kayak. Ces chiffres s’appuient sur les données de recherche de la plateforme.
Une hausse inférieure à 3 %
Les vols internationaux ont connu des hausses de tarifs inférieures à 3 %, selon ces chiffres.
La guerre américano-israélienne contre l’Iran, lancée fin février, a entraîné la fermeture du détroit d’Ormuz, par lequel transite habituellement environ un cinquième du pétrole brut mondial, provoquant une flambée massive des prix de l’énergie.
Malgré un cessez-le-feu fragile, les prix mondiaux du kérosène sont restés la semaine dernière 105 % plus élevés qu'un an auparavant, selon l'Association internationale du transport aérien.
Même si les négociations entre la Maison-Blanche et Téhéran semblent sur le point de reprendre, la hausse des coûts énergétiques devrait persister jusqu'à la haute saison estivale, la fermeture effective du détroit ne semblant pas près de prendre fin.
La Banque du Canada a précisé qu'une enquête spéciale menée après le déclenchement de la guerre suggère que la plupart des ménages s'attendent à ce que le conflit affaiblisse l'économie canadienne et fasse grimper les prix, ce qui les a amenés à modifier leurs projets de voyage.
Entre 25 $ et 60 $ de hausse par billet
Environ 21 % des personnes interrogées ont annulé ou reporté leurs voyages, surtout à cause de la hausse des frais de voyage, a souligné la banque lundi.
Les principales compagnies aériennes canadiennes ont augmenté leurs tarifs bruts et ajouté des surcharges pour le carburant comprises entre 25 $ et 60 $ par billet pour certains vols.
Air Canada a annoncé la semaine dernière une hausse des frais de bagages et la suspension d’une demi-douzaine de liaisons, invoquant des coûts de carburant qui les rendent non rentables. WestJet a annoncé lundi une réduction de sa capacité de vol d’avril à juin.
Plusieurs pays européens pourraient commencer à faire face à des pénuries de kérosène d'ici six semaines, a déclaré jeudi dernier l'Agence internationale de l'énergie.
Les transporteurs nord-américains s'approvisionnent principalement auprès de raffineries au Canada et aux États-Unis et restent moins exposés aux pénuries de carburant que l'Asie et l'Europe, mais ils pourraient voir leurs options de correspondance se réduire à mesure que les compagnies aériennes étrangères suppriment les liaisons moins rentables et immobilisent les avions les moins efficaces.
Si les États-Unis et l’Iran parviennent à un accord à plus long terme, les experts estiment qu’il faudra encore des semaines pour que le trafic pétrolier reprenne, tandis que le kérosène pourrait mettre beaucoup plus de temps à atteindre ses niveaux de production d’avant-guerre, compte tenu des dégâts subis par les raffineries au Moyen-Orient.


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