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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayLe directeur du FBI, Kash Patel, poursuit en diffamation le magazine The Atlantic pour un article qui allègue notamment qu'il a un problème de consommation d'alcool.
L'allié de Donald Trump réclame 250 millions américains de dollars en dommages et intérêts, dénonçant un travail de diffamation, agression et calomnie.
Sa poursuite, qui vise la publication et la journaliste Sarah Fitzpatrick, a été déposée lundi devant le tribunal de district de Washington.
Dans les documents déposés en cour, le grand patron de la police fédérale américaine, dont le travail était déjà controversé, estime que l'article vise à ruiner sa réputation et le pousser vers la sortie.
Dans un bref message publié sur le réseau social X, la revue a déclaré qu'elle se défendrait contre cette poursuite sans fondement.
Basé sur deux douzaines de sources ayant requis l'anonymat, l'article publié vendredi dernier relatait des comportements problématiques, dont des épisodes de consommation excessive d’alcool et des absences inexpliquées du travail.
Selon The Atlantic, il est arrivé que des réunions soient reportées en raison de ses nuits arrosées et que des membres de son équipe de sécurité aient de la difficulté à le réveiller .
Son comportement a souvent inquiété des responsables du FBI et du département de la Justice, même s’il a obtenu l’appui de la Maison-Blanche grâce à sa participation active aux efforts de Donald Trump visant à utiliser les forces de l’ordre fédérales contre les ennemis politiques perçus du président.
La situation alarme ses collègues, certains y voyant même une menace à la sécurité publique, avance l'article. Certains craignent notamment que les États-Unis soient frappés par une attaque terroriste avec lui à la tête de la police fédérale.
Le directeur du FBI est en outre imprévisible, méfiant envers les autres et enclin à tirer des conclusions hâtives avant de disposer des preuves nécessaires, selon les sources de la publication interviewées pour l'article.
Kash Patel aurait notamment paniqué il y a quelques jours quand il a été incapable de se connecter à un système informatique interne. Il y a vu un signe qu'il avait été congédié par la Maison-Blanche alors qu'il ne s'agissait que d'une erreur technique.
Invitée par The Atlantic à commenter les allégations, la Maison-Blanche avait dénoncé un article à charge alors que Kash Patel avait télégraphié son intention de poursuivre la revue. Publiez-le, c’est entièrement faux — on se verra au tribunal. Apportez votre chéquier, a-t-il dit dans une déclaration envoyée à la publication.
De multiples controverses

Le grand patron de la police fédérale américaine était très content de la médaille d’or de son pays au tournoi olympique de hockey. Et il l’a un peu trop montré aux yeux de certains.
Photo : X/William Turton
Récemment, Kash Patel a essuyé plusieurs critiques pour avoir fait la fête dans le vestiaire de l’équipe masculine de hockey, récipiendaire de la médaille d'or aux Jeux olympiques de Milan.
Mais son mandat a été marqué par plusieurs autres controverses, dont l'annonce prématurée et erronée de l’arrestation d’un suspect au début de la chasse à l’homme pour retrouver le meurtrier du militant ultraconservateur Charlie Kirk, en septembre 2025.
Des médias avaient en outre affirmé qu'une fois arrivé en Utah, où avait été assassiné son ami, il avait refusé de débarquer de l'avion jusqu'à ce qu'on lui trouve une veste spéciale du FBI utilisée lors des opérations de perquisition à sa grandeur.
Il s'est également fait reprocher un manque de transparence dans la gestion du dossier du délinquant sexuel Jeffrey Epstein.
Il a aussi été montré du doigt pour son utilisation d'avions gouvernementaux à des fins personnelles, une pratique qu'il avait pourtant critiquée avant son arrivée en poste. Il a notamment pris un jet du FBI pour se rendre à un événement de lutte professionnelle en Pennsylvanie, au cours duquel son amoureuse, la chanteuse country Alexis Wilkins, interprétait l’hymne national.
Le New York Times a en outre affirmé qu'il avait requis des équipes tactiques d'intervention pour la protéger.
Plusieurs médias ont par ailleurs rapporté qu'il avait congédié une douzaine de membres d’une unité de contre-espionnage chargée de surveiller les menaces en provenance de l’Iran, quelques jours à peine avant que le président Trump ne donne son feu vert à la vaste opération militaire contre ce pays. Il s'agissait pour la plupart d'agents qui avaient travaillé sur l'enquête menée sur la conservation de documents classifiés par Donald Trump après son premier mandat.
Figure polarisante, Kash Patel, partisan de Donald Trump, n'est pas étranger aux théories conspirationnistes.
Près de 60 organisations de défense des droits civiques s'étaient publiquement opposées à sa nomination en raison de son inexpérience et de son historique de déclarations mensongères, notamment sur la présidentielle de 2024.
Dimanche, il a affirmé que l'agence avait les preuves montrant que l'élection, remportée par Joe Biden, avait été volée à Donald Trump, promettant des poursuites pour bientôt.
Avant son arrivée à la tête de l'agence qu'il dirige depuis 2025, il affirmait, sans preuve, que le FBI faisait partie de l'État profond opposé au chef de file républicain.
Il avait promis qu’une administration Trump s’attaquerait aux politiciens et aux médias perçus comme des ennemis du président désigné.
Recruté au cours du premier mandat de Donald Trump, cet avocat avait connu une ascension rapide dans son administration après avoir œuvré en coulisses pour décrédibiliser l’enquête sur l’ingérence de la Russie dans la présidentielle de 2016.
Avec les informations de CNN et The Guardian


1 month ago
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