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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayLe crime était motivé par la haine du système judiciaire, et l'accusé, Alexandre Garcés, voulait se venger de ce système qu'il tient pour responsable de ses malheurs.
C'est essentiellement ce que la poursuite a plaidé en demandant au juge Christian Jarry d'imposer 16 ans de prison pour la tentative de meurtre brutale contre l'interprète judiciaire Hai Thach, survenue le 9 janvier 2024, au palais de justice de Longueuil.
Cette agression avait mené à l'installation d'arches de détection dans les palais de justice de la province.

Des arches de détection de métaux ont été installées dans les palais de justice au Québec.
Photo : Radio-Canada / Annie-Claude Brisson
Le matin du 9 janvier 2024, Hai Thach a été poignardé à 15 reprises par Alexandre Garcés, pour l'unique raison qu'il était associé au système judiciaire et que son assaillant nourrissait une rage inextinguible contre les institutions. La victime, aujourd'hui âgée de 73 ans, avait bien failli y rester.
M. Garcès a été reconnu coupable de tentative de meurtre et de possession d’arme dans un dessein dangereux en juillet dernier.
La procureure de la poursuite, Me Audrey Simard, a souligné que l'accusé est entièrement responsable de ce crime. La défense de non-responsabilité criminelle pour troubles mentaux, présentée au procès, n'a effectivement pas été retenue par la cour.
Il n'y a pas de lien entre l'état de santé mentale de l'accusé et le crime qui a été motivé par la rage envers le système.
Pour soutenir son affirmation, la procureure a rappelé qu'un an après le crime, alors que l'état de l'accusé était plus stable, il entretenait la même frustration à l'endroit du système.
Aux psychiatres qui l'ont traité à l'Institut Philippe-Pinel, Alexandre Garcés a même confié qu'il était une victime, au même titre que Hai Thach.
La procureure du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) a aussi plaidé que la tentative de meurtre avait nécessité une certaine planification, ainsi qu'une préméditation. Alexandre Garcés avait laissé chez lui une note d'adieu à ses proches indiquant son intention de se suicider, avant de quitter son appartement en emportant trois couteaux, du ruban gommé et un exacto.
Me Simard a demandé au tribunal de tenir compte du risque de récidive de l'accusé et des séquelles importantes que l'agression a laissées à la victime. Même s'il a frôlé la mort, Hai Thach a repris le travail, comme il le souhaitait, plusieurs mois après l'agression.
La jurisprudence compte de nombreuses causes où les tribunaux ont infligé de lourdes peines dans des situations semblables, a plaidé Me Simard, affirmant qu'une peine de 16 ans de détention était justifiée dans les circonstances.
Position de la défense
Pour sa part, l'avocate d'Alexandre Garcés, Me Anne-Sophie Dagenais, soutient que le tribunal doit absolument considérer les troubles dont souffre l'accusé.
La défense de non-responsabilité criminelle n'a pas été retenue, mais l'accusé est traité pour des troubles du spectre de l'autisme et différents symptômes qui l'affectent. Ne pas en tenir compte serait une erreur, selon elle.
L'avocate suggère au tribunal une peine de 8 ans de prison, qu'elle qualifie de sévère, mais qui refléterait autant la gravité du crime que l'état mental de son client.
Me Dagenais a rappelé qu'Alexandre Garcés est détenu depuis le jour du crime, soit deux ans et sept mois.
M. Garcés, 46 ans, a lu une lettre de quelques lignes, réitérant ses excuses à l'endroit de M. Thach. Il a dit souhaiter qu'il lui pardonne ses gestes un jour.
Le juge Christian Jarry rendra sa décision à la mi-janvier.


3 days ago
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