Language Selection

Get healthy now with MedBeds!
Click here to book your session

Protect your whole family with Orgo-Life® Quantum MedBed Energy Technology® devices.

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

Référendum albertain : l’immigration au cœur d’une bataille identitaire

2 hours ago 1

PROTECT YOURSELF with Orgo-Life® QUANTUM TECHNOLOGY

Orgo-Life the new way to the future

  Advertising by Adpathway

À l’approche du scrutin du 19 octobre, l’heure est aux remises en question en Alberta. Le débat référendaire illustre le fossé qui existe entre l’image traditionnelle de la province et sa transformation en terre d’immigration au cours de la dernière décennie.

Vous voyez? Le conducteur qui vient de klaxonner est philippin, s’enthousiasme Chris Scott, leader du groupe Let’s Talk Alberta. Nichés à une intersection de Calgary en pleine heure de pointe, ils sont un peu plus d’une dizaine à agiter des pancartes pour faire la promotion de l’option séparatiste en vue du 19 octobre.

Depuis leur arrivée en début d’après-midi, nombreux sont les camionneurs à faire du bruit en appui.

Les gens disent qu’on est juste une gang de Blancs en colère et racistes. Ce n’est pas racial; les personnes nouvellement arrivées au Canada, je pense qu'elles aussi en ont marre, raconte l’entrepreneur à propos de son mouvement.

 « Aidez-nous à défendre la liberté de nos petits-enfants. »

À une intersection de Calgary, une femme et son groupe tentent de promouvoir la séparation de l'Alberta.

Photo : Radio-Canada / Francis Plourde

Depuis août dernier, Chris Scott et sa bande parcourent la province à bord de leur caravane bleu royal, en compagnie de différents groupes séparatistes aux noms tels qu'Alberta Women for Independence, Let Alberta Decide ou encore Pathway to Independence.

Parmi les voyageurs, Sandy Duguay, une retraitée originaire de Montréal, résume les trois piliers du mouvement : la foi, la famille et la liberté.

Depuis que je suis arrivée ici, je vois une culture, raconte la septuagénaire. La relation avec la terre, l'importance de la famille, de la foi. Je trouve que oui, il y a beaucoup de gens qui tiennent à leur foi, mais ça change, ça change.

Une femme avec un chandail fleuri pose devant un autocar bleu et jaune.

Sandy Duguay, 72 ans, parcourt la province à bord de la caravane du groupe Let's Talk Alberta.

Photo : Radio-Canada / Francis Plourde

Une Alberta en pleine transformation

L’Alberta se transforme à la vitesse grand V.

La sondeuse indépendante Janet Brown n’hésite pas à rappeler que le cliché de l'Albertain rural, conservateur et coiffé d'un chapeau de cowboy, ne reflète plus la réalité. En 10 ans, la province a accueilli plus d'un million de nouveaux résidents, principalement à Calgary et à Edmonton.

Les gens ne comprennent pas à quel point l’Alberta est devenue multiculturelle, souligne-t-elle. Cette idée de l’Albertain typique ne représente qu’une partie de la population.

D'après ses analyses, le stéréotype correspond plutôt au profil des séparatistes convaincus, un groupe qui, selon certains sondages, ne constitue que de 17 % à 23 % de la population albertaine.

En réalité, l'Alberta est une province en forte croissance démographique, jeune, majoritairement urbaine et multiculturelle. Selon le recensement de 2021, 27,8 % des Albertains appartiennent aujourd’hui à une minorité visible et 23,2 % de la population provinciale est née à l’étranger.

Mais, à la faveur du discours séparatiste, ces nouveaux Albertains se retrouvent au banc des accusés.

Plan large sur une église avec des paroissiens assis sur des bancs qui regardent une conférencière sur scène.

L'Église unie de Parkdale, à Calgary, a tenu, le mercredi 23 septembre, une soirée d'information par rapport aux 10 questions référendaires soumises à la population.

Photo : Radio-Canada / Francis Plourde

La moitié des 10 questions référendaires du 19 octobre concernent l’immigration. Les électeurs devront notamment décider s’ils veulent limiter l’accès des nouveaux arrivants aux programmes sociaux ou s’ils veulent que les résidents non permanents paient des frais supplémentaires pour bénéficier des services de santé et d’éducation.

Une rhétorique que dénonce Selma Jamal, cofondatrice de la Calgary Immigrant Support Society. Cette démonisation des immigrants a créé tellement de haine et de division, déplore-t-elle. En 30 ans en Alberta, je n'ai jamais vu un tel niveau de racisme.

Les séparatistes ont commencé en parlant de pétrole, de gaz et de péréquation, mais on n'en entend plus parler. Tout ce qu'ils mettent en avant désormais, c'est la peur que l'immigrant vole votre travail et vos soins de santé.

Une femme et deux hommes assis à une table avec des drapeaux albertains.

De gauche à droite : Cory Morgan, Tanya Clemens et Chris Scott, trois des leaders du mouvement séparatiste albertain.

Photo : Radio-Canada / Francis Plourde

À Calgary, où plus de 40 % de la population appartient à une minorité visible, les leaders de l’indépendance peinent d’ailleurs à attirer les foules : dans une salle de banquet où Let’s Talk Alberta s’arrêtera pour débattre d’indépendance, seule une cinquantaine de personnes viendront entendre les orateurs.

Parmi eux, Mahmoud Mourra, né au Liban, un des rares séparatistes purs et durs à appartenir à une minorité visible.

Tous les porte-parole du mouvement sont caucasiens, se plaint-il. Ils ne donnent pas la chance aux minorités de s’exprimer et je n’entends rien dans leur message qui fera en sorte que les minorités se sentiront chez elles en Alberta. Ils doivent engager les minorités.

Un homme avec un t-shirt bleu pose devant une affiche de Let's Talk Alberta.

Mahmoud Mourra, né au Liban, se sent chez lui en Alberta et milite pour la séparation. Il déplore le fait que les leaders du mouvement ne reflètent pas la diversité de sa province.

Photo : Radio-Canada / Francis Plourde

Le reflet de la fracture entre les villes et les campagnes

C’est en arpentant les rues du quartier Kensington, à Calgary, où les pancartes incitant à voter Non aux questions référendaires dominent le paysage, qu’on peut prendre la mesure du clivage existant entre l’Alberta rurale et l'Alberta urbaine.

C'est un quartier rouge, ça ne me surprend pas. Ça doit être des professeurs à l'école, des artistes, réagit Martin Bélanger, séparatiste convaincu et connu sur le web sous le pseudonyme de Marty Up North.

Un homme prend la pose devant une intersection de Calgary.

Martin Bélanger, aussi connu sous le nom de Marty Up North, est un partisan de la séparation.

Photo : Radio-Canada / Francis Plourde

L'ingénieur à la retraite avoue son malaise quant à l’inclusion dans le scrutin du 19 octobre des cinq questions sur l'immigration, qui, selon lui, ne sont pas nécessaires et nuisent au message.

C'est un sujet très sensible, parce que ça devient souvent vite du racisme , reconnaît le militant pour la séparation. J’aurais aimé mieux que les questions sur l’immigration ne soient pas sur le référendum.

Du même souffle, le commentateur admet avoir un problème avec les conséquences économiques associées à la croissance rapide de sa province et à l’augmentation des taxes et des impôts. Mes impôts fonciers ont augmenté de 9 % l’année dernière. J’appelle mon conseiller et je lui demande [pourquoi]. Il me dit : "Écoute, on est obligé de bâtir 100 écoles de plus parce qu’on a tellement d’immigrants." Je lui dis : "Écoute, ça fait 30 ans que je suis ici et tu me dis que ça me coûte d’amener des immigrants ici? J’ai un problème avec ça.”

Un homme avec une chemise met les mains sur ses hanches, avec la ville de Calgary en arrière-plan.

Le stratège politique Stephen Carter a contribué à l'élection de Naheed Nenshi à la mairie de Calgary. Aujourd'hui, il a fondé Alberta's Voice afin que les Albertains votent « Non » aux neuf questions référendaires qui ne portent pas directement sur la souveraineté.

Photo : Radio-Canada / Francis Plourde

Les craintes du 19 octobre

Si la vaste majorité des Albertains sont décidés par rapport à la place de leur province au sein du Canada, selon les plus récents sondages, près de la moitié d’entre eux demeurent indécis quant aux neuf autres questions référendaires.

Le stratège fédéraliste Stephen Carter, cofondateur du groupe Alberta's Voice, en a fait son cheval de bataille en vue du 19 octobre. Ses efforts se concentrent sur le vote des personnes âgées et des immigrants.

Ces questions sont problématiques pour les immigrants, dit-il. Nous sommes une société fondée sur l'immigration. On a besoin que plus de gens viennent en Alberta si on veut réussir.

Un homme parle à des retraités dans une salle à manger.

Dans une résidence pour personnes âgées de Calgary, Stephen Carter informe les résidents par rapport au scrutin du 19 octobre et à l'importance des 10 questions qui seront soumises à la population.

Photo : Radio-Canada / Francis Plourde

Sa campagne No to the 9 vise à ce que les électeurs votent Non aux neuf questions référendaires ne portant pas directement sur la souveraineté, soumises à la population par le gouvernement de Danielle Smith, qu’il blâme pour le climat actuel dans sa province.

Il y a ce cliché selon lequel les Albertains sont plus racistes et un peu redneck, et on ne veut pas alimenter ce cliché, résume-t-il. C'est pourtant ce que fait la première ministre Smith avec ces neuf questions : elle alimente le cliché anti-immigration.

Read Entire Article

         

        

Start the new Vibrations with a Medbed Franchise today!  

Protect your whole family with Quantum Orgo-Life® devices

  Advertising by Adpathway