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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayUne délégation américaine décollera « bientôt » pour le Pakistan en vue de discussions avec l'Iran, Téhéran laissant de son côté planer le doute sur sa participation, sur fond de tensions accrues dans le détroit d'Ormuz, enjeu majeur du conflit.
Une source proche du dossier a confirmé à l'AFP ce départ imminent, alors qu'approche la fin du cessez-le-feu entré en vigueur le 8 avril entre les deux pays ennemis, après plus d'un mois d'une guerre qui a embrasé le Moyen-Orient et ébranlé l'économie mondiale.
L'ultimatum expire mercredi soir, heure de Washington, a déclaré Donald Trump à l'agence Bloomberg, jugeant très improbable l'extension de la trêve. Elle devait s'achever en théorie dans la nuit de mardi à mercredi, heure de Téhéran.
Si les revendications américaines ne sont pas satisfaites d'ici là, beaucoup de bombes exploseront, a ajouté le président américain, cette fois à la chaîne PBS, après avoir menacé plus tôt en avril d'anéantir une civilisation entière.
L'Iran n'a pas à ce stade de projet pour le prochain cycle de négociations et aucune décision n'a été arrêtée à ce sujet, a fait savoir le chef de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, mettant en doute le sérieux des États-Unis dans le processus diplomatique.

Au Pakistan, des agents de sécurité montent la garde à un poste de contrôle sur une route temporairement fermée près de l'hôtel Serena, dans la zone rouge d'Islamabad, le 20 avril 2026, en prévision des pourparlers de paix américano-iraniens.
Photo : Getty Images / AFP / AAMIR QURESHI
Il a ajouté que la saisie d'un cargo iranien par les États-Unis dans le golfe d'Oman, leur blocus naval des ports iraniens et les retards dans la mise en œuvre du cessez-le-feu au Liban constituaient autant de violations manifestes du cessez-le-feu.
Pas de lumière
À Téhéran, où les principaux aéroports ont rouvert lundi pour la première fois depuis plusieurs semaines, la vie a largement repris son cours, entre cafés bondés, sportifs et promeneurs en nombre dans les parcs.
Mais le fatalisme et l'épuisement semblent l'emporter chez les gens interrogés par une équipe de l'AFP basée à Paris. Quoi qu'il arrive, les perdants sont le peuple iranien, soupire une biologiste de 30 ans qui ne donne pas son nom pour des raisons de sécurité.
Saghar, une femme de 39 ans, dresse quant à elle un tableau terrible dans le pays, qui recense plusieurs milliers de morts dans les frappes israélo-américaines.
Il n'y a pas de lumière au bout du tunnel. La situation économique est horrible. Ils (le pouvoir, NDLR) arrêtent des gens pour rien. Les exécutions se multiplient. Que des mauvaises nouvelles, énumère cette femme qui dit n'avoir même plus l'énergie de parler.
Ormuz, enjeu majeur
Lundi, les cours du pétrole étaient en forte hausse après le regain des tensions dans le détroit d'Ormuz, voie maritime stratégique pour l'approvisionnement mondial en hydrocarbures.
Le détroit doit rester ouvert, a insisté le président chinois Xi Jinping lors d'une conversation téléphonique avec le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane.
M. Xi, cité par un média d'État, a également appelé à un cessez-le-feu immédiat et global.

Le destroyer américain USS Spruance a intercepté le navire Touska en mer d'Oman, le 19 avril 2026.
Photo : Photo tirée du site de la marine américaine
Selon plusieurs médias iraniens, une levée du blocus naval américain constituerait une condition préalable aux discussions avec Washington.
Une question rendue plus compliquée encore par l'annonce, dimanche, de la saisie par la marine américaine du cargo Touska, battant pavillon iranien, à laquelle Téhéran a promis de riposter bientôt.
Face au maintien du blocus américain, l'Iran avait annoncé samedi reprendre le strict contrôle du détroit, revenant sur sa décision de le rouvrir.
On ne va probablement pas vers un accord. Chacun fait un blocus à des endroits différents, les Iraniens dans le coude du détroit, les États-Unis dans le golfe d'Oman à la sortie, résume pour l'AFP le chercheur Pierre Razoux.
Islamabad sous haute sécurité
Dans l'attente d'une confirmation ou non de la tenue des pourparlers, la sécurité a été visiblement renforcée dimanche à Islamabad avec la multiplication de routes fermées, de barbelés et de barricades, ont constaté des journalistes de l'AFP.
La délégation américaine doit être menée par le vice-président J.D. Vance, déjà présent le 11 avril pour de premières discussions à un niveau inédit depuis l'avènement de la République islamique en 1979, celles-ci s'étant conclues par un échec.

Le premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif rencontre le vice-président américain J.D. Vance à Islamabad, au Pakistan, le 11 avril 2026, dans le cadre de négociations sur un accord entre l'Iran et les États-Unis.
Photo : Reuters / Bureau du premier ministre du Pakistan
En annonçant cette nouvelle session au Pakistan, Donald Trump a affirmé offrir à l'Iran un accord raisonnable et qu'en cas de refus, les États-Unis détruiraient toutes les centrales électriques et tous les ponts en Iran.
Outre les questions relatives au détroit d'Ormuz, les positions restent très éloignées, notamment sur le volet nucléaire, au cœur du différend. Selon Donald Trump, l'Iran a accepté de remettre son uranium hautement enrichi, un enjeu crucial, ce qu'a de nouveau démenti Téhéran lundi.
L'Iran, qui nie vouloir se doter de la bombe atomique, défend son droit au nucléaire civil.
Instabilité au Liban
Au Liban, l'autre front de la guerre, la situation demeure très instable malgré un cessez-le-feu de 10 jours entré en vigueur vendredi entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, que les deux parties se sont accusées de violer.

Une femme déplacée agite un drapeau du Hezbollah alors qu'elle rentre avec sa famille dans son village, le deuxième jour du cessez-le-feu entre le Hezbollah et Israël à Qasmiyeh, près de Tyr, dans le sud du Liban, le samedi 18 avril 2026.
Photo : Associated Press / Bilal Hussein
Les négociations devront mettre fin aux hostilités et à l'occupation israélienne dans le sud, a averti lundi le président libanais Joseph Aoun.
De son côté, l'armée israélienne a une nouvelle fois mis en garde les Libanais contre un retour dans le sud du pays, alors que des milliers de déplacés ont pris la route.
Le Hezbollah a poursuivi ses activités terroristes pendant le cessez-le-feu, en violation de l'accord. En conséquence, les forces israéliennes restent déployées dans la zone de défense, a déclaré sur X le porte-parole arabophone de l'armée, le colonel Avichay Adraee.
Pour votre sécurité et celle de vos familles, et jusqu'à nouvel ordre, nous vous appelons à ne pas vous rendre au sud de la ligne de défense avancée, a-t-il ajouté, en référence à une ligne délimitant une zone occupée par les troupes israéliennes.
Samedi, un responsable du Hezbollah avait lui aussi invité les habitants à la prudence, les mettant en garde contre un retour prématuré dans le sud.


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