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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayAprès avoir établi les fondations de son projet avec une première campagne riche en rebondissements, la Super Ligue du Nord (SLN) est de retour vendredi avec une reprise de la finale de 2025 entre Vancouver et Toronto pour lancer sa deuxième saison.
Montréal et Ottawa tenteront de trouver la dernière vitesse qui leur a échappé pour se rendre jusqu’à la terre promise. Calgary et Halifax viseront une première qualification pour les éliminatoires après des saisons en deçà de leurs attentes.
À un peu plus d’un an de la Coupe du monde, les joueuses internationales chercheront à construire une bonne base de performances avant la dernière ligne droite vers la sélection. Dans le camp canadien, Casey Stoney risque de passer un peu de temps en Ontario, où la gardienne Mélissa Dagenais ainsi que les attaquantes DB Pridham et Kaylee Hunter peuvent faire valoir des arguments intéressants.
Voici un petit tour d’horizon, équipe par équipe, avant de se lancer dans ce nouveau marathon de 25 matchs.
Calgary
Ajout notable : M Allie Hess, de Montréal
C’est pour passer plus de temps avec sa compagne, l’arrière centrale Meikayla Moore, qu’Allie Hess a troqué l’île Jésus pour l’Alberta. Sur le terrain, son union à venir avec Meggie Dougherty Howard semble prometteuse. A priori, le brio de Hess dans l’anticipation et la récupération devrait offrir à la vétérane américaine une assise solide à partir de laquelle distribuer des ballons comme elle sait le faire.

Alexandria Hess a joué la première saison de la SLN avec les Roses de Montréal.
Photo : Instagram Allie Hess
Départ notable : D Mijke Roelfsema, vers le FC Nantes (D1 française)
Dans une certaine mesure, la défense de Calgary aura un nouveau visage cette saison. Mijke Roelfsema a souvent été associée à Moore en charnière centrale, et l’identité de son héritière ne saute pas aux yeux, contrairement à Caleigh Boeckx, qui semble prête pour le poste qu’occupait sur la gauche la Néo-Zélandaise Ally Green, partie à Copenhague.
La statistique intrigante
Au différentiel de buts attendus, le Wild est arrivé bon dernier en 2025. Oui, derrière même les Tides d’Halifax, assez nettement la pire équipe de la SLN la saison dernière. C’est un constat assez navrant, tout particulièrement pour la défense, qui a performé en deçà des projections statistiques.
La rénovation de ce secteur ne se limite pas d’ailleurs aux décisions soulignées ci-dessus : les deux gardiennes qui ont défendu le filet de Calgary en 2025 n’y joueront plus.
Halifax
Ajout notable : M Cho So-hyun, du Suwon FC (D1 sud-coréenne)
Gunny Jonsdottir faisait figure de mentor au sein d’un milieu relativement jeune et inexpérimenté à Halifax. En 2026, les Tides se sont tournées vers Cho So-hyun, l’une des plus grandes joueuses sud-coréennes. Elle aura pour mission d’utiliser son bagage acquis en Angleterre, tout particulièrement, pour rendre cette équipe bien plus cohérente que la saison dernière.
Départ notable : A Milly Clegg, vers le Vittsjö GIK (D1 suédoise)
Prêtée par Louisville (NWSL) pour la saison 2025, la Néo-Zélandaise a raté de grosses occasions de but. La faute de ses 19 ans de l’époque? C’est possible. Clegg a tout de même montré qu’elle savait trouver les espaces d’où tirer. Halifax a cependant fait le choix local en allant chercher à Ottawa la Canadienne Stella Downing, qui n’allait certainement pas y déloger la buteuse en série DB Pridham.
La statistique intrigante
À l’occasion, il faut voler des points. C’est tout naturel dans le sport. L’adversaire sera parfois meilleur, mais il faut s’accrocher. Personne ne l’a mieux fait que le Rise de Vancouver, qui a fait match nul ou a gagné 10 rencontres dans lesquelles les statistiques reconnaissaient que leurs rivales avaient créé les meilleures occasions de marquer.

Malgré sa saison difficile, Halifax a profité d'un appui soutenu de son public.
Photo : Radio-Canada / Stéphanie Blanchet
Dans les 18 premiers matchs de la saison 2025, les Tides ont perdu la bataille des buts attendus 12 fois. Elles n’ont volé que cinq points dans ces rencontres. En revanche, dans les sept dernières rencontres, elles ont été dominées cinq fois dans cette catégorie statistique — et assez largement merci —, mais elles sont allées chercher trois matchs nuls.
La composition de l’effectif laissait à désirer, mais l’entraîneur-chef Stephen Hart est-il au moins parvenu à insuffler un peu de confiance et de ténacité à son groupe?
Montréal
Ajout notable : M Lisa Pechersky, de Vancouver
Combien de fois, en 2025, l’entraîneur-chef Robert Rositoiu a-t-il regretté les difficultés de son équipe dans le dernier geste? Avec Vancouver, Lisa Pechersky a été l'une des meilleures milieux de terrain à cet égard, avec quatre buts et cinq passes décisives. La Torontoise ne craint pas non plus le jeu robuste, et elle voit bien venir les manœuvres de l’adversaire.

Après avoir inscrit un but et une passe décisive contre Montréal la saison dernière, Lisa Pechersky portera les couleurs des Roses en 2026.
Photo : Gracieuseté : Rise de Vancouver
Départ notable : D Lara Schenk, vers le FC Carl Zeiss Jena (D1 allemande)
L’Allemande n’a rien cassé pendant son séjour à Montréal, mais elle pouvait occuper différents postes et semblait appréciée de ses coéquipières. Elle occupait aussi une place de joueuse étrangère, cependant. Son départ a vraisemblablement confirmé que le repositionnement de Mégane Sauvé comme arrière latérale, un poste qu’elle avait apprivoisé au Portugal, s’inscrira dans le long terme. C’est d’ailleurs parmi les défenseuses qu’elle figure dans l’effectif de la présaison. À voir.
La statistique intrigante
Les Roses accordent une importance particulière à l’effort et à la forme physique. Souvenez-vous des fleurs qui avaient été lancées au préparateur physique après la victoire au BMO Field en début de saison. On était drôlement satisfait d’avoir fourni un effort de 90 minutes pendant que des Torontoises souffraient de crampes.
Sur ce plan, la saison 2025 indique que ce fondement du projet montréalais est bien établi. Pour estimer la pression appliquée par une équipe, des statisticiens ont créé une mesure connue par son sigle anglais PPDA, qui compte le nombre de passes que l’équipe adverse enchaîne avant qu’elle cède le ballon à l’équipe qui la presse. Les Roses ont présenté le meilleur bilan de la SLN à ce chapitre. Et, logiquement, elles ont réussi le plus de récupérations de balle dans le tiers adverse.
Radio-Canada vous présentera trois matchs des Roses de Montréal ainsi que la grande finale de la SLN, en direct sur ICI Télé et sur ICI Tou.tv.
- Le samedi 30 mai : Montréal c. Vancouver (14 h [HAE])
- Le samedi 4 juillet : Montréal c. Vancouver (14 h)
- Le samedi 29 août : Montréal c. Halifax (14 h)
Ottawa
Ajout notable : M Sadie Waite, de l’Université du Nebraska (NCAA)
L’intégration de Sadie Waite au milieu professionnel devrait se faire sans trop de heurts. Les équipes de jeunes du Canada la suivent depuis des années, elle arrive d’un bon programme dans le circuit universitaire américain. Et, à Ottawa, elle retrouvera Florence Belzile, une ancienne coéquipière au Nebraska qu’elle connaît tout de même depuis l’adolescence. Belzile devrait lui donner un secret du métier ou deux, comme elle a été l'une des joueuses les plus productives parmi celles qui ont passé moins de 1000 minutes sur le terrain en 2025.
Départ notable : M Desiree Scott, vers la retraite
Elle aura beaucoup donné au CF Rapide jusqu’à son premier but au niveau professionnel! Desiree Scott tenait à faire partie de l’aventure de la SLN avant de tirer sa révérence. Elle a aidé le club à établir sa culture et son identité, celle d’une équipe solidaire et ambitieuse, comme elle. C’est aux joueuses comme Adamek, Golen et autres Amano de perpétuer cette jeune tradition.
La statistique intrigante
Soulier d’or, attaquante de l’année, joueuse de l’année… DB Pridham a tout raflé sur le plan individuel avec ses 20 buts en 27 matchs. Avec un tel bilan, on serait porté à croire que l’internationale canadienne a largement surperformé par rapport à ses buts attendus et qu’un ajustement pourrait s’opérer cette saison.
Pourtant, l’écart entre la projection et son bilan réel n’est que de trois buts, un écart pas beaucoup plus élevé que ceux qu’on observe pour des attaquantes comme Esther Okoronkwo ou Jessica DeFilippo.
L’efficacité de Pridham pourrait donc tout à fait être reproduisible d’une saison à l’autre.

DB Pridham a marqué 20 buts en 2025.
Photo : Bailey McLean
Toronto
Ajout notable : M Samantha Chang, de Vancouver
L’embauche de Sam Chang était digne de mention avant le 24 mars. Il fallait un nouveau moteur dans la Cadillac torontoise, et Chang cochait toutes les proverbiales cases. Puis, le 24 mars, on apprenait que la nouvelle venue raterait toute la saison en raison d’une rupture du ligament croisé antérieur. Chang demeure la principale recrue de l’AFC Toronto, mais c’est désormais en comité qu’on devra la remplacer…
Départ notable : M Emma Regan, vers le Summit de Denver (NWSL)
C’était à prévoir avec la saison qu’elle a connue. Emma Regan a été la dame de fer de la SLN à sa première saison. Elle a joué chaque minute de chaque match, jusqu’à la défaite en grande finale. Elle a été le pivot autour duquel tout le jeu torontois s’articulait. Toronto demeure l'une des équipes les plus talentueuses de la ligue, mais la vision, l’intelligence et le volume de jeu de Regan seront difficiles à remplacer.

Emma Regan (à gauche) avait été la première internationale canadienne active à signer un contrat dans la SLN.
Photo : Associated Press / Francisco Macia Martinez
La statistique intrigante
Les chiffres de Kaylee Hunter (16 buts, 3 passes décisives), Esther Okoronkwo (11 buts, 8 passes décisives) et Nikki Small (6 buts, 6 passes décisives) en 2025 ont été épatants. Ceux de Colby Barnett aussi, mais pas les mêmes. L’éternel piston gauche torontois n’a récolté qu’une passe décisive en 28 matchs, mais les statistiques avancées brossent un portrait plus complet de son apport au collectif.
Les projections indiquent qu’elle aurait dû donner au moins quatre passes décisives, et elle a dominé la ligue au chapitre de l’indice de danger (expected threat, ou xT) et de la valorisation des actions par l’estimation des probabilités (VAEP), deux mesures qui prennent davantage d’actions en considération que le simple dernier geste.
En somme, Barnett abat un boulot substantiel pour faire progresser le ballon dans les zones les plus dangereuses du terrain. Avec le départ d’Emma Regan et la blessure de Sam Chang, elle sera encore plus précieuse pour l’AFC Toronto.
Vancouver
Ajout notable : D Sura Yekka, de Djurgardens (D1 suédoise)
L’une des meilleures arrières latérales de la SLN en 2025, Jasmyne Spencer, n’est pas de retour avec le Rise cette année. Sura Yekka a de l’expérience en Suède, en France, en Allemagne et avec l’équipe nationale du Canada. Peut-elle faire oublier Spencer? Autre option : on dit de la Britanno-Colombienne Mia Pante, en prêt de l’AS Rome, qu’elle est travaillante et apte à donner la dernière passe.
Départ notable : A Holly Ward, vers le Reign de Seattle (NWSL)
Dès les premiers instants du match inaugural de la SLN, on pouvait voir qu’il se passait quelque chose de remarquable sur le côté gauche de l’attaque vancouvéroise avec Holly Ward. La jeune femme jouait son premier match au niveau professionnel avec l’aplomb de celles qui en ont déjà 100 au compteur. Marqueuse du but vainqueur de la première grande finale de la ligue, elle poursuivra sa progression à un peu plus de 200 km au sud de Vancouver.

Holly Ward (à gauche) a été l'une des révélations de la première saison de la SLN.
Photo : La Presse canadienne / ETHAN CAIRNS
La statistique intrigante
Morgan McAslan a gagné le gant d’or de la SLN en 2025 en raison de ses neuf jeux blancs. Pourtant, parmi les gardiennes qu’on présume toujours titulaires en 2026, elle est la seule à avoir affiché un taux d’arrêt sous les 80 % la saison dernière.
Faisons le calcul : Vancouver a donc donné ses 40 buts dans 19 de ses 28 matchs, soit un taux de 2,1 buts par rencontre. En enlevant l’extraordinaire 7-0 subi à Toronto, c’est tout juste mieux : 1,8 but par match. Quand on applique ce principe aux statistiques des autres équipes, il situe Vancouver avec les équipes qui ont raté les éliminatoires plutôt qu’avec les Toronto et Ottawa de ce monde.
Bref, en défense et devant le filet, à Vancouver, on dirait bien que c’est tout ou rien, que la constance fait défaut. Ce n'est pas idéal pour une équipe qui a un titre à défendre.


1 month ago
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