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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayUne fois de plus, ce n'est pas tant l'ampleur de l'attaque tarifaire américaine qui doit nous inquiéter que l'incertitude qu'elle maintient. Le Canada, déjà affaibli par la politique tarifaire du président Trump depuis janvier 2025, devra encore composer, dans les prochains mois, avec une épée de Damoclès, qui pourrait paralyser encore les entreprises.
Mis à part Doug Ford, les premiers ministres des provinces ont exprimé leur espoir de voir le Canada amorcer formellement des négociations avec les États-Unis dans les prochains jours. Il y a une fenêtre d’opportunité, selon Christine Fréchette – une conjoncture favorable – pour discuter avec les Américains et conclure une entente avant l’application des nouveaux tarifs douaniers de 50 % sur plusieurs biens importés du Canada, prévue le 19 août.
Il faut dire que la nouvelle menace tarifaire ne viserait que 5 % des exportations canadiennes pour une valeur de 20,8 milliards $ US. Mais, comme l’expliquaient les économistes Florence Jean-Jacobs et Sonny Scarfone dans une note économique publiée mardi, ces nouveaux tarifs pourraient peser sur la confiance des entreprises et les intentions d’investissement.
Le Canada n’a rien à gagner avec les menaces tarifaires du président Trump. Et il est peu probable qu’il serait possible de tirer un avantage plus grand en ripostant, dollar pour dollar, comme le propose le premier ministre de l’Ontario.
L'expert en droit économique international Richard Ouellet disait au Téléjounal lundi soir que le Canada a choisi de se placer dans une position attentiste. On laisse passer, idéalement jusqu'aux élections de mi-mandat, alors que les républicains pourraient perdre le contrôle de la Chambre des représentants et du Sénat, ce qui affaiblirait la position du président Trump.
Le Canada pourrait se retrouver dans une meilleure situation pour négocier les concessions qui sont réclamées par la Maison-Blanche. Toutefois, est-ce la bonne posture à adopter pour le Canada, compte tenu de l’impact économique ressenti au Canada et de la totale imprévisibilité de notre premier partenaire économique?
La relation avec les États-Unis ne cesse de se détériorer. Le taux effectif des tarifs douaniers américains imposés au Canada s'élève actuellement à 5,9 % selon Bloomberg. Il atteindra 7,5 %, selon les estimations de la Banque Nationale, si les États-Unis vont de l'avant avec leur nouveau tarif le 19 août.
Taux effectif des tarifs américains
| Chine | 20,8 % |
| Japon | 12,8 % |
| Union européene | 9,6 % |
| Mexique | 8,0 % |
| Canada | 5,9 % [passerait à 7,5 % quand les nouveaux tarifs entreront en vigueur] |
En réalité, l’administration Trump met en œuvre sa bonne vieille recette des tarifs douaniers pour bousculer ses partenaires commerciaux et tenter d’obtenir des concessions.
Bloomberg a dénombré un total de 65 menaces tarifaires lancées par le président Trump depuis novembre 2024. De ce nombre, seules 12 sont en vigueur. C'est donc dire que le président utilise l'arme des tarifs douaniers pour tenter de faire pression sur toutes les négociations que les États-Unis mènent dans le monde et pour tenter de soutirer des gains.
C'est certainement ce qui est en train de se passer dans le cas des nouveaux droits de 50 % qui ont été annoncés lundi. Et il semble assez clair pour les premiers ministres des provinces que le Canada doit s'engager dans des négociations intensives et formelles au cours des prochains jours ou des prochaines semaines.
L’objectif sera ainsi d’arriver à un accord avant le 19 août. Mais, comme nous le savons bien, tout est possible avec Donald Trump. Tant que le gouvernement du Canada ne parviendra à conclure une entente avec les États-Unis, l’incertitude et l’imprévisibilité vont régner et auront un coût pour l’économie canadienne.


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