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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayLes Bulgares ont repris le chemin des urnes, dimanche, pour la huitième fois en cinq ans afin d'élire leurs députés, partagés entre la lassitude et l'espoir de voir l'ex-président Roumen Radev former le prochain gouvernement pour s'attaquer enfin à la corruption.
À 11 h, heure locale, la participation était de 12,12 %, en hausse de 2,57 points par rapport aux élections d'octobre 2024.
On attend les premières estimations immédiatement après la fermeture des bureaux de vote, prévue à 20 h.
Le pays balkanique, le plus pauvre de l'Union européenne (UE), traverse une crise politique depuis 2021. De vastes manifestations anticorruption ont provoqué la chute du conservateur Boïko Borissov, au pouvoir pendant près de 10 ans, et de fragiles coalitions se sont succédé depuis.

L'ex-président Radev favori est donné favori pour former le prochain gouvernement.
Photo : hans lucas/afp via getty images / DANIEL YOVKOV
M. Radev, 62 ans, avait ouvertement soutenu les manifestants et, après avoir voté à Sofia, la capitale du pays, il a déclaré que la Bulgarie avait une chance historique de rompre une fois pour toutes avec le modèle oligarchique, plaidant pour une Bulgarie démocratique, moderne et européenne.
Favorable à la réouverture du dialogue avec Moscou, ce qui lui vaut des accusations d'accointances avec Vladimir Poutine, il a également dit espérer des relations pragmatiques avec la Russie, fondées sur le respect mutuel.
À la tête de l'État entre 2017 et 2026, cet homme d'allure austère a démissionné en janvier pour se présenter aux législatives.
Ancien général de l'armée de l'air critique de la politique énergétique de l'Union européenne, il a dit partager, sur l'envoi d'armes à l'Ukraine, les positions de la Hongrie et de la Slovaquie, estimant ne pas voir l'intérêt pour son pays, pauvre, de payer.
Mais sans imposer de veto à Bruxelles, a-t-il tenu à préciser vendredi sur la chaîne bTV, conscient des avantages retirés par l'appartenance de son pays de 6,5 millions d'habitants au bloc depuis 2007.
Bulgarie progressiste, sa formation de centre gauche, est créditée d'environ 35 % des intentions de vote, loin devant le GERB de Boïko Borissov (20 %), tandis que les libéraux pro-européens de PP-DB s'arrogent la troisième place.
Entre craintes et espoir
C'est simple : les gens veulent que tout change, a expliqué la retraitée Stiliana Andonova, enthousiaste, à l'Agence France-Presse.
Au contraire, Gergana Mihailova, une analyste financière de 47 ans, a déploré un risque énorme que la Bulgarie, restée pro-européenne sous les précédents gouvernements, change son orientation politique au profit de Moscou.
Roumen Radev a affirmé qu'il ne formerait pas de majorité avec le parti représentant les minorités turque et rom de l'influent Delyan Peevski, sanctionné par les États-Unis et le Royaume-Uni pour corruption, disant viser la majorité absolue au parlement de 240 sièges.
Il ne veut pas gouverner non plus avec le GERB, parce qu'il est en désaccord sur la corruption.
Et s'il ne ferme pas totalement la porte au PP-DB, il ne partage pas sa vision des enjeux géopolitiques, souligne Mme Dimitrova, de l'institut de sondage Alpha Research.
Toute coalition dépendra donc du nombre de partis qui franchiront la barre des 4 % pour entrer au parlement.

Le chef du parti GERB et ancien premier ministre Boïko Borissov s'adresse aux médias après avoir voté à Sofia, le 19 avril 2026.
Photo : Getty Images / DIMITAR KYOSEMARLIEV
Boïko Borissov, 65 ans, dénie à son adversaire le statut d'homme nouveau et dit refuser de se voir accoler l'étiquette du statu quo.
Après avoir voté dans sa ville natale de Bankya, en périphérie de Sofia, l'ex-pompier et garde du corps a rappelé la position extrêmement pro-européenne de son parti, en soulignant son soutien à l'Ukraine et à Bruxelles.
Le manque de confiance dans le processus électoral pourrait toujours peser sur la participation, tombée à 39 % lors du scrutin d'octobre 2024.
Au cours des dernières semaines, la police a intensifié ses opérations et saisi plus d'un million d'euros destinés, selon les autorités, à inciter des électeurs à voter pour tel ou tel parti.
Des centaines de personnes ont été interpellées, dont des conseillers municipaux et des maires.
Les différentes formations ont appelé les Bulgares à se rendre massivement aux urnes pour limiter le poids de ces votes achetés.


1 month ago
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