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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayDe retour sur Terre, les astronautes ont livré un message profondément humain sur leur mission des dix derniers jours. « On est liés à jamais, ç'a été l’expérience la plus extraordinaire de ma vie », a déclaré le chef de mission Reid Wiseman, qui a souligné le « professionnalisme, la solidarité et l’humanité » de ses comparses d'Integrity, le surnom qu'ils ont donné à la capsule spatiale Orion.
Lors de la première conférence de presse depuis leur retour, les quatre astronautes ont poursuivi dans la lignée de leur voyage, mettant sur un pied d’égalité expérience humaine et expérience scientifique.
L'astronaute canadien Jeremy Hansen a exprimé sa gratitude envers sa famille, la NASA et l'Agence spatiale canadienne et a déclaré en français qu'il était ravi de revenir au Canada.
Après avoir abordé les thèmes de la gratitude et de la joie, l’astronaute canadien y est allé d’une réflexion qui a mêlé philosophie et psychologie. Ce que vous avez vu de nous, c’est un groupe qui a aimé contribuer et qui en a tiré de la joie [...]. Je vous suggère, quand vous lèverez les yeux, de ne pas vous focaliser sur nous mais de regarder plus profondément, car nous ne sommes que le reflet de vous-mêmes.

Cet égoportrait de Christina Koch pris dans l'espace lors de la mission Artemis II est devenu viral sur les réseaux sociaux.
Photo : NASA
De son côté, Christina Koch a comparé la planète Terre à un canot de sauvetage perdu au milieu de l’univers, et les habitants de la planète, à un équipage qui doit travailler en équipe avec un objectif commun tout en étant prêt à se sacrifier en silence pour le bien commun.
Quant à Victor Glover, il a avoué ne pas avoir encore assimilé ce que nous venons de vivre et avoir même peur d'essayer. Il a donc remercié, dans l’ordre, Dieu, sa famille et la direction de la NASA, qui, malgré les changements internes, a su garder les mêmes qualités.
Passer de rockstar à simple citoyen, prochain défi
Dans les prochains jours, outre une batterie de tests pour mesurer les effets du voyage sur leur métabolisme, les astronautes devront se réhabituer à un train de vie plus calme avec moins de stress et de dopamine.
Ils vont passer du statut de rockstar à celui de citoyens comme les autres, a résumé l’astronaute canadien David Saint-Jacques en entrevue à l’émission Les Faits d’abord, sur ICI PREMIÈRE.
Si par le passé, certains astronautes, comme Youri Gagarine ou Buzz Aldrin, ont mal vécu la transition, David Saint-Jacques assure que les agences spatiales ont pris le problème à bras le corps.

David Saint-Jacques parle de son séjour à la Station spatiale internationale à l'occasion d'une conférence de presse à l'Agence spatiale internationale, en 2023. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers
L'astronaute souligne aussi l’importance d’être capable d’aborder le retour à la vie civile en ayant une vue d’ensemble des choses réalisées. Comme père de famille, mon voyage dans l’espace a renouvelé ma foi dans l’Humanité , a-t-il confié au micro d’Alain Gravel

2:11
Le reportage de Mathieu Papillon.
Quel rôle pour le Canada ensuite?
Pour Caroline-Emmanuelle Morisset, scientifique principale, sciences lunaires et planétaires, à l’Agence spatiale canadienne, la réaction de la population canadienne à la mission Artemis II a été emballante. On sent que ça a porté tout le monde pendant dix jours.
Cependant, le Canada ne devra pas se reposer sur ses lauriers s'il veut participer aux missions suivantes, qui doivent mener d'autres astronautes à poser un pied sur la Lune.
Si nous voulons faire partie d’Artemis, nous devons apporter notre contribution et nous rendre utiles, souligne Gordon Osinski, géologue à l'Université Western.

Les astronautes de l’Agence spatiale canadienne Jeremy Hansen (à gauche) et Jenni Gibbons écoutent le professeur Gordon Osinski, de l’Institut de l’exploration de la Terre et de l’espace de l’Université Western, pendant une expédition dans le cratère Kamestastin, au Labrador, en 2023.
Photo : Gracieuseté - Agence spatiale canadienne
Actuellement, le Canada met au point une astromobile lunaire, en coordination avec la NASA, et qui en est actuellement au stade des premières études. Ce véhicule soutiendrait à la fois les opérations logistiques et les travaux scientifiques sur la Lune, avec un calendrier de lancement potentiel en 2034, mentionne Mme Morisset.
Quant au professeur Osinski, qui est impliqué dans le projet Artemis depuis deux ans, il devrait jouer un rôle clé dans les prochaines missions. Au sein de l'équipe scientifique, il a notamment participé à la formation des astronautes à la géologie et contribuera par la suite à planification des futurs itinéraires, en plus de contribuer à la sélection et à la caractérisation des sites d’alunissage potentiels.
Avec les informations de La Presse canadienne


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