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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayLe légendaire groupe rock canadien Rush débarque à Montréal pour deux concerts très attendus mercredi et vendredi, 11 ans après son dernier passage dans la métropole. Bientôt 60 ans après sa formation, le trio conserve une armée de fidèles, comme David Laureti, qui décrit la musique de Rush comme « la trame sonore de [sa] vie ».
Je vais avoir 50 ans cette année et j’ai commencé à écouter Rush quand j’avais 13 ans, lorsque je suis rentré au secondaire, explique M. Laureti, qui assistera aux deux concerts de Rush au Centre Bell.
Leur retour cette année m’a énormément surpris, parce qu’on savait que le groupe était à la retraite et le décès du batteur Neil Peart [en 2020] avait sonné le glas de toute possibilité de retour.

Le batteur Neil Peart lors d'un spectacle du groupe Rush le 26 avril 2013, à Sunrise en Floride.
Photo : Getty Images / Larry Marano
Pour plusieurs adeptes du groupe, le retour de Rush pour cette tournée intitulée Fifty Something, amorcée le 7 juin en Californie, était en effet inespéré. Le trio était déjà en pause officieuse depuis presque cinq ans lorsque Neil Peart a été emporté par un cancer du cerveau à 67 ans.
Peart, qui avait intégré le groupe en 1974 à titre de batteur, écrivait la majorité des paroles interprétées par le bassiste et chanteur Geddy Lee.
Mais le temps a passé, Geddy Lee et le guitariste Alex Lifeson se sont remis à jouer ensemble, et, surtout, ils ont trouvé une musicienne digne de remplacer Neil Peart – largement considéré comme l’un des meilleurs batteurs de rock au monde – en la personne d’Anika Nilles.
La batteuse et compositrice allemande de 43 ans a notamment fait ses armes au sein du groupe de Jeff Beck lors de sa dernière tournée américaine et européenne, en 2022.
La nouvelle batteuse est excellente. Ce que j’aime, c’est qu’elle ne fait ni une caricature ni une copie conforme de Neil. Elle a adapté le répertoire à son style, affirme un autre grand fan du groupe, Marc Girard, qui est le bassiste et claviériste de New World Men, un groupe hommage à Rush formé en 2014.

Rush en prestation avec sa nouvelle batteuse Anika Nilles lors de la cérémonie des prix Juno, le 29 mars dernier à Hamilton, en Ontario.
Photo : Getty Images / Cindy Ord
Une carrière sans compromis
David Laureti affirme avoir vu Rush à 15 reprises sur scène. La dernière fois, en août dernier, à Toronto, il était accompagné de son fils de 12 ans, qui découvrait alors avec enthousiasme la musique complexe du trio. Cette complexité est d’ailleurs l’un des éléments qui a attiré l’oreille du jeune David Laureti, il y a 37 ans.
J’ai une formation musicale, et je pense qu’à l’origine, les sonorités assez complexes, c’est ce qui m’a accroché, explique-t-il. Oui, il y a beaucoup d’éléments dans Rush qui sont très polarisants, comme la voix du chanteur, mais tout le monde s’entend sur la qualité de ses instrumentistes et la complexité des pièces.

David Laureti, adepte inconditionnel de Rush depuis qu'il a 13 ans, a vu le groupe 15 fois en concert.
Photo : Radio-Canada
Si Rush a su traverser les décennies, c’est aussi parce que le groupe est resté très près de ses valeurs et n’a fait aucun compromis, selon le mélomane. Ils n’ont pas été très populaires à la radio, mais, au fil des années, ils ont gardé une base de fans très loyaux qui continuent d’aller les voir, nonobstant leur évolution musicale.
Rush n’a rien volé. Ils ont tout fait d’eux-mêmes depuis le départ. Chaque fan, chaque concert, [...] s’est construit à partir d’en bas.
David Laureti aura la chance de rencontrer le groupe vendredi au Centre Bell, une occasion rêvée qui coïncidera avec le jour de son 50e anniversaire.
J’ai acheté un billet qui me permet d’aller rencontrer Geddy Lee et Alex Lifeson, de faire un tour des coulisses et de voir comment ça fonctionne. On a aussi la chance d’aller voir leur matériel et en tant que musicien un peu nerd, c’est quelque chose qui m’intéresse, explique-t-il.
Je suis encore un petit gars pour ce genre de choses. À 13 ans, je ne me serais jamais imaginé plus tard avoir cette chance-là 35 ans plus tard. [...] C'est le plus beau cadeau de fête de ma vie.
Avec les informations de Louis-Philippe Ouimet


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