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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayC’est aujourd’hui, le 5 mai, la Journée nationale de sensibilisation aux femmes, aux filles et aux personnes bispirituelles et LGBTQI+ autochtones disparues et assassinées, aussi appelée Journée de la robe rouge.
Cette journée, qui en est à sa 16e édition, vise à rappeler la violence que subissent de nombreuses femmes, filles et personnes 2ELGBTQI+ autochtones au Canada.
Plusieurs événements ont lieu un peu partout au pays, dont des marches de solidarité et des rassemblements ainsi qu’une cérémonie commémorative, au lever du soleil, sur la colline du Parlement, à Ottawa.

Le 5 mai, des robes rouges sont accrochées aux arbres, aux poteaux et suspendues aux fenêtres, en mémoire des femmes, des filles et des personnes 2ELGBTQI+ autochtones disparues et assassinées.
Photo : La Presse canadienne / Spencer Colby
Le Foyer pour femmes autochtones de Montréal organise une marche commémorative qui partira à 18 h du square Cabot pour rendre hommage aux victimes autochtones de violence et réclamer justice, responsabilisation et changements systémiques.
Les organisations qui travaillent dans le secteur désirent également sonner l'alarme au sujet des compressions du gouvernement fédéral, explique Simone Page, coordonnatrice du projet Iskweu au Foyer pour femmes autochtones de Montréal.
On veut défendre ces programmes qui essaient de se battre pour les familles des femmes et des filles assassinées et disparues, souligne Simone Page. Ils vont couper beaucoup de fonds qui sont censés être destinés aux différents services pour les personnes autochtones, et une des victimes de ces coupes, c'est les programmes pour les femmes autochtones disparues et assassinées.

Plus de 1000 femmes autochtones ont disparu ou ont été assassinées au Canada.
Photo : Radio-Canada / Delphine Jung
Le Foyer pour femmes autochtones de Montréal a récemment participé à un projet de cartographie des femmes et des filles autochtones assassinées ou disparues dans la province avec Femmes autochtones du Québec (FAQ) et le Département des sciences sociales de l’Université du Québec en Outaouais (UQO).
Selon ces données, 124 femmes, filles et personnes bispirituelles et LGBTQI+ autochtones ont été assassinées ou ont disparu au Québec depuis 1950. On essaie de mettre la lumière sur ces chiffres, ajoute Simone Page.
Plus de la moitié de ces cas ont été recensés depuis 2000, rappelle Marjolaine Étienne, présidente de Femmes autochtones du Québec.
C'est important d'informer que la question des disparitions et des assassinats est encore présente, insiste-t-elle. La sécurité des femmes et des filles autochtones au Québec est un enjeu majeur.
Un moment pour les familles
Marjolaine Étienne souligne l'importance d'accompagner les familles des victimes et de leur donner l'occasion de s'exprimer dans le cadre des divers événements de commémoration, comme ce sera le cas à Montréal. Le 5 mai, [...] il faut faire en sorte de prendre des moments de silence pour penser aux familles éprouvées, croit-elle.
Des familles qui cherchent toujours des réponses, souligne en outre la sénatrice Michèle Audette.

La sénatrice Michèle Audette (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Ximena Sampson
Ces journées-là permettent la pédagogie, la sensibilisation et un rappel aux gouvernements de l'importance de faire en sorte qu'il y ait une meilleure prévention, une meilleure protection, et bien sûr de trouver des réponses pour beaucoup trop de familles qui sont encore, après 40 ans, sans réponse, insiste celle qui a siégé en tant que commissaire dans l'Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées (ENFFADA).
Seuls 2 des 231 appels à la justice de l'ENFFADA ont été réglés par le gouvernement fédéral, dénonce Simone Page.
On nous a ordonné de faire une enquête, l'enquête a été faite et maintenant [...] on est rendu où? Qu'est-ce qu'on fait? se demande l'ex-commissaire Michèle Audette.
Le 5 mai, c'est un rappel, mais moi, ça ne me dérange pas de le rappeler les 364 jours qui restent, et c'est ce que je fais constamment.
Outre le 5 mai, les journées du 14 février et du 4 octobre sont l’occasion de montrer sa solidarité envers les proches des femmes et des filles autochtones disparues et assassinées.


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