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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayLa fusillade meurtrière survenue samedi soir lors d'un festival à Toronto a fait resurgir les inquiétudes du milieu événementiel concernant la nécessité de renforcer les mesures de sécurité pour assurer la protection des festivaliers lors des rassemblements.
La fusillade, qui selon la police a été provoquée par un échange de coups de feu entre des individus, a fait feux morts et plusieurs blessés. Elle s'est produite vers 20 h près de l'intersection des avenues St. Clair Ouest et Arlington, où étaient rassemblées environ 13 000 personnes venues célébrer la culture latine, dans le cadre du festival Salsa on St. Clair.
En mai dernier, un sommet sur la sécurité des festivals s’était d'ailleurs tenu à Toronto. La Ville et environ 150 organisateurs de festivals et experts en sécurité avaient discuté du financement et des pratiques exemplaires. La mairesse Olivia Chow avait décidé d'allouer une subvention de 2,1 millions de dollars pour aider les organisateurs, afin d'éviter qu'un festival soit annulé en raison de problèmes de financement liés à la sécurité.

La mairesse Olivia Chow prend la parole à l’Université métropolitaine de Toronto le 12 mai 2026. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Alex Lupul
Les organisateurs de festivals ont ainsi pu instaurer des mesures de sécurité supplémentaires, telles que des effectifs policiers, des services d’urgence médicale, des services d’incendie et des barrières pour empêcher les véhicules hostiles d’accéder au site.
Les fonds proviennent du programme que Mme Chow a instauré en 2024 pour aider les organisateurs à composer avec l'augmentation des coûts liés à la sécurité.
On parle d'ajout de barrières antibélier, de détecteurs de métal, cite en exemple le conseiller en sécurité événementielle, Alexis Lavoie-Bouchard. Ce sont des coûts astronomiques, rappelle-t-il.
Ce dernier implore d'ailleurs les différents paliers de gouvernement à créer des programmes de subventions.
L’expert en sécurité événementielle souligne également les défis supplémentaires liés à la garantie de la sécurité pour les événements en plein air gratuits, tels que la Salsa on St. Clair à Toronto ou le Festival international de jazz de Montréal.

Des milliers de personnes ont envahi la place des Festivals pour assister au concert gratuit du groupe saguenéen Angine de Poitrine en juin à Montréal. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Charles Rioux
Dans un site enclavé comme [lors des festivités de] la fête nationale [...], c'est plus facile d'avoir des fouilles avec détecteur de métal, parce que ce sont des sites qui sont enclavés avec des clôtures [...]. Puis ça permet d'avoir des points d'entrée fixes plus précis, résume-t-il.
À Toronto, ça a été un événement qui a été fait dans un quartier résidentiel. C'est un peu dur d'enclaver un quartier au complet pour faire la sécurité, [...] mais je ne sais pas s'il y a eu de la fouille aux entrées qui auraient peut-être permis d'empêcher que les armes à feu rentrent au festival.

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Le reportage de Raphaëlle Drouin
L'ex-directeur général adjoint à la Sûreté du Québec, Marcel Savard, abonde dans le même sens et témoigne que la logistique devient très difficile pour les forces de l'ordre dans les sites ouverts.
Ça prend des agents qui vont être mobiles à l'intérieur des foules, pour être capable de distinguer des gens qui sont soit armés ou [qui] recherche la confrontation, explique M. Savard.
Dans l'ombre de Vancouver
L'attaque armée survient un peu plus d'un an après le drame survenu lors du festival de rue Lapu Lapu à Vancouver, lorsqu'un véhicule a foncé dans la foule. Un rapport avait alors été commandé par le gouvernement de la Colombie-Britannique pour élaborer des moyens pour améliorer la sécurité lors d'événements.

Les personnes assistent à l'une des nombreuses cérémonies commémoratives organisées pour les victimes de la tragédie survenue lors du festival Lapu Lapu, le 1er mai 2025. (Photo d'archives)
Photo : CBC / Ben Nelms
Le document de la Commission d'enquête sur la sécurité des événements communautaires faisait état d'un manque de personnel, de coûts croissants, de responsabilités floues et de conseils fragmentés, en particulier pour les petites localités. Il proposait une évaluation rigoureuse des risques pour chaque événement, quelle que soit sa taille.
Le document soulignait aussi qu'il incombe aux instances gouvernementales provinciales de définir clairement les responsabilités pour éviter les zones floues entre les villes, les organisateurs et les services d'urgence.
Pour atteindre cet objectif, la Commission suggérait de mettre sur pied un centre provincial unique proposant une formation, des ressources et des conseils pratiques. Une aide financière serait également accordée pour alléger le fardeau des coûts de sécurité croissants.
Avec les informations de CBC News


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