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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayLes États-Unis ont dit espérer mardi la conclusion rapide d'un accord pour rouvrir le détroit d'Ormuz, au cœur de la reprise des hostilités entre les États-Unis et l'Iran ces dernières semaines, faisant chuter les prix du pétrole.
Le secrétaire d'État américain, Marco Rubio, a souligné mardi des progrès dans les négociations avec l'Iran et Oman, dont les côtes bordent le détroit. Aucun accord définitif n'a encore été conclu. Nous espérons que cela se fera très prochainement, a-t-il ajouté.
De son côté, le secrétaire au Trésor des États-Unis, Scott Bessent, a évoqué sur la chaîne CNBC un accord aujourd'hui ou demain [mercredi] pour rouvrir le détroit.
Le Qatar, pays médiateur aux côtés du Pakistan et d'Oman, a, lui, fait état d'efforts en cours pour trouver une solution à court terme qui permettrait de relancer le dialogue, selon le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari.
Apaiser les tensions
Mardi, Donald Trump et l'émir du Qatar, le cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani, se sont entretenus par téléphone au sujet des efforts pour apaiser les tensions entre Washington et Téhéran et rapprocher les deux parties, a indiqué le palais qatari dans un communiqué.

Le président des États-Unis, Donald Trump (Photo d'archives)
Photo : Getty Images / Chip Somodevilla
Conséquence de la reprise des efforts diplomatiques, le prix du pétrole a plongé. Le baril de Brent de la mer du Nord, référence internationale, a perdu 5,26 % à 79,36 $ US, son niveau le plus bas à la clôture des marchés depuis le 10 juillet.
Le protocole d'accord signé en juin avait donné le coup d'envoi à un processus de 60 jours pour mettre définitivement fin à la guerre au Moyen-Orient et régler un ensemble de points, dont le sujet central du nucléaire iranien.
Et, avancée majeure, il avait permis la reprise du trafic dans le détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures, verrouillé par l'Iran depuis fin février – les États-Unis ayant imposé en retour un blocus des ports iraniens.
Mais l'embellie avait été de courte durée : les hostilités ont recommencé début juillet, faisant voler en éclats le protocole. L'Iran a resserré la vis après la reprise des frappes américaines, et les navires s'aventurant désormais dans le détroit sans l'autorisation de Téhéran en font régulièrement les frais.
Dans la nuit de lundi à mardi, un cargo qui tentait de le franchir a été frappé par un projectile, déclenchant un incendie. Un membre d'équipage est porté disparu, selon la société de sécurité britannique Vanguard Tech.
L'Iran a par ailleurs démenti toute discussion avec Washington. Nous ne négocions pas avec les États-Unis en ce moment. Nous négocions avec Oman pour sécuriser un passage dans le détroit d'Ormuz, avait souligné lundi le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, provoquant l'ire du président américain.

Les États-Unis affirment que les pourparlers avancent, ce que Téhéran a démenti lundi, disant négocier avec Oman. (Photo d'archives)
Photo : Getty Images / ATTA KENARE
Donald Trump, qui avait menacé il y a quelques jours de « frapper fort » la République islamique, avait finalement annoncé suspendre ses plans, dans une des volte-face dont il est coutumier depuis le début du conflit fin février, alternant promesses de destructions massives et propos optimistes sur une sortie de crise.
Navire coulé
L'Iran ne veut pas d'un retour à la situation d'avant-guerre et n'autorise pour l'heure qu'un itinéraire le long de ses côtes. Il envisage des frais de service, rejetés par les États-Unis et d'autres, et qui vont à l'encontre du droit international de la mer.
Nous sommes sur le point de parvenir à un accord sur une route acceptable pour les deux parties – ni la route nord ni la route sud –, dans le respect des droits souverains de chaque pays, avait assuré ce week-end M. Baghaï.
Le Sultanat d'Oman, qui avait déclenché la colère de Téhéran en juin en ouvrant une route de remplacement dans le détroit, n'a pas fait de déclaration pour l'instant.
En mer Rouge, autre front de la guerre depuis la reprise des hostilités mi-juillet entre les rebelles houthis du Yémen, alliés de l'Iran, et l'Arabie saoudite, un navire indien a coulé mardi après avoir été attaqué, a dit un responsable local yéménite à l'AFP.
Les autorités indiennes ont indiqué que les 14 membres d'équipage avaient été secourus alors que le gouvernement yéménite, reconnu par la communauté internationale, a attribué l'attaque aux Houthis.
Ces rebelles ont annoncé le 20 juillet un blocus maritime des ports saoudiens et mené des attaques contre des infrastructures pétrolières de l'Arabie saoudite, alors que la mer Rouge est une autre voie stratégique pour Riyad, premier exportateur de brut du monde.
Les Houthis ont aussi attaqué plusieurs navires saoudiens. En représailles, la coalition militaire menée par Riyad a mené des frappes contre des installations militaires houthies.


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