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L’Iran met en garde les États-Unis et Israël contre une reprise de la guerre

1 day ago 7

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Le guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, a mis en garde samedi les États-Unis contre de nouvelles frappes, à l'heure où se multiplient les rumeurs sur une reprise de la guerre au Moyen-Orient.

Le président américain, Donald Trump, et son allié israélien, Benyamin Nétanyahou, vont-ils de nouveau cibler la République islamique?

Ils ont agité la menace ces dernières semaines, et des informations de presse évoquent une possible campagne militaire courte et intense après les élections américaines de mi-mandat prévues pour mardi.

Si les ennemis lancent à nouveau des attaques militaires ou terroristes, ce sont les forces armées de la République islamique et le peuple iranien qui détermineront le moment et les conditions de leur fin, a réagi Mojtaba Khamenei dans un communiqué, brandissant la menace d'une riposte immédiate, puissante et sans limites géographiques.

Des Iraniens se promènent dans une rue commerçante de Téhéran le 26 octobre 2026.

L'économie iranienne a été mise à mal par des années de sanctions, mais le conflit qui a débuté en février avec les attaques américano-israéliennes et le blocus américain des ports du pays a encore alourdi les difficultés de la vie quotidienne.

Photo : Getty Images / ATTA KENARE

Il a aussi ordonné aux responsables militaires de mettre à jour la liste des cibles iraniennes afin d'y inclure tous les types d'actifs matériels et immatériels appartenant à l'ennemi américano-sioniste.

L'Iran a déjà menacé de s'en prendre aux centres de données et aux systèmes d'intelligence artificielle, tout comme aux câbles sous-marins dans le stratégique détroit d'Ormuz, afin de porter préjudice aux États-Unis et à leurs alliés régionaux.

On attend la guerre

Malgré les tractations en cours sous l'égide du médiateur qatari et la lettre du vice-président américain, JD Vance, examinée au plus haut niveau, le chef de la diplomatie Abbas Araghchi a dit ne pas voir la nécessité d'une rencontre avec les Américains.

Si les États-Unis acceptent les conditions de l'Iran, alors Téhéran décidera si les négociations doivent être directes ou indirectes, a ajouté le ministre, dont les propos sur la chaîne Al Jazeera ont été rapportés par l'agence officielle Irna.

Abbas Araghchi parle devant un micro.

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, s'exprime lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue irakien à l'issue d'une réunion à Bagdad, le 28 juin 2026.

Photo : Getty Images / AHMAD AL-RUBAYE / AFP

Mojtaba Khamenei n'a pas été vu en public depuis son accession au poste de guide suprême après la mort de son père, Ali Khamenei, tué le 28 février, au début de l'offensive américano-israélienne au Moyen-Orient.

Après 40 jours de bombardements, un cessez-le-feu avait été conclu en avril, suivi d'un protocole d'accord irano-américain en juin, mais la fragile entente a volé en éclats cet été.

Je ne peux pas dire avec certitude si la guerre va reprendre ou pas, mais malheureusement, nous sommes un peuple qui, d'une certaine manière, attend la guerre, tout simplement parce que nous vivons dans l'entre-deux depuis un an, témoigne Farima, 62 ans, croisée par l'AFP dans les rues de Téhéran.

Mais d'autres balaient les inquiétudes : Nous ne craignons pas une autre guerre, cela fait 48 ans que nous sommes en guerre, lance Ebrahim, un vendeur quadragénaire, en référence à l'avènement de la République islamique, en 1979.

Les flammes de la guerre

Les yeux sont désormais tournés vers le scrutin américain, que le Parti républicain aborde avec fébrilité.

La cote de confiance de Donald Trump est au plus bas, les Américains tenant celui-ci responsable du coût élevé de la vie, étant donné que la guerre a ébranlé l'économie mondiale et fait flamber les cours du pétrole.

Le président américain, Donald Trump, participe mardi à un rassemblement électoral dans le cadre des élections de mi-mandat pour soutenir Ken Paxton, candidat républicain au Sénat, à Lubbock, au Texas.

Le président américain, Donald Trump.

Photo : (Kevin Lamarque/Reuters)

Le dirigeant israélien, Benyamin Nétanyahou, a quant à lui déjà reçu le verdict des urnes : à l'issue de législatives âprement disputées le 27 octobre, son camp est arrivé en tête devant le bloc principal de l'opposition, mais loin de la majorité pour garder le contrôle du Parlement.

Sont désormais attendues plusieurs semaines de négociations, durant lesquelles il restera premier ministre par intérim.

Le soir du scrutin, il a jugé qu'Israël avait une occasion historique unique, avec le président américain, d'éliminer définitivement la menace existentielle de la République islamique.

En écho au guide suprême, le porte-parole de l'armée iranienne, Mohammad Akraminia, a émis des avertissements au camp ennemi.

Si le président américain se lance une nouvelle fois dans une aventure régionale sous la pression des sionistes et dans le but de les satisfaire, les flammes de la guerre embraseront sans aucun doute une zone géographique beaucoup plus vaste, a-t-il déclaré sur X.

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