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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayAvec au moins 250 000 manifestants partout en France, les lycéens ont continué à réclamer des moyens pour l'éducation, mardi, et entendent poursuivre leur mobilisation, malgré l'appel du gouvernement à retourner dans leurs établissements pour dialoguer.
Les lycéens, dont le mouvement est né à la mi-septembre en banlieue parisienne, dénoncent l'insalubrité des bâtiments, des classes surchargées et des absences de professeurs non remplacées, particulièrement dans les quartiers populaires.
Il y a des gens de banlieues, des gens de Paris, des gens du privé, des gens du public, de toute religion, de toute origine qui viennent. [...] Ça nous réunit parce qu'on sent qu'il y a besoin de changement, a confié à l'AFP Diane, élève de 1re à Paris.
Les étudiants sont aussi venus grossir les rangs de la contestation, mardi. La Gen Z se lève et veut être entendue, a dit à l'AFP Lilia, 19 ans. Elle espère que la jeunesse sera écoutée par le président Emmanuel Macron : Au lieu de financer des guerres, il devrait financer son propre pays.

Le mouvement de protestation national contre les conditions d’apprentissage était bien présent à Marseille, le 6 octobre 2026.
Photo : Getty Images / AFP / MIGUEL MEDINA
Quelque 256 000 manifestants – lycéens, mais aussi professeurs, parents et syndicalistes – ont été recensés mardi en France, dont 56 000 à Paris, selon le ministère de l'Intérieur. Les organisateurs ont, pour leur part, annoncé 450 000 participants dans toute la France, dont 100 000 à Paris.
M. Macron va réunir plusieurs ministres mardi soir à l'Élysée, après deux semaines d'un mouvement émaillé d'incidents et de heurts avec les forces de l'ordre qui ont fait plusieurs blessés parmi les lycéens.
Trump s'en mêle
Plusieurs personnalités politiques de gauche et candidats à l'élection présidentielle s'étaient mêlées aux cortèges, notamment le leader de La France insoumise (LFI, gauche radicale), Jean-Luc Mélenchon, la cheffe des écologistes, Marine Tondelier, et celui du Parti socialiste, Olivier Faure.
Les défilés se sont globalement déroulés sans incident majeur, à l'exception de quelques tensions en fin de manifestation à Paris, ainsi que dans quelques grandes villes (Lyon, Nantes, Rennes et Toulouse) où les forces de l'ordre ont répondu par du gaz lacrymogène à des jets de projectiles, des tirs de mortiers d'artifice et des feux de poubelles.

Depuis la fin septembre, les élèves bloquent les entrées de centaines d’écoles, dénonçant notamment l’absentéisme des enseignants, des horaires surchargés, des salles de classe délabrées et des bâtiments mal adaptés à la hausse des températures, entre autres griefs.
Photo : Getty Images / AFP / KENZO TRIBOUILLARD
Le président américain, Donald Trump, a commenté la mobilisation en jugeant sur son réseau social que l'islam et une immigration de masse hors de contrôle étaient à l'origine du mouvement.
À l'Assemblée nationale, le premier ministre, Sébastien Lecornu, a invité les lycéens à regagner leurs établissements dès mercredi, pour avoir un temps de démocratie interne au sein du lycée, et a annoncé la suspension des cours à la fin de la semaine.
Il a aussi accusé la gauche radicale d'avoir le projet politique de bordéliser le pays avant l'élection présidentielle d'avril-mai et de semer le chaos.

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De leur côté, les organisations lycéennes et étudiantes ont appelé à poursuivre le mouvement, qui s'étire dans un climat politique et social particulièrement tendu, sur fond de hausse des prix et de recherches de coupes budgétaires, dont certaines concernent les jeunes, comme les aides au logement.
Il faut un déblocage du budget pour mettre fin au mouvement, a jugé Suzanne Nijdam, de la FAGE, première organisation étudiante. Jeudi encore, [ce sera une] grande date de mobilisation, on ne va rien arrêter, a ajouté Sabrine Kharbach, porte-parole de l'Union étudiante.
Au total, un quart des lycées (891 sur 3700) ont vu leurs cours suspendus, soit totalement, soit partiellement mardi, selon le ministère de l'Éducation.
Un policier inculpé

Selon le ministre de l’Intérieur, Laurent Nunez, la riposte policière a été proportionnée dans presque tous les cas.
Photo : Getty Images / AFP / KENZO TRIBOUILLARD
Dans les cortèges, de nombreux slogans et pancartes dénonçaient aussi le comportement des forces de l'ordre, accusées de violences policières.
Depuis le début du mouvement le 17 septembre, 215 élèves et 85 membres du personnel de l'Éducation nationale ont été blessés, a indiqué le premier ministre, suite à des agressions ou de manière plus résiduelle, des accidents.
À Tours, la semaine dernière, un lycéen de 16 ans a perdu l'usage d'un œil lors d'un blocage, et lundi, un adolescent de 15 ans a eu la main arrachée par une grenade de la police à Lens.
Un policier, auteur d'un tir tendu de grenade lacrymogène au visage d'un lycéen de 14 ans qui a eu la mâchoire cassée en région parisienne, a été mis en examen (inculpé) mardi pour violences.
Onze enquêtes de la police des polices ont été ouvertes jusqu'ici. Plus de 715 blessés ont par ailleurs été recensés dans les rangs des forces de l'ordre.
Mardi, 488 personnes ont été interpellées en France – contre 1700 vendredi –, selon le gouvernement.


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