PROTECT YOURSELF with Orgo-Life® QUANTUM TECHNOLOGY
Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayBéatrice (Dana Solomon) est une jeune métisse aspirante journaliste qui travaille dans la station-service-épicerie de son village. Si sa vie semble tranquille au premier abord, elle est vite doublement perturbée : sa mère (Gail Maurice), qui l’avait abandonnée à l’âge de six ans, refait surface, et Chani (Derica Lafrance), une fille mystérieuse, arrive au ranch voisin pour y travailler tout l’été.
Ces personnages vont conduire l’héroïne à passer une saison riche en émotions, de la colère contre sa génitrice à son amour pour Chani. Une lutte qui atteint des sommets dramatiques quand la jeune femme comprend pourquoi sa mère est revenue, et quand son histoire avec Chani s’achève – pour un temps, du moins.
Thèmes voisins
On retrouve dans Blood Lines des thèmes voisins de ceux abordés dans Rosie, le premier long-métrage de Gail Maurice sorti en 2022. Mais ici, on a quitté la grande ville pour un retour dans une province rurale fière de sa culture.
Béatrice parle métchif. C’est dans sa langue qu’elle communique avec les autres habitants de son village, avec sa meilleure amie jouée par Mélanie Bray et avec sa mère dans les moments d’apaisement. Le choix fait par Gail Maurice de réaliser un film dans cet idiome qui est le sien, parlé seulement par un millier de personnes à travers le monde, est un cadeau fait à ses locuteurs et à ceux qui le découvrent.
Du scénario à la distribution, tout pourrait se cantonner à l’hommage. Mais la réalisatrice montre que sa langue est pertinente pour raconter et penser le monde moderne et des histoires qui ont le potentiel de toucher les Métis aujourd’hui.
Une belle maîtrise
Cette histoire très féminine est portée par une distribution qui l’est tout autant. Aux actrices déjà citées s’ajoute une sorte de chœur composé d’aînées qui tentent de faire entendre leur sagesse dans des situations aussi drôles que pertinentes.

Le film a été présenté en première mondiale au 50e Festival international du film de Toronto en septembre 2025.
Photo : Avec l'autorisation d'Elevation Pictures
Les personnages sont d’autant plus réussis que chaque plan, chaque image, magnifiés par la direction photo de Steve Cosens, laisse entrevoir l’admiration que Gail Maurice leur porte. La façon dont la réalisatrice montre la période d'euphorie vécue par Béatrice et Chani est particulièrement réussie. Il y a tellement de tendresse et de sensibilité dans la composition de certaines scènes d’amour que les émotions des héroïnes magnifient la nature alentour.
Malgré la joie qui s’en dégage, Blood Lines n’est pas seulement une belle histoire. Si les personnages ont la générosité de partager ce qui leur arrive de meilleur, les spectateurs doivent se préparer à partager aussi ce qu’ils vivent de pire. Entre l’alcoolisme, la maladie, les souvenirs enfouis et les refus de communiquer, on entend aussi la peine et la douleur.
Toute une aventure au cœur des sentiments qui conduit à certaines questions capitales que l’on ne peut dévoiler sans gâcher la découverte du film. Mais on peut dire qu’il y est question de la valeur des liens du sang et de ce qui nous lie entre humains. Nos attaches dépendent-elles de notre arbre généalogique, ou viennent-elles plutôt d’une culture commune ?
Blood Lines, réalisé par Gail Maurice. En salle au Canada à partir du 26 juin. Durée : 1 h 29.


1 month ago
11
























English (US) ·
French (CA) ·
French (FR) ·