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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayAu sud de la rivière Raisin, entourée par les champs de blé et bercée par le chant des cigales, la ferme Butte & Bine borde les paisibles chemins de terre de Williamstown, dans l’est ontarien. Un jeudi en début d’après-midi, des gourmands font la queue pour casser la croûte au café de la fermette. Ici, les produits locaux sont à l’honneur, avec plusieurs ingrédients provenant du jardin.

Le café-boulangerie de la ferme Butte & Bine a ouvert ses portes en 2025.
Photo : Radio-Canada / Françoise Goulet-Pelletier
Tout commence par une rencontre loin de Williamstown, à l’autre bout du pays, lors des Jeux olympiques de Vancouver en 2010. Lui, Emeric Deslage, a grandi les pieds dans la Méditerranée, en Corse, avant de tenter l’aventure canadienne pour perfectionner son anglais. Elle, Sylviane Dutrisac, a été élevée au cœur d'une ferme laitière de Sarsfield, en Ontario.
À la naissance de leur premier enfant, les deux complices réalisent l’importance de faire partie du changement. On voulait aller au-delà d’acheter chez une ferme bio. On s’est dit : "pourquoi ne pas apprendre à produire et à faire les choses nous-mêmes?", expliquent les propriétaires de la ferme qui a démarré en 2020, en pleine pandémie.
Six ans plus tard, le tandem a concrétisé sa vision : une ferme qui comprend un café-boulangerie, un gîte et un potager.

Les fruits et légumes récoltés sur place dictent le menu de la semaine.
Photo : Radio-Canada / Françoise Goulet-Pelletier
L’entreprise s’est construite petit à petit, de façon organique, racontent les deux agriculteurs autodidactes. Si j’avais eu à décrire Butte & Bine il y a cinq ans, j’en aurais été incapable. Mais quand on prend un instant pour regarder tout ce qu’on a construit, on en est très fiers, avoue celui qui a quitté la France il y a plus de 15 ans, sans se douter que sa vie prendrait un tel tournant.
C’était notre rêve de vivre de la terre.
À la question Pourquoi le nom Butte & Bine?, le couple sourit. Parfois, les gens pensent qu’il s’agit de nos surnoms, confie Sylviane Dutrisac en riant. On souhaitait un nom qui renvoie directement à l’agriculture. Butter est une technique agricole qui consiste à ramener la terre en monticule, et une bine ou binette, c’est un outil de jardinage, éclaire pour sa part Emeric Deslage.
Un café au rythme des saisons

Pains au levain, viennoiseries d’inspiration scandinave, quiches et potages réconfortants sont au menu.
Photo : Radio-Canada / Françoise Goulet-Pelletier
Dès le début du projet, Emeric Deslage se découvre un amour pour la boulangerie. Rapidement, ses confections vendues dans des marchés fermiers du coin font des adeptes, au point d’encourager les deux entrepreneurs à franchir une nouvelle étape. En 2025, ils ouvrent un café-boulangerie, avec des résultats qui dépassent leurs espérances.
Au début, on pensait gérer le café à trois. Aujourd'hui, on est neuf, incluant des temps partiels… C’est la preuve que le commerce se porte bien.

Sylviane Dutrisac et Emeric Deslage, copropriétaires de la ferme Butte & Bine, avec leur chien Zouk.
Photo : Radio-Canada / Françoise Goulet-Pelletier
On croyait vraiment à ce projet, donc ça ne nous étonne pas que les gens l’aiment également. Mais de voir un achalandage aussi fort, même après un an… Il y a des jours où l’on se dit "wow"!, se félicite la Franco-Ontarienne, heureuse de compter autant de fidèles parmi une communauté qui s’est attachée et greffée au projet.
Sylviane Dutrisac et Emeric Deslage disent avoir particulièrement ressenti cet été cette vague d’amour pour l’achat local. On le constate non seulement avec notre clientèle, mais également avec nos fournisseurs qui vendent très rapidement leurs produits. Ils n’arrivent plus à répondre à la demande. C’est une très bonne nouvelle!, se réjouit le duo.

Près de 90 % des ingrédients utilisés en boulangerie sont d’origine biologique.
Photo : Radio-Canada / Françoise Goulet-Pelletier
Les amoureux du terroir ont tissé des liens d’amitié avec plusieurs producteurs de la région, afin d’offrir une belle variété de produits d’ici à leur clientèle. Au fil des récoltes, le menu se métamorphose pour inclure fruits et légumes de saison.
On essaie de comprendre ce qui attire notre clientèle, ce que les gens apprécient et de s’y adapter, explique Emeric Deslage. Désormais, les gens connaissent notre philosophie et nous font confiance. Ils nous disent : "de toute façon, c'est tout le temps bon!", souligne-t-il, un sourire dans la voix.

Butte & Bine propose également des séjours en gîte à la ferme.
Photo : Radio-Canada / Françoise Goulet-Pelletier
Parents de deux jeunes enfants de 9 et 11 ans, les deux agriculteurs aimeraient voir l’entreprise familiale perdurer et continuer de fleurir entre leurs mains. Ce serait le rêve, mais bien sûr, les enfants feront ce qu'ils veulent et ce qui les passionne, pas de pression, modère la mère de famille.
Mais on voit déjà que notre fille adore être avec les gens. Elle s’amuse à faire les visites guidées au gîte, à montrer le jardin et les poules. Notre garçon, c’est un foodie. Il adore la gastronomie, manger et il a un intérêt particulier pour la boulangerie, poursuit-elle. Du fournil au potager, nul doute que la relève aura du pain sur la planche.


1 month ago
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