Language Selection

Get healthy now with MedBeds!
Click here to book your session

Protect your whole family with Orgo-Life® Quantum MedBed Energy Technology® devices.

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

Abolition des bibliothécaires dans les pénitenciers : une perte pour les détenus?

1 month ago 10

PROTECT YOURSELF with Orgo-Life® QUANTUM TECHNOLOGY

Orgo-Life the new way to the future

  Advertising by Adpathway

Des groupes de défense de prisonniers demandent au gouvernement fédéral de revenir sur sa décision d’abolir les postes de bibliothécaires dans les pénitenciers. Depuis le 1er avril, les 20 derniers postes ont été abolis de façon graduelle dans des établissements carcéraux des Prairies, de l’Ontario et de la Colombie-Britannique, dans un effort du Service correctionnel Canada de répondre aux exigences budgétaires du gouvernement Carney.

Comme d’autres agences et ministères, le Service correctionnel s’est vu imposer l’an dernier des compressions de 132,2 millions de dollars pour l’exercice financier 2028-2029.

Une pile de livres.

Il existe des clubs de lecture dans presque tous les pénitenciers au Canada, surtout ceux réservés aux femmes. (Photo d’archives)

Photo : Radio-Canada

Les bibliothécaires en milieu carcéral n’échappent pas au couperet. Le Service évalue à environ 2,5 millions les économies que permettra l’abolition de leur poste.

Vingt bibliothécaires seront mis à pied prochainement, si cela n’a pas été fait depuis le 1er avril 2026. Les livres restent dans les bibliothèques pénitentiaires, mais il n’y aura plus aucun technicien pour diriger les détenus dans leurs recherches.

Raisons du Service correctionnel

Dans un courriel, le Service correctionnel écrit qu’[il] demeure déterminé à réaliser ces économies uniquement dans les secteurs où l’impact sur [ses] opérations sera minimal et sans incidence sur [sa] capacité à assurer la sécurité de [ses] établissements et de nos collectivités.

Le Service croit en outre que les détenus disposent maintenant d’un meilleur accès à l’information et à des possibilités d’apprentissage accrues, grâce à l’élargissement de l’accès aux ressources numériques dans les pénitenciers.

Une pétition de près de 5000 signatures a été envoyée au ministre responsable, Gary Anandasangaree, pour lui demander de rétablir les emplois, dont le nombre ne fait même pas l’objet d’un consensus.

On peut notamment y lire qu’il ne s’agit pas que d’un simple ajustement budgétaire.

C’est un choix politique qui nuit de façon disproportionnée aux personnes déjà marginalisées et qui contredit l’engagement déclaré du Canada envers un système correctionnel fondé sur des données probantes et un leadership en matière de droits de la personne, poursuit la lettre ouverte.

Gary Anandasangaree en conférence de presse.

Le ministre fédéral de la Sécurité publique, Gary Anandasangaree, est le responsable des pénitenciers au Canada. (Photo d’archives)

Photo : La Presse canadienne

Le document ajoute que l’accès aux bibliothèques dans les prisons figure parmi les règles garantissant un bon traitement des détenus, en vertu de la règle Nelson Mandela des Nations unies adoptée en 2015.

Le directeur de l’association sans but lucratif Book Clubs for Inmates, Tom Best, est l’un des signataires de la lettre. Il croit que ce sont en fait 31 postes qui seront éliminés dans 38 pénitenciers.

Un service qualifié d’ essentiel 

Tom Best rappelle que les bibliothécaires sont essentiels pour aider les détenus à se divertir, à poursuivre leurs études à distance, à préparer leur demande de libération conditionnelle et à rédiger un curriculum vitae en vue de leur réinsertion dans la communauté.

Les bibliothécaires jouent un rôle essentiel dans la recherche de livres adaptés au niveau de lecture des détenus, et la perte de ce savoir institutionnel est très regrettable, dit-il en ajoutant que 2,5 millions de dollars représente une économie de bout de chandelle.

Ces économies auraient pu être trouvées ailleurs, précise-t-il.

Tom Best soutient que les bibliothécaires ne gagnent pas de gros salaires. Ils sont même probablement les employés les moins bien payés du Service correctionnel alors qu’ils font un travail remarquable, souligne-t-il.

Un gobelet sur le bord d’une fenêtre d’une aire commune en milieu carcéral.

Les bibliothèques en milieu carcéral sont des lieux sécuritaires où les détenus peuvent se réfugier, se divertir et développer leurs aptitudes, selon Tom Best. (Photo d’archives)

Photo : Radio-Canada / Ariana Kelland

Hormis les salaires, il ajoute que le budget alloué aux bibliothèques des pénitenciers est d’environ 1500 $ par an.

La supervision des bibliothécaires permet aux détenus de développer leurs aptitudes en lecture et de continuer à lire, ce qui leur sera essentiel dans la vie en sortant de prison, déclare-t-il.

Son association fournit gratuitement depuis 18 ans des livres d’auteurs canadiens aux pénitenciers, que ce soit des romans, des recueils de poèmes, des livres scolaires ou des livres de développement personnel.

Les ouvrages sont en français ou en anglais, et les auteurs autochtones et afro-canadiens sont particulièrement prisés. L’association en a fait acheminer près de 250 000 au cours des trois dernières années.

Tom Best pense en outre que les livres offerts aux détenus sont désuets et offrent un choix restreint.

Une agente correctionnelle devant la porte d’une prison.

Sans rien enlever au travail des bibliothécaires, Tom Best dit qu’il aimerait que des agents correctionnels fassent un peu de bénévolat dans les bibliothèques carcérales pour continuer d’aider les détenus. (Photo d’archives)

Photo : La Presse canadienne / Lars Hagberg

À ce sujet, le Service correctionnel s’engage à investir dans de nouvelles collections de livres plus actuelles grâce à des partenariats avec des bibliothèques municipales.

Tom Best ajoute que l’accès à des ressources numériques n’est pas aussi facile que le prétend le Service correctionnel, puisque les détenus n’ont pas accès à Internet sans supervision et que les heures d’ouverture des bibliothèques en prison sont limitées.

Les livres aujourd’hui sont de plus en plus disponibles en format numérique pour des raisons de commodité et de rentabilité, mais comment voulez-vous y avoir accès sans Internet? Le service correctionnel ne montre aucun appétit pour changer les choses, déclare-t-il.

Le bénévolat comme solution?

Il aimerait même voir les gardiens faire un peu de bénévolat dans les bibliothèques, mais sans leur uniforme, pour remplacer — s’il le faut — les bibliothécaires et garder ces lieux ouverts pour favoriser les aptitudes en lecture et l’apprentissage des détenus avant leur éventuelle libération.

En théorie, tout citoyen peut faire du bénévolat dans des pénitenciers, mais leur présence — contrairement à celle des agents correctionnels — comporte deux obstacles majeurs à surmonter : la sécurité et le risque de contrebande.

Tom Best admet que les détenus ont commis de graves crimes, mais il n’en demeure pas moins, selon lui, qu’ils méritent le respect fondamental de leur dignité humaine.

Des usagers et des livres.

Les livres de Book Clubs for Inmates sont en français ou en anglais, et les auteurs autochtones et afro-canadiens sont sélectionnés en particulier pour les pénitenciers. (Photo d’archives)

Photo : Radio-Canada / Guillaume Croteau-Langevin

Je crains qu’on ait jeté le bébé avec l’eau du bain et que les prisonniers doivent relever des défis encore plus grands en sortant de prison s’ils n’ont pas appris à lire, à remplir un formulaire et à se débrouiller seuls, dit-il.

Le Bureau de l’enquêteur correctionnel du Canada n’a pu réagir à l’abolition de ces postes, parce qu’Ivan Zinger a démissionné en novembre et que son successeur n’a pas encore été choisi.

Dans un courriel, une porte-parole écrit que l’enquêteur correctionnel ne s’est jamais prononcé à cet égard, mais que son Bureau compte suivre la question de près et étudier toute plainte qui pourrait être déposée à ce sujet.

Les porte-parole du Parti conservateur du Canada et du Nouveau Parti démocratique en matière de justice n’ont pas répondu à nos demandes de commentaires.

Read Entire Article

         

        

Start the new Vibrations with a Medbed Franchise today!  

Protect your whole family with Quantum Orgo-Life® devices

  Advertising by Adpathway