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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayLe chemin de fer du futur train à grande vitesse (TGV) entre Montréal et Ottawa traversera environ 1700 propriétés, dont au moins 500 terres agricoles, confirme pour la première fois Alto.
Ces informations sont sorties tout droit de la bouche du président-directeur général de la société d’État, Martin Imbleau, jeudi lors d’une entrevue avec Radio-Canada Québec.
Questionné sur le nombre d’expropriations à prévoir le long du tracé du TGV entre Québec et Toronto, le PDG a répondu qu’Alto devra acquérir partiellement environ 1700 propriétés entre Montréal et Ottawa.
Là-dedans, il y a à peu près 30 à 40 % d’agriculteurs, c’est à peu près 500 agriculteurs, quelque chose comme ça, a lancé Martin Imbleau.
On est beaucoup plus avancé sur le premier segment entre Montréal et Ottawa. L’ingénierie commence à prendre forme.
Au lendemain de ces propos, un porte-parole d’Alto, Philippe Archambault, a corroboré les chiffres avancés par le PDG, tout en précisant qu’il s’agit d’une estimation pour le moment.
M. Archambault ajoute que les propriétés ciblées pourraient se situer dans la future emprise de 60 mètres du réseau.

Le président-directeur général d'Alto, Martin Imbleau, lors de son passage à Ottawa à la fin du mois de janvier. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Francis Ferland
Si ça s’avère, c’est beaucoup
Le vice-président de l’Union des cultivateurs franco-ontariens (UCFO), Michel Dignard, se dit surpris par les chiffres avancés par le PDG d’Alto, surtout qu’il a eu la chance de lui parler en début de semaine dernière.
C’est la première fois que j’entends ça. On en a parlé au début de la semaine et il ne parlait pas de ça pantoute, déplore-t-il.
Si ça s’avère, c’est beaucoup, estime Michel Dignard.
De la manière qu’ils parlent, ils savent pas mal où ils passent, mais ils ne le disent pas.
Le cultivateur s’inquiète pour lui et ses collègues qui viennent de débuter la saison des semences dans un contexte d’incertitude.
Nous autres, en agriculture, on commence au printemps. C’est pas le temps de stresser les agriculteurs pour ça, indique Michel Dignard.
Des visites qui inquiètent
Alto a annoncé à la fin mars qu’elle demandera l’accès à des terres privées pour effectuer des tests environnementaux afin d’évaluer, notamment, la qualité des sols et des cours d’eau, en plus d’étudier la faune et la flore.
La société d’État fédérale a précisé que cela ne signifie pas nécessairement que les rails passeront sur les terrains visités. Cela n’empêche pas les membres de l’UCFO d’être anxieux face à la situation, selon M. Dignard.
Les agriculteurs sont nerveux comme c’est là. Ça appelle pas mal steady. Il y en a plusieurs qui ont appelé. Il y en a un qui a eu quatre demandes pour différents terrains qu’il avait. Ça fait peur, poursuit M. Dignard.

Michel Dignard est le vice-président de l'Union des cultivateurs franco-ontariens. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Anne-Louise Michel
Autre rencontre à venir entre l'UCFO et Alto
Alto prévoit que le tracé de plus de 1000 kilomètres entre Québec et Toronto sera d’une largeur de 60 mètres.
60 mètres, c’est pas large, mais ça dépend où ils passent sur le terrain des agriculteurs, nuance Michel Dignard.
Ils peuvent passer à travers un champ de 100 acres et là, il y a un 10-15 acres dont tu ne peux plus te servir jamais parce que, de l’autre bord, ce sont tes voisins. Cet agriculteur-là, il va être puni de 15 acres sur 100 acres, donne-t-il en exemple.
L’agriculteur précise que l’UCFO doit rencontrer à nouveau M. Imbleau au cours des deux prochaines semaines dans une volonté de la société d’État de maintenir un dialogue avec les agriculteurs.
D’ailleurs, le jour même où Martin Imbleau dévoilait les impacts potentiels de la construction du premier TGV au pays pour les propriétaires fonciers, la société qu’il dirige acheminait une infolettre détaillant son engagement envers les communautés rurales.
Alto s’engage notamment à accorder la priorité aux ententes négociées de gré à gré plutôt que l’expropriation, offrir une indemnisation équitable à long terme qui couvre la juste valeur marchande des terrains acquis en plus de préserver un accès routier adapté aux exploitations agricoles directement impactées.


1 month ago
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