PROTECT YOURSELF with Orgo-Life® QUANTUM TECHNOLOGY
Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayLe rapport final de la Commission sur l’avenir du sport au Canada, dévoilé mardi, insiste sur la « nécessité d’un nouveau leadership » à l’échelle nationale pour corriger les erreurs d’un système « complexe et fragmenté ». Une approche centralisée de la gouvernance du sport, sous l’égide d’un seul ministère et avec une société d’État, est préconisée.
L’organisme fédéral qui gère le sport au Canada, Sport Canada, est une direction générale au sein du ministère du Patrimoine canadien, rappelle le rapport de la commissaire Lise Maisonneuve. Dans certains cas, un secrétaire d’État ou un ministre d’État détient ce portefeuille, ce qui diminue l’importance du sport au sein du cabinet fédéral, puisque ces postes n’ont pas nécessairement d’autorité ou de présence au sein du cabinet.
Le roulement fréquent des ministres fédéraux et les objectifs politiques à court terme déstabilisent encore davantage le système, le laissant sans vision durable ni direction claire.
L’activité physique, elle, est sous la responsabilité de ministère de la Santé, par l'intermédiaire de l’Agence de la santé publique du Canada, souligne aussi le rapport.
La Commission, comme elle l’avait fait dans son rapport préliminaire, propose que le sport et l’activité physique soient gérés par un seul ministère fédéral, étant donné leur interdépendance. Cette voie est essentielle pour une politique coordonnée, une meilleure orientation nationale et une approche cohérente, et ce, du niveau communautaire jusqu’à la haute performance, insiste le rapport.
Les décisions en matière de sport et d’activité physique […] ne doivent pas subir l’influence et la pression indue du milieu politique, martèle aussi la Commission. Plus important encore, il doit y avoir un leadership unique pour le sport et l’activité physique au Canada afin de clarifier et d’accroître la reddition de comptes.
La Commission propose donc qu’une entité sportive centralisée gère le sport et l’activité physique à l’échelle nationale, pour améliorer l’efficacité, réduire les redondances et clarifier les responsabilités, et générer des gains d’efficacité.
La Commission suggère que cette entité centralisée soit une société d’État. Parce qu’elle fonctionne de façon autonome par rapport au gouvernement, elle permet de réduire l’incidence de l’ingérence et des pressions politiques dans le processus décisionnel, souligne-t-elle.
Une société d’État créée par voie législative a aussi l’avantage de diminuer les risques que son financement soit modifié. Cela assure une stabilité à l’entité et une prévisibilité financière. Un avantage supplémentaire de la société d’État est la possibilité d’explorer de nouvelles sources de revenus à mesure que la portée et que le mandat de l’entité évoluent.
Améliorer le système et le rendre plus sécuritaire
La Commission sur l’avenir du sport au Canada a procédé à un examen du système sportif canadien pour formuler des recommandations en vue d'améliorer le système lui-même et d'améliorer aussi la sécurité dans la pratique du sport.
Comme nous l’avons découvert au cours de nos travaux, ces deux questions sont étroitement liées, a souligné la commissaire Maisonneuve.
Annoncée en décembre 2023 par l’ancienne ministre fédérale des Sports, Carla Qualtrough, la Commission faisait partie des diverses mesures prises par le gouvernement fédéral en réponse à une vague de signalements de mauvais traitements et d’abus, tant actuels qu’historiques, qui ont fait surface après les Jeux olympiques d’hiver de 2022 à Pékin.
Plus de 1000 personnes, dont 175 victimes d’abus et de maltraitance, ont été interrogées dans des consultations à l'échelle du pays. La Commission a aussi réalisé un sondage public, organisé un sommet et publié deux rapports publics sur une période de près de deux ans.
Nous avons écouté, et ce que nous avons entendu était déchirant, a reconnu Mme Maisonneuve.
Notre examen a révélé que le système sportif canadien est défaillant, fragmenté et, dans sa forme actuelle, non viable. Dans de nombreux contextes, et pour beaucoup trop de personnes, il a causé et continue de causer un préjudice réel et durable.
Le rapport a formulé 98 recommandations pour une réforme progressive étalée sur 5 ans, à compter de maintenant.
En plus de la création d'une société d'État, les mesures immédiates comprennent la consolidation du mentorat, l’augmentation du financement du sport de haut niveau et du sport communautaire, ainsi qu’une collaboration accrue entre les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux afin de rendre le sport plus sécuritaire.
Le sport au Canada se trouve à la croisée des chemins. Les Canadiens s’attendent à une transformation significative et concrète.
Le financement fédéral du sport n'a pas suivi le rythme de l'inflation ni celui des responsabilités croissantes des organismes sportifs au fil des années, note aussi le rapport.
Un système sportif sous-financé est un système sportif dangereux, a affirmé la commissaire Maisonneuve.
Il est également nécessaire d'accroître les investissements dans le sport communautaire afin de renforcer le système sportif canadien et de promouvoir l'accès et l'inclusion, a conclu Mme Maisonneuve.
Ce rapport indique clairement qu’on doit prendre des mesures, partout au pays, pour corriger des lacunes de longue date en matière de sécurité, de gouvernance et de reddition de comptes dans l’ensemble du système sportif, a déclaré Adam van Koeverden, secrétaire d’État aux Sports. Nous acceptons les conclusions de la Commission et allons maintenant étudier attentivement ses recommandations et mettre en œuvre les mesures qui doivent être prises pour rehausser la sécurité dans le sport et améliorer le système sportif canadien à tous les chapitres.
Avec les informations de La Presse canadienne


2 months ago
15





















English (US) ·
French (CA) ·
French (FR) ·