PROTECT YOURSELF with Orgo-Life® QUANTUM TECHNOLOGY
Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayAlors que les compressions dans le suivi de la qualité des cours d’eau au Québec se précise, des voix s’élèvent pour s’opposer à la décision du ministère de l’Environnement. Le maire de Drummondville estime que Québec « a le fardeau » de justifier et d’expliquer sa décision.
Radio-Canada rapportait la semaine dernière que la qualité de l'eau ne sera plus analysée dans la majorité des stations d'échantillonnage du bassin versants de la rivière Saint-François.
Le ministère de l'Environnement procède à des compressions dans le Réseau-Rivières. Mis en place en 1967, il permet de fournir des données sur l’évolution de la qualité des cours d’eau du sud du Québec. Les niveaux élevés de phosphore, qui favorisent la prolifération de cyanobactéries, sont notamment scrutés. La présence de coliformes fécaux, qui peuvent rendre l'eau impropre à la baignage, sont aussi examinés.
Les coupes seraient généralisées à l’échelle de la province. Selon une compilation effectuée par le Conseil de gouvernance de l’eau des bassins versants de la rivière Saint-François (COGESAF) auprès de 17 organismes de bassins versants, une cinquantaine de stations auraient été coupées. Nous, on qualifie cela de tsunami, se désole la directrice de projets au COGESAF, Julie Grenier.

La directrice de projets au Conseil de gouvernance de l’eau des bassins versants de la rivière Saint-François, Julie Grenier
Photo : Radio-Canada / Thomas Deshaies
Le ministère de l’Environnement n’a pas été en mesure de confirmer les chiffres et de transmettre le bilan des stations qui seront mises de côté. Le ministère affirme que la planification des suivis est toujours en cours.
Le maire de Drummondville surpris
Le maire de Drummondville, Jean-François Houle, s’étonne que la municipalité n’ait pas été informée en amont de la décision du ministère.
Il estime que Québec doit faire preuve de transparence. Le ministère de l’Environnement aura le fardeau de prouver que ces coupes n’affecteront pas la qualité de l’eau en général pour nos citoyens, ce qui n’est pas évident.

Le maire de Drummondville, Jean-François Houle (photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Zoé Bellehumeur
Le ministère de l’Environnement a le fardeau de prouver que le nombre de stations qu’ils conservent va suffire.
Le maire se veut toutefois rassurant : la municipalité fait ses propres analyses pour les plages.
« Une mauvaise nouvelle »
La professeure à l’Université de Sherbrooke Céline Guéguen, qui s’intéresse aux enjeux de l’eau, déplore la situation. Elle estime qu’il pourrait être pertinent, si possible, que le milieu universitaire prenne la relève.
C’est une mauvaise nouvelle parce que le suivi temporel de la qualité de l’eau des rivières sur l’ensemble du territoire du Québec était une excellente base de données pour nous.
La présidente de Memphrémagog Conservation, Johanne Lavoie, juge que la perte de données sur un des tributaires du lac Memphrémagog compromet le suivi rigoureux d’une source d’eau potable essentielle pour près de 185 000 personnes en Estrie.

Le lac Memphrémagog est une source d'eau potable importante en Estrie. (photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Laurie Dufresne
Le co-porte-parole de l’organisme Vers un Val Vert, Pierre Avignon, aurait plutôt souhaité une augmentation du nombre d’analyses. Ce n’est vraiment pas une bonne façon de faire [réduire les échantillonnages] pour assurer un sain débat démocratique.
« C'est à l'environnement qu'on s'attaque »
Le président régional du Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec, Frédérick Dagenais, affirme que ces compressions s’inscrivent dans un contexte général de restrictions budgétaires au ministère. On coupe allègrement dans l’environnement, dénonce-t-il. On veut débâtir la fonction publique. C’est à l’environnement qu’on s’attaque dans ce cas-ci.

La qualité de l'eau ne sera plus analysée à 5 des 8 stations d’échantillonnage du bassin versant de la rivière Saint-François.
Photo : Radio-Canada / Laurence Trahan
L’enjeu devrait être abordé à la prochaine rencontre du conseil municipal de Sherbrooke, selon la conseillère municipale Karine Godbout.
Du côté de Magog, le coordonnateur de la division environnement, Médhavi Dussault, assure que la Ville administre sa propre station d’échantillonnage. C’est sûr que c’est une situation qui est décevante de voir que le ministère se retire de ses prélèvements, indique-t-il. On a un programme de qualité d’eau qui est assez complet et avec ce qu’on a en place, on est confiant d’avoir un bon aperçu de la qualité de l’eau sur le territoire.
Optimiser les ressources
Dans une déclaration écrite, le ministère de l’Environnement précise que dans un contexte de gestion efficiente des effectifs, le Ministère prend soin d’optimiser les ressources disponibles et d’ajuster ses pratiques, et ce, sans compromettre la fiabilité et la rigueur scientifiques des suivis.
La planification du Réseau-rivières aura pour objectif de concentrer les efforts de suivis là où les enjeux sont les plus significatifs, d’appuyer l’évaluation des effets des interventions publiques, notamment en matière de pratiques agricoles et d’actualiser les connaissances relatives aux apports de contaminants vers le fleuve Saint-Laurent.
Cette année, le ministère dit vouloir concentrer les suivis là où les enjeux sont les plus significatifs.


2 months ago
14

























English (US) ·
French (CA) ·
French (FR) ·