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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayL'Ontario a confirmé avoir décelé une vingtaine de cas de COVID-19 causés par le variant BA 3.2, surnommé « Cicada », entre le 18 janvier et le 14 février 2026.
Ce nouveau variant, issu de celui appelé Omicron, a été identifié pour la première fois en novembre 2024 en Afrique du Sud. Il a commencé à se propager dans le monde en 2025 et est désormais présent dans 23 pays. Aux États-Unis, il circule dans 29 États.
Le BA 3.2 n’aurait pas encore été détecté au Québec. Notons toutefois que la province a mis fin à sa surveillance des eaux usées il y a un an et que le nombre de tests réalisés y est très bas.
À ce jour, le nombre de cas causés par le variant BA 3.2 demeure bas et rien n'indique qu’il provoque une forme plus grave de la maladie que les variants antérieurs.
Par contre, les vaccins actuels contre la COVID-19 sont conçus pour protéger contre les souches de la lignée JN.1 du virus. Le BA 3.2 est suffisamment différent de ces souches pour contourner une partie de l'immunité acquise grâce à la vaccination ou à une infection antérieure.
De plus, les chercheurs du monde entier accumulent de plus en plus de données probantes sur la manière dont ce virus affecte les adultes et les enfants à court et à moyen terme.
Effets cardiaques de la COVID-19
Si la COVID-19 se transmet principalement par voie respiratoire, de plus en plus d’études montrent que l'infection au coronavirus SRAS-CoV-2 a des effets importants sur le cœur.
Par exemple, une récente revue systématique (nouvelle fenêtre) montre une augmentation de 35 % du risque d'insuffisance cardiaque après une infection à la COVID-19.
Une étude de l'American Heart Association menée auprès de 100 000 Américains (vaccinés et non vaccinés) montre que, dans les 90 jours suivant une infection à la COVID-19, le risque de crise cardiaque est cinq fois plus élevé.
En contrepartie, l'analyse des chercheurs suggère que les vaccins n'augmentent pas de manière significative le risque d'infarctus du myocarde; en fait, ils semblent offrir une protection.
C’est aussi le constat d’une étude suédoise, (nouvelle fenêtre) qui conclut que la vaccination réduit considérablement le risque de complications cardiovasculaires graves.
Ces plus récentes études viennent appuyer les conclusions d’études antérieures, comme celle de 2022 (nouvelle fenêtre) portant sur 154 000 anciens combattants américains. Selon cette étude, les vétérans présentaient un risque plus élevé de troubles cérébrovasculaires, d’arythmie, de cardiopathie ischémique et non ischémique, de péricardite, de myocardite, d’insuffisance cardiaque et de maladie thromboembolique, jusqu’à un an après leur infection.
Les risques étaient les plus élevés chez les personnes ayant été hospitalisées, mais celles qui avaient présenté des symptômes légers étaient tout de même plus susceptibles de développer des troubles cardiaques.
Par ailleurs, une vaste étude menée en Colombie-Britannique (nouvelle fenêtre) a révélé qu’une infection au SRAS-CoV-2 était associée à un risque accru de 34 % d'événements cardiovasculaires majeurs.
Ce risque est aussi présent chez les enfants. Si de rares cas d’inflammation cardiaque chez les jeunes dans les semaines après la vaccination contre la COVID-19 ont fait grand bruit, une vaste étude britannique (nouvelle fenêtre) montre plutôt que les enfants et les adolescents sont davantage susceptibles de développer des problèmes cardiaques et inflammatoires après une infection à la COVID-19 qu’après avoir été vaccinés.
Des effets sur le développement des enfants
Si les enfants sont généralement moins susceptibles de développer de graves complications à cause de la COVID-19, de plus en plus d’études montrent qu’une infection au SRAS-CoV-2 n’est pas sans conséquences chez les tout-petits et les jeunes.
Plusieurs études (nouvelle fenêtre) montrent que des maladies virales, comme la grippe H1N1 et la maladie à virus Zika, contractées pendant la grossesse, augmentent le risque de troubles neuropsychiatriques chez les enfants. Dans le cas de la COVID-19, des chercheurs commencent à établir les mêmes liens.
C’est le cas d’une récente étude américaine (nouvelle fenêtre) qui a comparé la santé des enfants nés avant et pendant la pandémie de COVID-19. Notons qu’aucune des femmes infectées et analysées dans le cadre de cette étude n'avait été vaccinée contre la COVID-19.
Selon l'analyse des responsables de cette étude, 14 % des tout-petits du groupe prépandémique présentaient un risque élevé de retard de développement, contre 51,6 % dans le groupe COVID-19.
Une autre étude américaine (nouvelle fenêtre) estime que les enfants nés de mères ayant contracté la COVID-19 pendant leur grossesse présentent un risque accru de troubles du développement, de retards de langage, d'autisme et de troubles moteurs avant l'âge de 3 ans.
Une étude californienne (nouvelle fenêtre) estime que l'exposition prénatale à l'infection par le SARS-CoV-2 pourrait augmenter le risque de troubles du spectre de l'autisme chez les filles.
En contrepartie, plusieurs études (nouvelle fenêtre), dont une récente portant sur plus de 140 000 nourrissons en Norvège (nouvelle fenêtre), confirment que la vaccination contre la COVID-19 pendant la grossesse offre une protection aux bébés au cours de leurs premiers mois de vie.

Un enfant américain reçoit une dose du vaccin Moderna contre la COVID-19 en 2025.
Photo : Reuters / Hannah Beier
La vaccination n'augmente pas le risque de cancer ou de mort soudaine
De nombreuses études confirment que la vaccination contre la COVID-19 a un effet protecteur contre les conséquences graves et que les risques liés à la vaccination sont faibles.
Par exemple, une étude française (nouvelle fenêtre) portant sur plus de 28 millions d’adultes âgés de 18 à 59 ans confirme qu’il n’y a eu aucune augmentation du risque de décès par cancer, maladie cardiaque, accident ou toute autre catégorie majeure quatre ans après leur vaccination.
En fait, les personnes vaccinées couraient 74 % moins de risques de mourir d'une forme grave de la COVID-19 et avaient des taux de décès par cancer légèrement plus bas que les personnes non vaccinées.
Des chercheurs canadiens (nouvelle fenêtre) ont par ailleurs analysé les données concernant des millions d'Ontariens et ont démontré que la vaccination contre la COVID-19 n'était pas associée à un risque accru de mort subite.
Plus de 105 millions de doses de vaccin contre la COVID-19 ont été administrées au Canada entre décembre 2020 et décembre 2023, et les données montrent que les effets indésirables ont été extrêmement rares.
Un peu plus de 58 000 effets indésirables ont été signalés pendant cette période (0,056 % de l'ensemble des injections); 11 702 d'entre eux étaient considérés comme graves (0,011 % des vaccins administrés).


2 months ago
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