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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayLe conseiller spécial du président Donald Trump en matière de commerce, Peter Navarro, a menacé, mardi, le Canada de représailles encore plus sévères si le pays « s’ingère » dans les élections américaines de mi-mandat de novembre.
Celui qui a été surnommé « Monsieur Tarifs » n'a cependant pas précisé quelle forme prendrait, selon lui, cette hypothétique ingérence électorale.
M. Navarro, qui a multiplié les critiques envers Ottawa par le passé, a lancé cette nouvelle mise en garde au cours d'une conférence économique à Washington, alors qu'il parlait de la politique commerciale de l’administration Trump.
Foutez le camp de notre pays, a-t-il dit à l'endroit des Canadiens qui œuvrent dans le milieu du lobbyisme à Washington.
Le problème, c’est que vous faites du lobbying dans ce pays et que vous avez obtenu des résultats par le passé, et vous pensez pouvoir continuer à le faire, a-t-il lancé.
Avis au Canada : vous ne pouvez pas faire ça. C’est terminé, a-t-il ajouté.
Et si vous vous ingérez dans nos élections au Maine ou au Michigan, vous le paierez encore plus cher.
Ces deux États, au centre de luttes sénatoriales serrées, ont subi les contrecoups de la guerre tarifaire lancée par le président américain en raison de leurs liens économiques étroits avec le Canada.

Le Michigan, où le président américain s'est rendu en juillet, est le théâtre d'une lutte sénatoriale serrée. (Photo d'archives)
Photo : Getty Images / Andrew Harnik
La sortie de Peter Navarro survient quelques heures après l'entrée en vigueur d'une interdiction ciblant l'importation de certains produits canadiens, la plus récente salve dans le conflit commercial qui oppose le Canada à son puissant voisin.
Les États-Unis ont par ailleurs eux-mêmes fait l'objet d’allégations d’ingérence dans la politique canadienne. Plus tôt cette année, des séparatistes albertains ont affirmé avoir eu, à plus d'une reprise, des discussions avec le département d'État américain.
Au cours des derniers jours, des allégations d'ingérence américaine ont en outre ébranlé la campagne électorale au Québec, après des révélations du Journal de Montréal sur des publications d'un groupe de réflexion américain, qui a appelé à soutenir le Parti québécois dans le but d’affaiblir le Canada.
Critiques tous azimuts
Peter Navarro, qui a dit aimer les Canadiens, ne s'est pas tenu à un avertissement.
Selon CBC, il a notamment laissé entendre que le premier ministre canadien, Mark Carney, et son homologue ontarien, Doug Ford, agissaient par opportunisme politique plutôt que dans l’intérêt de la population canadienne.
Depuis le début du conflit commercial, le premier ministre ontarien a multiplié les critiques envers Donald Trump, y compris au cours d'entrevues à la télévision américaine et dans une publicité qui a mis en furie le président américain.
Mark Carney et Doug Ford ne font que dire du mal de Donald Trump. C’est ce qu’ils font, et ensuite ils montent dans les sondages et pensent que c’est une stratégie gagnante, a avancé M. Navarro.
Nous, on regarde ça et on se dit : "Oh, ce n’est pas très intelligent. D’accord, faites comme vous voulez. Vous avez maintenant des droits de douane", a-t-il poursuivi.
Il n'a pas épargné les négociateurs canadiens. Vous ne pouvez simplement pas leur faire confiance, a dit celui qui a également conseillé Donald Trump au cours de son premier mandat. Ce dernier avait lancé la renégociation de l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) dès 2017.
Les attaques de Peter Navarro à l'endroit du Canada ne sont pas nouvelles.
Lundi, il a par exemple accusé les dirigeants canadiens de se mettre au lit avec la Chine et de lui céder leur pays. Ses propos contrastaient avec l'accueil exceptionnel réservé la semaine dernière par Donald Trump à son homologue chinois, Xi Jinping, dont le président américain dit chérir l'amitié.
En 2018, à l'issue du Sommet du G7 dans Charlevoix, Peter Navarro avait par ailleurs attaqué avec virulence le premier ministre canadien de l'époque, Justin Trudeau. Il y a une place spéciale en enfer pour tout dirigeant étranger qui s'engage de mauvaise foi dans la diplomatie avec le président Donald J. Trump et qui essaie de le poignarder dans le dos, avait-il déclaré sur les ondes de Fox News.
Ottawa n'entend pas s'excuser

Le ministre Dominic LeBlanc, à l'issue d'une rencontre à Washington avec le représentant américain au Commerce, Jamieson Greer, pour faire avancer les discussions commerciales, le 2 juin dernier.
Photo : Radio-Canada
Invité à réagir à l'affirmation de Donald Trump selon laquelle le Canada s'excusera aux États-Unis pour la façon dont il les a traités, le ministre fédéral du Commerce Canada–États-Unis, Dominic LeBlanc, a par ailleurs rejeté cette possibilité au cours d’un point de presse.
Je ne pense pas que le gouvernement du Canada va s’excuser de défendre les travailleurs et les entreprises canadiens et de protéger notre économie.
Lundi, le président américain a, une fois de plus, présenté son pays en victime des pratiques commerciales du Canada. Ils vont venir nous voir et ils vont dire : "Monsieur, nous sommes désolés", a-t-il prédit, disant croire que le Canada allait éliminer tous ses droits de douane d'ici quelques semaines.
Le mois dernier, le premier ministre Carney a suspendu les négociations commerciales avec les États-Unis, jugeant les plus récentes demandes inéquitables.
Avec les informations de CBC News


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