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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayDonald Trump a de nouveau repoussé son ultimatum à l'Iran, laissant à Téhéran jusqu'à mardi pour rouvrir le détroit d'Ormuz, sans quoi les États-Unis frapperont les infrastructures énergétiques et les ponts du pays.
S'ils ne font rien d'ici mardi soir, ils n'auront plus aucune centrale électrique, et aucun pont ne tiendra debout, a déclaré dimanche le président américain au Wall Street Journal.
M. Trump a ensuite publié un message laconique sur son réseau Truth Social, sans mentionner l'Iran ni donner d'autres détails : Mardi, 20 h, heure de l'Est!
Samedi, le milliardaire républicain avait déjà fixé son ultimatum à lundi 20 h avant que l'enfer ne se déchaîne.
Ce n'est pas la première fois que M. Trump change d'échéance : à la fin de mars, il avait repoussé de 10 jours son ultimatum, qui devait expirer lundi.
Le ministre iranien de la Culture, Sayed Reza Salihi-Amiri, a accusé le président d'adopter constamment des positions contradictoires.
Il semble que Trump soit devenu un phénomène que ni les Iraniens ni les Américains ne sont capables d’analyser pleinement.

Un pont de la ville de Karaj, à environ 35 km au sud-ouest de Téhéran, détruit par un bombardement le 3 avril 2026.
Photo : Getty Images / ATTA KENARE / AFP
Insultes
Le président n’y est pas allé de main morte, dimanche, en insultant l'Iran : Ouvrez le foutu détroit, espèce de salauds, ou vous vivrez en enfer – VOUS ALLEZ VOIR! a-t-il écrit sur Truth Social, en ajoutant : Gloire à Allah.
Plus tôt dimanche, lors d'un entretien avec un journaliste de la chaîne de télévision Fox News, le président a évoqué de bonnes chances de parvenir à un accord avec l'Iran lundi.
Lors du même entretien, M. Trump a affirmé avoir garanti l'immunité aux négociateurs iraniens, afin qu'ils ne soient pas visés par des frappes américano-israéliennes.
Quoi qu'il en soit, son ultimatum a été rejeté par le chef du commandement central iranien, le général Ali Abdollahi, qui a répondu sur le même ton : Les portes de l'enfer vont s'ouvrir pour vous.
S'adressant cette fois à la chaîne ABC, dimanche matin, le président a aussi affirmé que la fin de la guerre était une question de jours et non de semaines, mais qu'en l'absence d'accord, il procéderait à une vaste campagne de frappes.
On a demandé à Donald Trump s'il fixait des limites aux frappes, ce à quoi il a répondu : Très peu.
Diplomatie
Les menaces de M. Trump n'ont pas empêché une activité diplomatique, dimanche.
Oman, situé en face de l'Iran, a affirmé avoir discuté avec l'Iran de la réouverture du détroit d'Ormuz, tandis que le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, s'est entretenu par téléphone avec ses homologues pakistanais et égyptien, dont les pays mènent des efforts pour parvenir à une issue au conflit.

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, lors d'une session de la Conférence des Nations unies sur le désarmement, à Genève, le 17 février 2026.
Photo : Getty Images / VALENTIN FLAURAUD
Tandis que le Pakistan a annoncé la semaine dernière qu’il accueillerait prochainement des pourparlers entre les États-Unis et l’Iran, le ministère des Affaires étrangères a dit dimanche que ses efforts pour négocier un cessez-le-feu étaient en bonne voie.
Le compromis proposé prévoit une cessation des hostilités afin de permettre un règlement diplomatique, selon un responsable régional participant à ces efforts et un diplomate du Golfe renseigné sur la question.
Alors que le blocage du détroit fait flamber les cours du pétrole, la Russie, l'Arabie saoudite et six autres membres de l'OPEP+ doivent par ailleurs discuter, dimanche, pour déterminer s'ils augmenteront leur production.
En temps normal, 20 % du pétrole brut mondial transite par le détroit d'Ormuz.
Trump s'attire des critiques
Si M. Trump est habitué à ne pas mâcher ses mots dans ses propos quotidiens, son message du jour visant l'Iran a fait hausser plus d'un sourcil, particulièrement en ce dimanche pascal.
Joyeuse Pâques, les États-Unis. Pendant que vous partez à l'église pour célébrer avec vos amis et votre famille, le président des États-Unis déblatère comme un détraqué sur les réseaux sociaux, a asséné le chef de la minorité démocrate au Sénat, Chuck Schumer.
Il menace de commettre de potentiels crimes de guerre et d'aliéner nos alliés. Il est comme ça, mais cela ne représente pas qui nous sommes. Notre pays mérite bien mieux.

Chuck Schumer, chef de la minorité démocrate au Sénat (Photo d'archives)
Photo : Associated Press / J. Scott Applewhite
Pour le sénateur démocrate Chris Murphy, l'attitude du président est complètement démente.
L'élu du Connecticut, ardent détracteur de la guerre menée contre l'Iran, a dit : Si j'étais dans le gouvernement de Trump, je passerais Pâques à appeler des avocats en droit constitutionnel à propos du 25e amendement, qui prévoit un transfert du pouvoir si le président se trouve incapable de gouverner, notamment en cas de maladie.
Arrêter de vénérer le président
Les condamnations ne se sont d'ailleurs pas limitées aux démocrates. Marjorie Taylor Greene, ex-députée trumpiste au Congrès devenue depuis quelques mois une fervente critique de Donald Trump, a fustigé les propos du président, dimanche.
Le matin de Pâques, voici ce que le président Trump a publié. Tous ceux qui se disent chrétiens dans son gouvernement devraient se mettre à genoux, demander pardon à Dieu, arrêter de vénérer le président, et réagir à la folie de Trump, a déclaré cette figure ultraconservatrice sur X.
Le président n'est pas chrétien, et les chrétiens ne devraient pas soutenir ses paroles ni ses actes, a ajouté cette opposante aux interventions militaires des États-Unis à l'étranger.
D'autres se sont réjouis en revanche du message de Donald Trump, comme Laura Loomer, une influenceuse conservatrice qui s'est décrite par le passé comme fière islamophobe.
J'ai voté pour ça, a-t-elle écrit sur X, exhortant à bombarder les djihadistes pour les ramener à l'âge de pierre, où leur mentalité est restée.
Avec des informations de l'Agence France-Presse, de Reuters et de La Presse canadienne


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