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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayLe transport d’un béluga d’une installation à une autre n’est pas chose facile. Une logistique impressionnante entoure l’événement afin de préserver le bien-être de l’animal et son confort.
En 2021, cinq bélugas ont quitté le parc d’attractions de Marineland à Niagara Fall pour rejoindre l’aquarium de Mystic, au Connecticut. Un voyage de 800 kilomètres que les bélugas toujours en Ontario pourraient bientôt refaire.
Les 30 bélugas et les quatre dauphins attendent toujours d’être transférés dans une autre institution.
En janvier 2026, Marineland a reçu une autorisation conditionnelle de la ministre des Pêches du Canada, Joanne Thompson, pour le transfert éventuellement des cétacés.

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Avec l’aide des soigneurs, le béluga est placé dans une civière avec une ouverture pour la tête, les nageoires et la queue. Les rebords sont matelassés pour éviter les frictions selon les recommandations de la CCPA.
Photo : Associated Press / Jason Decrow
Le parc serait d’ailleurs en pourparlers avec l’aquarium Shedd de Chicago, l’aquarium de Géorgie à Atlanta, l’aquarium de Mystic au Connecticut et SeaWorld, qui possède plusieurs établissements aux États-Unis.
Du bassin à un conteneur

En 2021, l’eau du bassin de Marineland a été abaissée pour manipuler plus facilement les bélugas. À gauche de la photo, on peut apercevoir trois autres bélugas qui seront transportés à l’aquarium de Mystic.
Photo : Jennifer Hayes - National Geographic
Quelques jours avant le départ, le niveau d’eau du bassin est abaissé ou une plateforme est utilisée, explique Émilie L. Couture, vétérinaire en médecine zoologique et professeur en santé de la faune pour l’Université de Montréal. Il y a différentes étapes qui peuvent être faites pour que le jour du transport, ce ne soit pas l’entièreté du processus qui est nouveau et qui pourrait provoquer un grand stress. Mme Couture ajoute qu’on peut désensibiliser l’individu à être partiellement à l’extérieur de l’eau, à avoir des manipulations, l’entraîner pour que ce ne soit pas quelque chose de négatif d’être dans le harnais.
[Le transport] peut représenter un stress de courte durée pour lequel, en général, les animaux sont assez résistants.
Le béluga est placé dans un hamac géant et est hissé hors de l’eau avec l’aide d’une grue qui dépose ensuite l’animal dans une unité de transport qui est comme une espèce de conteneur, comme le décrit Mme Couture. Au fond du conteneur, l’eau salée permet au béluga d’être en apesanteur et évite que tout son poids (jusqu’à deux tonnes) repose sur le hamac.
La civière [le hamac] vise à répartir la pression sur l’ensemble du corps [du béluga] ainsi que la suspension partielle dans l’eau pendant le transport.
Un géant des mers dans les airs

Les cétacés comme les bélugas sont installés chacun dans un conteneur, comme ici lors du déplacement des cinq bélugas du Marineland de Niagara Falls vers l’aquarium de Mystic au Connecticut.
Photo : Jennifer Hayes - National Geographic
Le voyage devrait être le plus court possible selon les recommandations du Conseil canadien de protection des animaux (CCPA).
Dans les transports précédents de dauphins ou de baleines, l’avion semble être la meilleure solution afin de parcourir rapidement les centaines de kilomètres qui peuvent séparer deux institutions.
Pour Mme Couture, l’expérience acquise au fil des années permet aujourd’hui de réunir les conditions les plus adéquates pour un transport sécuritaire et humanitaire pour les animaux .
Pendant le transport, ils vont être transportés individuellement. Ils peuvent être transportés en groupe dans différentes sous-unités de transport, mais ils vont avoir quelqu’un avec eux pour s’assurer de leur maintien.

En 2021, le transport des cinq béluga a été réalisé à deux reprises entre le parc Marineland en Ontario et l’aquarium de Mystic. Le transport avait duré 14 heures pour parcourir quelques 800 kilomètres entre les deux institutions.
Photo : Associated Press / Jason Decrow
Pendant le vol, la santé des mammifères marins est très surveillée par l’équipe vétérinaire : la fréquence respiratoire, le comportement de l’individu, explique Mme Couture. Elle rapporte aussi que les bélugas peuvent vocaliser un peu, d’après ses lectures sur de plus récents transports.
Même en n’étant pas nécessairement dans le même conteneur, il y avait des vocalisations entre les bélugas.
La peau des cétacés doit rester humide pendant tout le temps du trajet. Des tissus humides peuvent être posés sur la peau ou on peut mettre un peu d’onguent en périphérie des surfaces qui peuvent être un petit peu plus exposées à l’air pour s’assurer que ça ne dessèche pas, ajoute la vétérinaire.

Plusieurs personnes sont nécessaires pour la logistique et la santé de l’année de l’animal.
Photo : Associated Press / Jessica Hill
La température à l’intérieur de l’avion doit aussi être adaptée aux bélugas. Ces animaux évoluent en milieu arctique et sont adaptés à conserver leur température corporelle plus qu’à la dissiper , explique Mme Couture. Elle ajoute aussi que les nageoires qui sont les principaux sites d’échange de température avec l’environnement doivent rester humides.
Vers un nouvel aquarium

Les bélugas de Marineland transférés à l’aquarium de Mystic en 2021 ont été installés dans un réservoir d’acclimatation lors de leur arrivée.
Photo : Associated Press / Jason DeCrow
Chaque aquarium à son processus d’entrée en fonction de ses installations, d’après Mme Couture.
Les aquariums vont s’assurer que les [nouveaux] bélugas mangent individuellement, récupèrent du transport et qu’ils se familiarisent avec leurs nouveaux soigneurs. Il peut y avoir une petite période avant que les bélugas soient intégrés au reste du groupe selon la vétérinaire.
Des permis de transport pour un sujet controversé
Dans un courriel adressé à Radio-Canada, le ministère de la Pêche et des Océans précise qu’il faut deux permis pour exporter les cétacés du Canada :
- Un permis délivré en vertu de la Convention sur le Commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES) ;
- Un permis en vertu de la Loi sur les pêches où la ministre peut imposer des conditions sur l’obtention de ce permis, comme la non-reproduction des animaux ou l’interdiction de spectacles.
Les institutions qui veulent faire le transfert doivent avoir un plan bien détaillé pour toutes les étapes, avant même d’avoir le droit de faire un transport, surtout au niveau international.
Selon le CCPA, chaque cétacé transporté vers un nouvel établissement doit être évalué par les services vétérinaires. Le jour même d’un transport, il y a toujours une évaluation physique par un vétérinaire pour s’assurer que l’animal est apte à être transporté, précise Mme Couture.
La vétérinaire explique que l’institution qui reçoit l’animal peut aussi demander, une série de tests incluant un examen physique et probablement des examens sanguins pour avoir le portrait le plus global de la santé de l’animal avant le transfert.
À ce jour, aucune autorisation officielle n’a été accordée au parc Marineland pour le transfert international de ses bélugas et de ses dauphins. En octobre 2025, le parc menaçait d’euthanasier les 30 bélugas si le gouvernement fédéral ne leur trouvait pas une nouvelle institution.


2 months ago
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