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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayL'extrême droite étendra-t-elle son assise en France? Paris basculera-t-il à droite? Les alliances de gauche paieront-elles? Le second tour des élections municipales dimanche a valeur de premier test dans un paysage politique plus éclaté que jamais, à un an de la présidentielle.
L'immense majorité des 35 000 communes de France ont déjà choisi leur maire lors d'un premier tour marqué par une abstention historique de 42 % (hors période de la COVID-19).
Cependant, les résultats du second tour qui aura lieu dans 1580 communes, notamment les grandes villes, n'en seront pas moins disséqués par une classe politique convaincue, à l'instar du député de droite Pierre Juvin, qu'à partir de lundi prochain, la campagne présidentielle commence.
Favori annoncé par les sondages pour le premier tour de la présidentielle de 2027, le parti d'extrême droite Rassemblement national (RN) ambitionne d'asseoir sa dynamique au niveau local après être devenu le premier parti de France aux législatives de 2024.
Ce parti a fait réélire 10 de ses candidats et 14 autres l'ont emporté au premier tour.
Le RN sera en lice dans 260 localités dimanche, mais il livrera souvent bataille seul et sans grand réservoir de voix : la main tendue à la droite proposée par son président Jordan Bardella au soir du premier tour n'a reçu que peu de réponses.

Le président du Rassemblement national (RN), Jordan Bardella (à droite), a tendu la main à la droite en vue de ces élections municipales. (Photo d'archives)
Photo : Getty Images / Christophe Archambault
À Marseille, son candidat Franck Allisio talonnait le maire de gauche sortant Benoît Payan (36,7 % contre 35 %) dimanche dernier.
Toutefois, conquérir la deuxième ville de France s'annonce difficile, son adversaire bénéficiant du retrait du candidat de la gauche radicale Sébastien Delogu (11,9 %) et du maintien de celle de la droite et du centre Martine Vassal (12,4 %). Un sondage donnait vendredi une avance confortable à Benoît Payan au second tour (53 %, devant Franck Allisio à 39 %).
Le RN a aussi dans son viseur Toulon (180 000 habitants), où sa députée Laure Lavalette (42,05 %) a devancé ses adversaires d'au moins 12 points. En cas de succès, cette ville deviendrait la plus grande municipalité gouvernée par le RN.
Ce parti pourrait également voir un de ses alliés, Éric Ciotti, transfuge de la droite traditionnelle, emporter Nice, cinquième ville de France (360 000 habitants).

Les électeurs ont été appelés aux urnes pour le premier tour des élections municipales le 15 mars dernier.
Photo : Getty Images / CLEMENT MAHOUDEAU
Suspense à Paris
À Paris, la semaine d'entre-deux-tours a relancé le suspense. Une bascule dans la capitale, dirigée par la gauche depuis 25 ans, serait lourde de symboles.
Le socialiste Emmanuel Grégoire, ex-premier adjoint de la mairesse sortante Anne Hidalgo, est arrivé largement en tête du premier tour (38 %) devant Rachida Dati (25 %), ancienne ministre sous Nicolas Sarkozy et Emmanuel Macron. Cependant, à deux jours du scrutin, un sondage donnait les deux candidats au coude-à-coude (45,5 % pour M. Grégoire, 44,5 % pour Mme Dati).
Emmanuel Grégoire a refusé de s'allier à la candidate de la gauche radicale Sophia Chikirou (11,72 %), qui s'est maintenue, quand Rachida Dati a dégagé les obstacles à droite.
Cette insubmersible de la vie politique – qui comparaîtra en septembre en justice pour corruption et trafic d'influence passifs – a enregistré le ralliement du candidat de centre droit Pierre-Yves Bournazel (11,34 %) et le désistement de la candidate d'extrême droite Sarah Knafo (10,4 %), qui a appelé à chasser la gauche.
Elle bénéficie également du soutien implicite de la cheffe de file du RN, Marine Le Pen, qui a demandé à ses électeurs de faire barrage à la gauche.
Les appareils de la droite traditionnelle sont placés devant le dilemme d'éventuelles alliances avec l'extrême droite. Au deuxième tour, seules trois communes ont enregistré des fusions de listes de droite et d'extrême droite.

Rachida Dati a été ministre sous Nicolas Sarkozy et Emmanuel Macron. (Photo d'archives)
Photo : Reuters / Gonzalo Fuentes
À gauche, fusions et confusion
Le Parti socialiste (PS) paraît tout autant en peine de clarifier ses rapports avec ses rivaux de la gauche radicale (La France insoumise, LFI), dans la tourmente ces derniers mois après la mort d'un militant d'ultradroite à Lyon dans une bagarre avec des militants antifascistes et après des accusations d'antisémitisme contre son leader, Jean-Luc Mélenchon.
Si le dirigeant socialiste Olivier Faure a exclu tout accord national avec LFI, plusieurs de ses candidats ont fusionné avec des listes LFI comme à Lyon, troisième ville du pays, et Nantes. Certains se sont également ralliés au candidat LFI arrivé en tête, notamment à Toulouse, quatrième ville du pays.
Les programmes des listes avec lesquelles nous avons parfois fusionné ne comportent ni discrimination, ni racisme, ni antisémitisme, a justifié M. Faure.
À gauche, ces accords locaux en ont réjoui certains et ont suscité colère et confusion chez d'autres. Un des alliés des socialistes, l'eurodéputé Raphaël Glucksmann, a dénoncé des fusions ni éthiquement justes ni électoralement payantes.
Pour beaucoup, ces accords pourraient avoir des répercussions à l'heure de compter ses forces avant la présidentielle.
Un candidat déjà déclaré pour 2027 devrait sortir conforté : l'ancien premier ministre de centre droit Édouard Philippe, en position favorable pour être réélu maire du Havre.


2 months ago
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