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Pipeline : Ottawa et l’Alberta choisissent un tracé au sud de la Colombie-Britannique

2 weeks ago 13

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La première ministre de l'Alberta, Danielle Smith, et le premier ministre du Canada, Mark Carney, ont privilégié un tracé qui reliera les sables bitumineux du nord de l’Alberta au sud de la Colombie-Britannique, pour leur projet de construction d'un nouveau pipeline. Le trajet devrait suivre le tracé de l'actuel pipeline Trans Mountain.

Lorsque nous travaillons ensemble, le Canada est maître de son avenir, a déclaré Mark Carney.

L’Alberta estime que les travaux du pipeline, qui devraient débuter entre 2027 et 2029, devraient être terminés pour 2032 ou 2034.

Selon le premier ministre, ce pipeline générera plus de 200 milliards de dollars de nouveaux investissements directs au Canada et créera au moins 175 000 nouveaux emplois dans tout le pays.

L'Alberta a officiellement soumis le projet de pipeline, qui devrait transporter 1 million de barils par jour, au Bureau des grands projets, un organisme fédéral dont le but est d'accélérer la planification d'infrastructures d'intérêt national.

Ce futur oléoduc aura comme point de départ la municupalité de Burderheim, à une soixantaine de kilomètres au nord d'Edmonton, jusqu'à un port en eau profonde dans le sud ouest de la Colombie-Britannique.

Ce tracé est moins controversé que ceux plus au nord qui étaient aussi considérés, dont la première ministre Smith vantait les bienfaits économiques, mais qui risquaient de faire l'objet de contestations par les Premières Nations de la région.

Carte du tracé du projet d'expansion de l'oléoduc Trans Mountain, allant d'Edmonton à Burnaby.

L'oléoduc Trans Mountain transporte des produits pétroliers des environs d'Edmonton jusqu'au port de Burnaby, dans la région de Vancouver. Le nouveau pipeline devrait suivre le même tracé.

Photo : Radio-Canada

Il s'agit là d'une nouvelle étape dans ce projet, qui s'inscrit dans l'entente conclue entre le gouvernement fédéral et l'Alberta, qui prévoit également l'assouplissement de la tarification carbone pour les entreprises, et le lancement d'un projet de capture de carbone (nouvelle fenêtre).

Seulement 10 % privé

Le coût du projet est estimé entre 35,2 et 43,7 milliards de dollars, selon le document soumis par le gouvernement de l’Alberta au Bureau des grands projets. Ce montant inclut les imprévus, mais n'inclut pas l’indexation des coûts ni la provision pour les fonds utilisés pendant la construction, précise la province.

Jusqu’à maintenant, l’Alberta a investi 18,3 millions de dollars dans le projet. Ce genre de pipeline est très rentable, a assuré Danielle Smith.

À la signature de son entente avec Danielle Smith, Mark Carney avait insisté sur sa volonté qu'un partenaire privé finance le projet. C'est l'entreprise Pembina Pipeline qui a montré de l'intérêt.

Dans un communiqué l'entreprise indique que sa participation économique sera de 10 % pour la construction du pipeline. Une fois qu'il sera construit, l'entreprise pourrait se porter acquéreuse de 10 % de plus.

Le reste de la facture sera financée par de l'argent public : le gouvernement fédéral, le gouvernement de l'Alberta, ainsi que la Corporation Trans Mountain, une société de la Couronne.

Ce n'est pas une question de dépense fédérale, mais d'investissement, a ajouté Mark Carney.

Cette annonce survient alors que l’Alberta a longtemps demandé qu’un pipeline soit construit vers la côte nord de la Colombie-Britannique en raison de sa plus proche proximité des marchés asiatiques.

Cependant, jeudi matin, le gouvernement fédéral a signé un accord avec la Colombie-Britannique, selon lequel Ottawa s’engage à maintenir le moratoire sur les grands pétroliers dans le nord de la province, moratoire destiné à protéger les écosystèmes marins et côtiers.

Le chef de l’opposition officielle, Pierre Poilievre, a qualifié le maintien de ce moratoire de ridicule, car les pétroliers américains passent par ces mêmes eaux à partir de l’Alaska.

Transport Canada avait toutefois précisé en décembre dernier que les pétroliers peuvent légalement traverser la zone du moratoire tant que ces derniers ne s’immobilisent pas ou n’effectuent pas de chargement ou de déchargement.

Le premier ministre néo-démocrate de la province, David Eby, a déclaré qu'il ne s'opposerait pas au pipeline qui passera sur son territoire.

Avec des informations de Félix Gagné et de Raphaëlle Charbonneau

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