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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayLéon XIV a appelé dimanche « ceux qui ont le pouvoir de déclencher les guerres » à « choisir la paix » lors de son premier message de Pâques, la fête la plus importante du calendrier chrétien, assombrie cette année par le conflit au Moyen-Orient.
Du Timor oriental à l'Espagne, les catholiques du monde entier célèbrent cette fête commémorant la résurrection du Christ, dont la tonalité joyeuse est ternie par la guerre entre l'Iran, Israël et les États-Unis et ses répercussions régionales, qui a entrainé d'énormes restrictions pour les chrétiens.
Au Vatican, sur une place Saint-Pierre ornée de milliers de fleurs et sous un soleil radieux, Léon XIV a célébré la messe de Pâques pour la première fois depuis son élection, en mai 2025, dans une ambiance festive, accompagné des trompettes et de chants liturgiques.

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Le compte rendu d’Andréane Williams
Lors de sa traditionnelle bénédiction urbi et orbi (à la ville et à l'univers), le souverain pontife a dénoncé l'indifférence devant la guerre et ses conséquences.
Nous nous habituons à la violence, nous nous y résignons et nous devenons indifférents. Indifférents à la mort de milliers de personnes. Indifférents aux répercussions de haines et de divisions que les conflits sèment et à leurs conséquences économiques et sociales, a-t-il dit.
Léon XIV ne cite aucun pays ni région en crise
Rompant avec la tradition entretenue depuis des années par ses prédécesseurs, Léon XIV n'a cité aucun pays ni région en crise dans le monde. Il a annoncé la tenue d'une veillée de prière pour la paix, le 11 avril à la place Saint-Pierre, à Rome.
Depuis le balcon central de la basilique Saint-Pierre, il a ensuite souhaité Joyeuses Pâques aux fidèles en 10 langues, dont l'arabe, le chinois, le polonais et le latin, avant de s'offrir un bain de foule en papamobile dans les allées de la place, sous les acclamations de la foule.

Le pape Léon XIV salue la foule dans la papamobile après la messe de Pâques, dans le cadre des célébrations de la Semaine sainte, sur la place Saint-Pierre, au Vatican, le 5 avril 2026.
Photo : Getty Images / ANDREAS SOLARO
Tout au long de la Semaine sainte, le conflit au Moyen-Orient a pesé sur les célébrations. Samedi soir, pendant la veillée pascale, le chef de l'Église catholique a dénoncé les divisions créées par la guerre, l'injustice, la fermeture entre les peuples et les nations.
Huis clos
Ces derniers jours, le pape, natif de Chicago, a multiplié les appels diplomatiques, allant jusqu'à interpeller Donald Trump qu'il a invité à chercher une porte de sortie au conflit.
À Jérusalem, les célébrations liturgiques dans la basilique du Saint-Sépulcre, édifiée sur le lieu de la Résurrection de Jésus selon la tradition, se sont tenues à huis clos en raison de restrictions des rassemblements imposées depuis le déclenchement de la guerre avec l'Iran, le 28 février.

Le patriarche latin de Jérusalem, le cardinal Pierbattista Pizzaballa, préside une cérémonie de prière à l'occasion du dimanche des Rameaux à Jérusalem, le 29 mars 2026, après l'annulation de la procession traditionnelle du dimanche des Rameaux au départ du mont des Oliviers.
Photo : Getty Images / AMMAR AWAD
Dimanche matin, des barrages de la police israélienne, qui argue d'impératifs de sécurité, ont filtré les rares fidèles autorisés à s'approcher.
Pour beaucoup d'entre eux, ces mesures vident la célébration de sa substance. C'est très difficile pour nous tous, car c'est notre fête [...] C'est vraiment très dur de vouloir prier, de venir ici et de ne rien trouver. Tout est fermé, déplore, les larmes aux yeux, Christina Toderas, 44 ans, venue de Roumanie.
Le silence est presque absolu, seulement troublé au loin par les ravages que la guerre continue de causer sur la Terre sainte et déchirée, a déclaré samedi le patriarche latin de Jérusalem, le cardinal Pierbattista Pizzaballa, que la police israélienne a empêché d'entrer dimanche dernier, un incident qui a suscité un tollé international.

Les forces de sécurité israéliennes et les premiers secours se rassemblent sur le site d'une frappe iranienne dans le quartier d'Issawiya, à Jérusalem-Est, le 4 avril 2026.
Photo : Getty Images / AHMAD GHARABLI
Confiance
Au Liban, où les localités à majorité chrétienne du sud sont prises au piège des combats en cours depuis un mois entre Israël et le mouvement chiite Hezbollah, soutenu par l'Iran, les fidèles veulent garder espoir malgré tout, la plupart refusant de fuir.
À Debel, près de la frontière israélienne, les habitants ont préparé Pâques alors que résonnent sans relâche les bombardements autour du village, désormais presque totalement coupé du monde et dépendant de l'aide humanitaire.
La situation est tragique, a dit samedi à l'AFP un responsable de la ville, Joseph Attieh. Les gens sont terrifiés.
Malgré tout, nous avons confiance en Dieu a affirmé M. Attieh, car c'est le seul espoir auquel nous ne renoncerons pas. Selon lui, un convoi d'aide doit arriver dimanche à Debel, en présence du nonce apostolique – l'ambassadeur du Vatican.
À Dubaï, aux Émirats arabes unis, les messes sont annulées depuis vendredi et jusqu'à nouvel ordre comme suite aux directives du gouvernement. À Damas, elles ont été limitées à l'intérieur des églises, après des tensions dans une ville chrétienne du centre de la Syrie.
À Rome, Pâques ravive aussi la mémoire du pape François : en 2025, le jésuite argentin avait fait sa dernière apparition publique lors d'un ultime bain de foule sur la place Saint-Pierre le dimanche de Pâques, quelques heures avant sa mort.


2 months ago
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