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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayLes marchés mondiaux ont accueilli avec un enthousiasme très mesuré vendredi la perspective de nouvelles négociations entre l'Iran et les États-Unis, près de deux mois après le déclenchement d'une guerre qui a fait flamber les prix de l'énergie et ravivé les craintes inflationnistes.
Une reprise des pourparlers entre les deux belligérants se profile, avec l'envoi de négociateurs des deux camps au Pakistan, sans garantie de discussions directes.
En conséquence, le baril de WTI américain a reculé de 1,51 %, à 94,40 $, et le Brent, référence internationale, a modéré sa hausse, clôturé à 105,33 $ (+0,25 %).

Des navires et des pétroliers dans le détroit d'Ormuz, le 18 avril 2026, alors que l'Iran annonce avoir repris le « strict contrôle » du passage maritime.
Photo : Reuters / Stringer
Chaque fois que des négociations sont annoncées, le marché espère qu'elles aboutiront à une résolution du conflit, permettant ainsi la réouverture du détroit d'Ormuz et donc un déblocage de millions de barils du Golfe, relève pour l'AFP Andy Lipow, de Lipow Oil Associates.
Mais parallèlement, la prudence reste de mise et le marché ne semble pas vouloir tirer de conclusions hâtives avant la tenue de ces négociations.
La nervosité reste élevée en raison de la situation toujours opaque au Proche-Orient, et les investisseurs ne souhaitent pour l'instant pas prendre de risques importants, résume Andreas Lipkow, de CMC Markets.
Les négociations précédentes se sont soldées par un échec. Et le vice-président américain, J.D. Vance, qui avait mené les premiers pourparlers, est resté aux États-Unis, selon la Maison-Blanche.
L'Europe prudente, Wall Street célèbre Intel
Les bourses mondiales ont donc terminé en ordre dispersé. En Europe, Paris a fini à -0,84 %, Francfort, à -0,11 %, Londres, à -0,75 % et Milan, à -0,52 %.
Florian Ielpo, de Lombard Odier AM, note un ton globalement défensif cette semaine.
Le continent et ses entreprises sont structurellement plus exposés aux prix de l'énergie, rappelle-t-il.
L'inflation dans la zone euro a bondi à 2,6 % sur un an en mars (contre 1,9 % en février), selon les derniers chiffres d'Eurostat.
À Wall Street, l'histoire a été un peu différente.
Le Nasdaq (+1,63 %, à 24.836,60 points) et le S&P 500 (+0,80 %, à 7165,08 points) ont tous deux encore atteint un nouveau sommet vendredi. Seul le Dow Jones (-0,16 %) a été un peu à la traîne.
Ce sont les résultats des entreprises qui constituent l'un des moteurs les plus durables de la performance du marché, assure auprès de l'AFP Angelo Kourkafas, d'Edward Jones.
Le fabricant de semi-conducteurs Intel (+23,64 %, à 82,57 $) a été catapulté après avoir fait état de bons rendements trimestriels, interprétés comme un nouveau signe de redressement.
Dans son sillage, Advanced Micro Devices (AMD) a bondi de près de 14 %, Nvidia a gagné plus de 4 % et atteint un nouveau record en clôture, Micron s'est octroyé plus de 11 %.
Les actions américaines tiennent mieux que l'Europe, explique Florian Ielpo.
Semaine chargée en perspective
La semaine prochaine sera marquée par la réunion des grands banquiers centraux, qui ne relèveront sans doute pas les taux directeurs, mais qui émettront des commentaires sur les risques inflationnistes.
La semaine prochaine sera cruciale pour les grandes banques centrales, qui devront intégrer plus clairement les implications du conflit entre l'Iran et les États-Unis, ses conséquences sur les prix de l'énergie et les différentes économies, rappelle Patrick Munnelly, de Tickmill Group.
Le taux d'intérêt à échéance dix ans allemand, référence en Europe, restait stable, atteignant 3 %, au même niveau que la veille. Son équivalent américain était à 4,31 %, contre 4,32 % jeudi soir.
La semaine sera aussi l'une des plus chargées de la saison en ce qui concerne les résultats d'entreprises, qui pourront à nouveau apporter leur lot de mouvements.


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