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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayLa Ville de Montréal a révoqué le permis de l'entreprise Fer et Métaux américains inc. (AIM), où un incendie s'est déclaré jeudi matin, causant un imposant panache de fumée. L'administration municipale a invoqué son refus de se conformer aux normes environnementales provinciales.
Malgré les demandes répétées de mise aux normes faites par la Ville de Montréal depuis des années, des dépassements récurrents de BPC, de particules et de métaux continuent d’être mesurés à la limite de propriété du site de l’entreprise, a partagé le Service de l'environnement de la Ville, dans un communiqué.
Les BPC, ou biphényles polychlorés, sont des produits chimiques synthétiques dangereux pour la santé et pour l'environnement.
Une concentration de BPC dépassant 90 fois la valeur permise a été mesurée en novembre 2025, peut-on également lire dans le communiqué. De l'arsenic aurait également été détecté dans l'air à proximité de l'entreprise et retracé à celle-ci.
Montréal s'était initialement penchée sur le cas en octobre 2024. En mai 2025, la Ville avait annoncé à AIM son intention de suspendre et de révoquer d'autres permis qui lui avaient été accordés. La décision avait finalement été reportée, dans un souci d’économie des ressources judiciaires, peut-on lire dans le communiqué.

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L'avis de révocation de permis de l'entreprise a finalement été envoyé jeudi matin vers 8 h, un peu plus de deux heures après le début de l'incendie.
Est-ce qu'il y a un lien à faire entre la révocation du permis de l'entreprise et l'incendie? C'est un pur hasard, assure la porte-parole de la Ville de Montréal, Rosiane Tessier. Le processus de révocation d'un permis d'exploitation ne se fait pas sur un coin de table et l'envoi de l'avis était prévu depuis longtemps, explique-t-elle.
L'entreprise a maintenant 30 jours pour se conformer aux exigences de la Ville, sans quoi elle devra cesser ses opérations. Elle peut toutefois poursuivre ses activités pendant cette période.
Fumée blanche et mauvaise qualité de l'air
Selon Urgence-Environnement, l’incendie aurait été causé par une batterie et se serait propagé dans un amas de ferraille, mais le SIM n'a pas été en mesure de confirmer cette information pour le moment.
Cinquante-cinq pompiers et 24 camions ont été dépêchés sur les lieux. C'est sûr que c'est impressionnant, mais tout est sous contrôle, affirme Anik Vaillancourt, cheffe de section du Service de sécurité incendie de Montréal (SIM).
Le grand nombre de ressources déployées sur les lieux s'explique surtout par le type de matériaux en cause, explique-t-elle. Une seule alarme a été déclenchée et l'incendie n'a fait aucun blessé.

Anik Vaillancourt est cheffe de section au Service de sécurité incendie de Montréal.
Photo : CBC News
Dans une publication sur X, Santé Montréal a appelé la population à la prudence. En particulier, les personnes atteintes de maladies cardiaques ou respiratoires, les enfants âgés de 0 à 5 ans, les femmes enceintes, les personnes âgées et les travailleurs effectuant des activités à l’extérieur sont particulièrement à risque, avise l'organisation.
Dès jeudi matin, la nouvelle ministre de l'Environnement, Pascale Déry, se faisait rassurante sur X. Les risques d'émanation de contaminants sont contenus, a-t-elle écrit, indiquant tout de même suivre la situation de très près.
Même son de cloche de la première ministre Christine Fréchette, qui a été interrogée à ce sujet plus tard en journée, lors de son annonce sur le financement de l'Hôpital Maisonneuve-Rosemont. Pour l'heure, les échos que l'on a, c'est qu'on peut être rassurés.
Une entreprise au cœur de controverses
AIM, qui exploite de nombreux bâtiments dans l'est du Canada, est loin d'en être à sa première controverse.
Une situation similaire à celle de jeudi à Montréal s'était déjà produite au Nouveau-Brunswick, où le ministère de l’Environnement de la province avait révoqué le permis d'un centre de tri de Saint-Jean, à la suite d'un incendie en 2023.
Toujours à Saint-Jean, deux accidents de travail mortels sont survenus à quelques mois d'intervalle dans les années précédentes. La réaction du dirigeant d'AIM, Herbert Black, lui avait valu de nombreuses critiques à l'époque. Je ne suis pas Dieu, avait-il affirmé, déclinant toute responsabilité dans ces accidents.
Un autre décès était survenu dans la cour du centre de recyclage d'AIM à Laval en 2025.
Le gouvernement s'était également penché sur le permis d'exploitation d'un centre d'AIM à Moncton, et avait finalement décidé de ne pas le renouveler.
L'entreprise avait été mise à l'amende pour bruit excessif, cette fois à Matane.


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