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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayLa récipiendaire du prix Nobel de la paix, María Corina Machado, a promis l’ouverture d’« une nouvelle ère » au Venezuela dans l’espoir de convaincre de grandes entreprises pétrolières étrangères d’investir dans son pays.
La cheffe de l’opposition vénézuélienne a prononcé un discours à la conférence CERAWeek, à Houston, qui accueille plus de 10 000 participants de l’industrie pétrolière, gazière et énergétique.
Nous sommes reconnaissants des efforts antérieurs déployés par l'administration du président Trump [...] et nous mesurons l'importance de l'ouverture de ce nouveau chapitre pour notre pays. Toutefois, nous devons aller plus loin, a-t-elle déclaré.
Nous accueillons favorablement les investissements étrangers. Nous avons conscience que c'est la voie à suivre pour reconstruire notre pays.
María Corina Machado a présenté un plan en 5 points pour relancer la production pétrolière avec l’objectif d’atteindre 5 millions de barils par jour, le quintuple de la production actuelle. Selon ses estimations, un tel développement demandera 150 milliards de dollars d’investissement au cours des 10 prochaines années.
Elle promet ainsi aux investisseurs étrangers des baux de 25 ans avec des redevances limitées à 20 %. La société d’État Petróleos de Venezuela (PDVSA) sera réduite de taille, selon son plan, jusqu’à ce que toutes les activités d’exploitation des ressources naturelles soient privatisées.
Des entreprises hésitantes
Avant qu’il y ait des élections, rien ne peut se passer, a toutefois fait valoir Daniel Yergin, vice-président de S&P Global.
Aucune date pour la tenue d’un tel vote n’a été annoncée. Un gouvernement d’intérim présidé par Delcy Rodriguez, auparavant vice-présidente du gouvernement de Nicolás Maduro, est en place.
À la fin de janvier, l’Assemblée nationale a réformé la loi sur les hydrocarbures pour débloquer de l’investissement étranger.

Selon Rystad Energy, 183 milliards de dollars américains d'investissements sont nécessaires d'ici 2040 pour atteindre une production de 3 millions de barils de pétrole au Venezuela.
Photo : Associated Press / Edgar Frias
Le résultat n’est toutefois pas encore satisfaisant, selon le PDG de Chevron, Mike Wirth. Il existe encore un certain pouvoir discrétionnaire ainsi qu'une part d'ambiguïté ou d'incertitude dans la loi qui, selon moi, pourraient être clarifiés et renforcés, a-t-il observé à la conférence CERAWeek, ajoutant que la fourchette fiscale était trop vaste pour déterminer une rentabilité.
Le président du secteur amont d’ExxonMobil, Dan Ammann, a indiqué qu’une équipe de la pétrolière était cette semaine au Venezuela, notamment pour évaluer l’état des infrastructures énergétiques et arriver à une meilleure estimation du montant d’investissement nécessaire.
Je dirais qu'il y a eu des progrès sur ce front, notamment avec certaines réformes de la loi sur les hydrocarbures. Je pense toutefois que d'autres mesures sont nécessaires pour parvenir à une structure capable d'encourager des investissements réellement significatifs et à long terme, a-t-il affirmé.
C'est d'autant plus vrai que d’autres pays de la région, le Brésil et le Guyana, développent également leurs ressources naturelles dans un environnement politique plus stable.
Du côté gazier, l’entreprise Shell semble un peu plus optimiste, estimant pouvoir autoriser de nouveaux projets au Venezuela d’ici la fin de l’année.
Le progrès apparaît toutefois trop lent aux yeux de Luis A. Pacheco Rodriguez, membre invité à l’Institut Baker et ancien directeur de la planification de PDVSA. Le 3 janvier [date de l’arrestation de Nicolás Maduro] a suscité de grandes attentes qui, à ma connaissance, n'ont pas encore été comblées à ce jour, a-t-il souligné.
Je pense que nous ne sommes pas aussi proches du but que nous le souhaiterions.
Le président des pipelines de liquides à Enbridge, Colin Gruending, estime ainsi que, dans l’immédiat, le Canada n’a pas à s’inquiéter de la concurrence du pétrole vénézuélien dans les raffineries du golfe du Mexique.
Je pense qu'il est incertain de savoir combien de production supplémentaire le Venezuela peut générer. C'est la première question. La seconde est de savoir où ira ce pétrole, a-t-il dit en entrevue.


2 months ago
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