PROTECT YOURSELF with Orgo-Life® QUANTUM TECHNOLOGY
Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayUn juge ontarien a refusé samedi après-midi une requête de dernière minute du gouvernement Ford qui voulait obtenir une injonction pour empêcher la tenue d'une manifestation propalestinienne prévue quelques heures plus tard.
Le magistrat a estimé que le fait d’interdire de façon préventive un rassemblement porterait atteinte aux droits à la liberté d’expression et de réunion protégés par la Charte canadienne. Il a jugé que les risques d’actes criminels étaient insuffisants pour justifier une injonction et que les lois en vigueur permettent à la police d’intervenir en cas de débordement.
Les manifestations de la Journée d'Al-Quds, qui ont lieu annuellement un peu partout dans le monde, généralement le dernier vendredi du ramadan, visent à exprimer de la solidarité envers les Palestiniens et à protester contre le contrôle israélien de Jérusalem. Ce mouvement a été lancé en 1979 par l'ayatollah Khomeini, en Iran.
Les manifestants et les contre-manifestants se sont rassemblés après 14 h devant le consulat américain, qui a été la cible de coups de feu plus tôt cette semaine. La semaine dernière, des coups de feu ont aussi été tirés sur trois synagogues de la région de Toronto.
Doug Ford est extrêmement déçu
Le premier ministre Doug Ford, qui avait demandé vendredi au procureur général, de tenter d’obtenir l’injonction, a déclaré qu’il était extrêmement déçu de la décision.

« Je ne reconnais pas notre pays », a déclaré le premier ministre Doug Ford à propos des actes haineux qui se multiplient.
Photo : Radio-Canada / Evan Mitsui
Selon lui, la Journée d'Al-Quds donne lieu depuis longtemps à des actes d'antisémitisme, de haine, d'intimidation et de glorification du terrorisme.
Je m'attends à ce que la police intervienne aux premiers signes de haine, de violence ou de célébration des organisations terroristes.
L'avocat Stephen Ellis, qui est membres du comité organisateur, avait bon espoir que la requête du gouvernement soit rejetée. « Cette demande d'injonction était une attaque contre contre nos droits qui était motivée politiquement ».
Il n'y a jamais eu d'arrestations, il n'y a jamais eu de crime haineux ou d'accusations pour discours haineux à la suite de cette manifestation. Ce sont des mensonges, ce sont des mensonges depuis le début.
Selon lui, l'esprit de la Journée d'Al-Quds, est une affaire de solidarité, pour bâtir des liens entre les gens et lutter pour la justice sociale.
Une attaque directe contre la liberté d'expression
L'Association canadienne des libertés civiles avait fait valoir vendredi que Doug Ford n'avait « pas besoin d'une injonction pour faire respecter la loi ».
« En cas de menaces crédibles, d’actes de violence, d’intimidation, de harcèlement criminel, de dommages matériels ou de tout autre comportement illégal, la police dispose déjà de pouvoirs étendus en vertu du Code criminel pour intervenir », rappelle Anaïs Bussières McNicoll, directrice du programme des libertés fondamentales de cette association.
Chercher à interdire une manifestation entière avant même qu’elle n’ait commencé est une mesure extraordinaire et dangereuse. Il s’agit d’une attaque directe contre la liberté d’expression et la liberté de réunion pacifique, deux libertés fondamentales protégées dans notre société démocratique.
Les conseillers municipaux James Pasternak et Brad Bradford, qui veut devenir maire de Toronto, ont aussi pressé la Ville d'obtenir une injonction pour faire interdire la manifestation de la Journée d'Al-Quds.
Ces manifestations ont entaché la réputation de Toronto comme endroit sécuritaire pour les nouveaux arrivants et ont accaparé d'énormes ressources qui auraient pu être utilisées ailleurs par la police, a déclaré M. Pasternak dans une lettre publiée sur Facebook.
M. Bradford a pour sa part remercié le premier ministre de son initiative. Je suis d'accord : la sécurité doit passer en premier, a-t-il déclaré.
La police de Toronto avait annoncé jeudi que son centre de commandement lors d'événements majeurs serait en place pour gérer cette manifestation.
Nous nous inquiétons notamment du risque de discours haineux et de la possibilité d’affrontements entre des personnes ou des groupes aux opinions divergentes, avait déclaré le surintendant Craig Young.
Michelle Stock, du Centre consultatif des relations juives et israéliennes, a elle aussi remercié le gouvernement d'avoir pris des mesures décisives pour protéger la sécurité publique et d'avoir pris conscience de la gravité de la situation.
Des organisations juives avaient réclamé dimanche des ressources supplémentaires et des mesures concrètes pour lutter contre l'antisémitisme après les plus récentes attaques contre des synagogues de la région de Toronto.
Cette semaine, Ottawa a annoncé l'octroi de 10 millions de dollars pour aider la communauté à renforcer la sécurité dans ses lieux de rassemblement, y compris les écoles, les garderies et les synagogues.


2 months ago
38

























English (US) ·
French (CA) ·
French (FR) ·