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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayEn dépit de la construction record d’unités locatives et d’une hausse du taux d'inoccupation à travers la province, on compte toujours plus de Québécois qui ne parviennent pas à trouver un logement avant le 1er juillet.
Deux jours après la grande valse des déménagements, 2039 ménages sont toujours accompagnés par un service d’aide à la recherche de logement, selon les données de la Société d’habitation du Québec (SHQ).
Il y en avait 1899 à pareille date en 2025, et 1688 en 2024.
Ça en dit long sur la profondeur de la crise qu'on traverse, a indiqué en conférence de presse Véronique Laflamme, porte-parole du Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU), qui rappelle que ces données ne présentent qu’un mince aperçu des locataires qui éprouvent des difficultés à se loger.
Selon l’organisme, ce recours accru aux services d’aide, malgré un nombre plus élevé de logements sur le marché, est la preuve que le problème de l’habitation au Québec, c'est surtout l’abordabilité, et non la disponibilité.
Maintenant qu'on a reconnu la crise du logement, on l'a réduite à une crise de l'offre et on pense que construire pour construire, peu importe le prix, ça va régler le problème. Mais force est de constater, aujourd'hui, que ça ne réglera pas le problème pour bien des locataires, a déclaré Mme Laflamme.

Véronique Laflamme, porte-parole du FRAPRU (Photo d'archives)
Photo : CBC / Julia Page
L’an dernier, 43 506 nouvelles unités locatives ont été mises en chantier au Québec, plus que jamais auparavant.
En parallèle, le taux d'inoccupation des logements locatifs a augmenté dans pratiquement tous les grands centres urbains de la province. En 2025, le taux d’inoccupation moyen au Québec était de 2,7 %, non loin du 3 % généralement considéré comme étant le signe d’un marché locatif équilibré.
Depuis plusieurs années, le FRAPRU martèle que la construction de nouveaux logements par des promoteurs privés ne réglera pas à elle seule les enjeux d’abordabilité.
C'est la pensée magique de dire : "On va libérer des logements, ça va aider tout le monde", a déclaré vendredi la porte-parole de l’organisme. On va peut-être libérer des logements, mais ce n'est pas vrai qu'ils vont être abordables.
Pour le FRAPRU, la solution passe surtout par l’ajout massif de logements sociaux en tout genre, notamment des HLM, des coopératives et des OSBL d’habitation.

Le FRAPRU déplore que le modèle des HLM ait été « pratiquement abandonné » dans les dernières années. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / René Saint-Louis
L’organisme milite pour que le gouvernement finance la construction de 10 000 unités hors marché par année afin de doubler le parc de logements sociaux d’ici 15 ans.
Il demande par ailleurs à Québec de cesser de subventionner des projets qui proposent des logements abordables intermédiaires.
Depuis l’an dernier, le gouvernement provincial autorise le financement d’unités dont le loyer peut atteindre 150 % du coût médian de la région.
Des fonds publics peuvent ainsi servir à construire des logements de quatre pièces et demie à plus de 1600 $ par mois.
Selon la ministre responsable de l'Habitation, Karine Boivin-Roy, ces logements abordables intermédiaires permettent de boucler le montage financier de projets qui, autrement, n’auraient pas vu le jour.


2 weeks ago
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