PROTECT YOURSELF with Orgo-Life® QUANTUM TECHNOLOGY
Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayWASHINGTON, D.C. - Des milliers de manifestants sont descendus vendredi dans les rues de la capitale américaine, à l’occasion de la Journée internationale des travailleurs. Sous le slogan « Les travailleurs avant les milliardaires », des rassemblements ont aussi eu lieu dans de nombreuses villes du pays pour dénoncer les politiques économiques et sociales de l’administration Trump.
À Washington, des syndicats, des étudiants et des groupes de défense des immigrants ont convergé vers le monument Washington avant de marcher vers le parc Franklin.
Les rassemblements, orchestrés par la coalition May Day Strong, visaient à appeler le gouvernement à financer les soins de santé et les services publics, à donner un coup de pouce aux travailleurs et à taxer équitablement les milliardaires, explique Hunter Dunn, coordonnateur des médias pour le mouvement 50501 (50 manifestations, 50 États, 1 mouvement), impliqué dans l'organisation de l'événement.
Des manifestants brandissaient des pancartes sur divers enjeux, allant d'appels à la fin de la guerre israélo-américaine contre l'Iran à des revendications pour les droits des immigrants aux États-Unis.

Pendant « May Day », à Washington D.C., une manifestante brandit une pancarte sur laquelle on peut lire : « Les syndicats et les immigrants font la grandeur de l'Amérique. »
Photo : Getty Images / Heather Diehl
Je prie la nuit pour notre démocratie
L’événement a aussi été l'occasion pour plusieurs d'exprimer leur mécontentement face aux politiques du président Donald Trump, citant notamment le déploiement de la Garde nationale, les interventions de la police de l’immigration (ICE), ou encore la démolition d'une partie de la Maison-Blanche pour y construire une salle de bal.
Je prie la nuit pour notre démocratie. Ils l'effritent petit à petit et tentent de détruire notre culture. Ils ont démoli une partie de la Maison-Blanche et maintenant, ils s'attaquent au Kennedy Center, déplore Celeste McCall, une résidente de la capitale venue manifester.
Nous ne le ressentons pas autant à Capitol Hill, dans le centre-ville, que la population immigrée dans d'autres quartiers, mais nous sommes bel et bien occupés. Je veux que l'ICE foute le camp d'ici, ajoute-t-elle.
Parmi les nombreux groupes présents, le National Nurses United, le plus grand syndicat d’infirmières aux États-Unis, était aussi présent.
Lily Epstein, infirmière au MedStar, un centre hospitalier de Washington, et déléguée syndicale, explique s’être déplacée afin de venir soutenir notre communauté, nos collègues et nos patients.
Elle appelle le gouvernement à abolir l'ICE, à cesser de financer la guerre à Gaza, à garantir la sécurité des Palestiniens et à suspendre l'aide financière à Israël.

Un hélicoptère s'apprête à décoller de la pelouse de la Maison-Blanche avec le président Donald Trump à son bord, tandis que des centaines de manifestants se rassemblent sur le National Mall.
Photo : Getty Images / Heather Diehl
Certains organisateurs et manifestants s'inquiètent pour l'avenir de la démocratie aux États-Unis qui priorisent les milliardaires plutôt que les travailleurs. La démocratie est en train d'être érodée par la classe des milliardaires à la Epstein et par leur soutien ouvert au régime de Trump et à la droite MAGA, dénonce Lex, le président du mouvement 50501.
La Constitution est piétinée […] Les véritables idéaux de notre République s'alignent sur le fait de placer les travailleurs avant les milliardaires. Les milliardaires ne devraient pas exister, lance-t-il depuis Washington.
Le droit de vote au cœur des préoccupations
Le rassemblement a également servi de tribune pour critiquer la décision de la Cour suprême qui, cette semaine, a invalidé une section clé du Voting Rights Act de 1965, qui protégeait le droit de vote des minorités contre la discrimination raciale.

Des manifestants brandissent des pancartes indiquant « Injustice suprême » devant le monument Washington, lors des manifestations du 1er mai, dans la capitale nationale.
Photo : Reuters / Annabelle Gordon
La Cour suprême doit être réformée, lance Pankaj Rayamajhi, énumérant les récentes décisions des juges sur le Voting Rights Act et sur l’annulation de l'arrêt Roe contre Wade, qui protégeait le droit à l'avortement à l'échelle nationale. Nous pouvons tout changer ici, mais si la Cour ne change pas, nous resterons bloqués.
Le John Lewis Act doit être adopté, renchérit Chantel, brandissant une pancarte à l'effigie du défunt militant. Ce texte législatif vise à renforcer les protections pour le droit de vote des minorités, en mettant à jour le Voting Rights Act.
Ce que la Cour suprême vient de faire cette semaine, c'est atroce et blessant, dit-elle. Elle ajoute être venue à la marche pour soutenir les organisations syndicales et toutes les autres personnes qui se sentent aussi impuissantes et désespérées qu'[elle].
Noémie Laplante est lauréate de la bourse « Expérimenter le journalisme à l'étranger » de la Fondation de l'UQAM.


1 month ago
6




















English (US) ·
French (CA) ·
French (FR) ·