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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayLes rebelles houthis du Yémen, alliés de l'Iran, ont attaqué samedi Israël, s'engageant dans la guerre qui embrase depuis un mois le Moyen-Orient et ébranle l'économie mondiale.
Le conflit, déclenché le 28 février par une attaque américano-israélienne contre l'Iran, perturbe la distribution de gaz et de pétrole à travers le monde et a contraint, samedi, le port de Salalah, l'un des plus importants du sultanat d'Oman, à suspendre ses activités.
La guerre compte depuis samedi un nouveau belligérant : les Houthis ont annoncé avoir visé des installations militaires sensibles en Israël. L'armée israélienne a confirmé avoir activé sa défense antiaérienne après avoir cerné le tir d'un missile à partir du Yémen.

Un garage automobile a été détruit lors d'une attaque conjointe menée par les États-Unis et Israël, samedi, à Téhéran.
Photo : Getty Images / Majid Saeedi
Israël continue quant à lui de frapper l'Iran. Un journaliste de l'AFP a entendu une dizaine d'explosions, samedi, à l'aube, et vu des panaches de fumée noire s'élever dans l'est de la capitale, Téhéran.
La production d'une grande aciérie a aussi été interrompue à la suite de frappes américano-israéliennes, selon des médias iraniens.

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Le récit d’Andréane Williams
Choc énergétique majeur
Combien de temps cette guerre va-t-elle encore durer? Pour le secrétaire d'État américain, Marco Rubio, les objectifs de guerre de Washington en Iran pourraient être atteints dans les deux prochaines semaines. Et sans l'envoi de troupes sur le terrain.
Plusieurs médias américains affirment au contraire que Washington envisage d'envoyer au moins 10 000 soldats supplémentaires dans la région.
Posez le pied sur le sol iranien, et 150 dollars deviendra le prix plancher du pétrole, a promis le vice-président iranien, Esmael Saghab Esfahani.

Des navires sont ancrés dans le golfe Persique en raison du blocage du détroit d'Ormuz par l'Iran.
Photo : Reuters / Benoit Tessier
Depuis le début de la guerre, l'Iran bloque le détroit d'Ormuz, voie stratégique par laquelle transite un cinquième du pétrole mondial, ce qui a provoqué un choc énergétique majeur.
Ses conséquences sont très concrètes : de Tokyo à Berlin, de Varsovie à Paris, les gouvernements multiplient les mesures d'urgence pour tenter de contenir la flambée des prix. Au Sri Lanka, par exemple, les autorités ont ordonné l'extinction de l'éclairage dans les rues, la nuit. En Thaïlande, la température de la climatisation des bâtiments publics est désormais limitée à 26 °C.
La participation des rebelles houthis à la guerre pourrait encore perturber davantage le trafic maritime : ces insurgés, qui contrôlent une grande partie du Yémen, avaient mené de nombreuses attaques contre les navires commerciaux en mer Rouge pendant la guerre entre Israël et le Hamas, à Gaza.
L'Iran frappe le Golfe
En plus de bloquer le détroit d'Ormuz, l'Iran poursuit ses frappes de riposte, en Israël, où des explosions ont à nouveau été entendues samedi à Jérusalem, après une alerte aux missiles, et à travers le Golfe.
Le port omanais de Salalah, situé à l'extérieur du détroit d'Ormuz sur la mer d'Arabie, a été évacué, samedi, après une attaque de drones. Ses activités ont été suspendues pour 48 heures, d'après l'armateur danois Maersk.
L'aéroport international de Koweït a lui aussi été frappé par des drones, qui ont provoqué d'importants dégâts, selon les autorités.
L'armée iranienne a par ailleurs dit avoir pris pour cible un dépôt de systèmes antidrones ukrainiens aux Émirats arabes unis, une information que l'Ukraine a démentie.
Aux pays de la région : si vous aspirez au développement et à la sécurité, ne laissez pas nos ennemis mener la guerre à partir de votre territoire, a indiqué le président iranien, Massoud Pezeshkian, sur X.
Pris en étau
Un mois après le début de la guerre, les civils de tous bords continuent d'en payer le prix.
Un homme a été tué et deux autres, blessés, après une frappe iranienne vendredi soir à Tel-Aviv, en Israël.
Les médias iraniens signalent que samedi, au moins 12 personnes ont été tuées par des frappes américano-israéliennes pendant la nuit, dans différentes régions d'Iran.
Ensieh, une dentiste de Téhéran, dit perdre un peu plus espoir chaque jour. Aujourd'hui, nous sommes pris en étau entre trois puissances devenues folles, dit cette femme de 46 ans.

Un immeuble dans la banlieue sud de Beyrouth visé par une attaque israélienne.
Photo : Getty Images / Adri Salido
La situation empire aussi au Liban, entraîné dans la guerre dès le 2 mars lorsque le mouvement chiite Hezbollah, soutenu par Téhéran, a commencé à tirer des roquettes sur Israël.
Trois journalistes libanais ont été tués, samedi, par une frappe israélienne sur leur véhicule dans le sud du Liban, selon une source militaire et les médias pour lesquels ils travaillaient.
Parmi ces journalistes se trouvait Ali Shoeib, correspondant de la chaîne Al-Manar, affiliée au Hezbollah, qu'Israël a désigné comme un membre de la force Al-Radwan, l'unité d'élite du mouvement.
Le président libanais, Joseph Aoun, a dénoncé un crime flagrant.
Selon le dernier bilan officiel, la guerre a fait 11 42 morts et plus d'un million de déplacés au Liban.


2 months ago
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