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Le trio d’Oliver Kapanen doit trouver des solutions face aux Islanders

2 months ago 40

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Le Canadien est avant tout une équipe à caractère offensif, et c’est surtout sa capacité à marquer des buts qui lui a permis de tirer les marrons du feu cette saison et de récolter des points. Or, il constate soir après soir que dans le dernier droit de la saison, le jeu se resserre, l’espace disparaît et la marge d’erreur aussi.

Résultat : ses meilleures chances de l’emporter ont lieu dans les matchs où il est extrêmement étanche défensivement, car l’adversaire lui en donne de moins en moins pour bâtir son attaque.

 Plus tôt dans la saison, on aurait pu échanger les chances de marquer avec l’adversaire, mais en ce moment, c’est tellement serré que tu ne veux pas être celui qui commet une erreur et qui permet un surnombre à l’adversaire, a rappelé Cole Caufield. On essaie vraiment de se placer dans les bons endroits et de mieux gérer la rondelle. Et les chances qu’on obtient deviennent d’autant plus importantes. 

Le Canadien affronte samedi soir les Islanders de New York, une équipe qui tout au long de l’année a appris à jouer de cette façon. Les troupes de Patrick Roy ont réparti leur offensive sur quatre trios cette année sans devenir un groupe très axé sur l’offensive. Mais dernièrement, les deux tiers de leurs matchs se décident par la marge d’un but et leur gardien Ilya Sorokin leur fait un travail digne du trophée Vézina.

Il ne faut donc pas s’attendre, dans cet autre affrontement face à un rival direct au classement, à ce que le jeu soit plus ouvert qu’il ne l’a été face aux Bruins de Boston ou aux Red Wings de Détroit.

 On limite les montées de l’adversaire, et c’est dans ce temps-là qu’on est à notre mieux, a ajouté Caufield. C’est de limiter nos revirements en zone neutre et en territoire adverse, mais on instaure un genre de hockey plate tôt dans la rencontre et on tente d’user l’adversaire avec notre échec avant. Je pense qu’on a fait ça. On a été victime de quelques mauvais bonds lors du dernier match, mais ce genre de chose-là va arriver, alors il faut être en mesure de générer plus d’attaque. Dans l’ensemble, cependant, je dirais que notre jeu va dans la bonne direction. Il s’agit de trouver des façons de gagner.

Le trio de Kapanen se cherche

Le temps de glace du deuxième trio a baissé dernièrement et Martin St-Louis n’a pas caché son insatisfaction à son endroit à la suite du premier but des Red Wings, jeudi. 

Il appert que St-Louis en avait contre le fait qu’Alex Newhook n’avait pas cherché à bloquer un lancer de la pointe de Patrick Kane sur la contre-attaque des Wings, davantage que sur le fait que trois attaquants avaient été piégés profondément en zone adverse pour permettre la relance des Wings.

Il reste qu’Oliver Kapanen a réalisé à quel point la ligne était fine : Newhook avait une chance de marquer, il voulait être là pour saisir un retour possible, mais la rondelle a raté le filet et elle est rapidement repartie dans l’autre sens, les laissant avec Ivan Demidov trop compromis pour empêcher l’autre équipe de contre-attaquer.

 Chaque match désormais est l’équivalent d’un match de séries, a dit Kapanen. Tout le monde bataille pour des points étant donné que le classement est tellement serré. On apprend beaucoup, surtout depuis les cinq derniers matchs, sur ce que ça prend, et on va espérer que ça se mettre à aller mieux pour nous. Mais oui, c’est dur. 

St-Louis a toutefois donné un vote de confiance à son deuxième trio en rappelant qu’il avait été efficace pour l’essentiel de la saison. À court terme, il ne semble pas y avoir chez l’entraîneur-chef un quelconque désir de changer sa formation et de brasser les cartes.

Il reste que s’il y a un trio chez le Canadien qui a besoin d’adapter son jeu au style plus hermétique de la fin de saison, c’est bien celui de Kapanen.

 Il faut qu’on établisse mieux notre présence en zone offensive, a admis Newhook, qui a été employé moins de 10 minutes dans chacun des deux derniers matchs. Il y a de ces équipes qui restent en arrière et ne vous offrent pas beaucoup d’occasions de faire des montées offensives. 

 Je pense qu’on a été assez bons en contre-attaque durant la saison, mais à ce temps-ci de l’année, les chances proviennent surtout de jeux créés à partir de la zone offensive et de rondelles placées profondément dans le territoire. Notre trio peut être meilleur à ce niveau-là et on le sait. On va essayer de corriger ça et de le mettre en application dès ce soir. 

Un joueur de hockey dans l'uniforme du Canadien de Montréal.

Alexandre Texier

Photo : Associated Press / Karl B DeBlaker

Texier se distingue

À l’inverse, le Français Alexandre Texier semble très bien ajuster son jeu en fonction de ce qui est nécessaire à ce temps-ci de l’année. Exception faite de quelques matchs avant la pause olympique où il traînait clairement une blessure, Texier rend de très bons services au Canadien, peu importe l’unité sur laquelle il évolue.

St-Louis est heureux de voir comment il est à même de contribuer en l’absence de Kirby Dach sur le trio de Jake Evans et Zachary Bolduc.

Il s’adapte très bien au jeu tel qu’il est actuellement. Évidemment, vu où l’on en est dans la saison, la façon dont les équipes jouent, tout ce qui a à l’enjeu, il y a peu de contre-attaques. Et ça, c’est parce que les équipes commettent moins de revirements, elles sont très prudentes dans leurs actions. Ça limite donc le jeu de contre-attaque. Ce n’est pas qu’il n’y en aura plus jamais, mais il y en a beaucoup moins.

Et je trouve que ce que Tex fait bien, c’est qu’il est bon en échec avant, il a une bonne présence physique partout sur la glace, mais il aide aussi à prolonger les possessions de rondelle en zone offensive.

St-Louis soupçonne que Bolduc est mûr pour trouver le fond du filet après avoir eu de belles chances face aux Red Wings. Dans l’ensemble, même si Jake Evans agit comme conscience défensive au sein de cette unité, leur trio réussit à passer passablement de temps en zone adverse. Et c’est vraiment ce que cherche St-Louis : du temps de possession loin du filet du Canadien.

Tous ses trios lui ont apporté cela au cours des deux derniers matchs… sauf celui de Kapanen.

St-Louis n’a pas voulu annoncer de changement dans sa formation et n’a même pas confirmé la présence de Jacob Fowler devant le filet. Le déroulement de la séance matinale laissait croire qu’il n’y aurait aucun changement aux combinaisons en attaque et en défense.

Josh Anderson, qui a raté le dernier match en raison d’une blessure au haut du corps, brillait toujours par son absence samedi matin.

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