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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayAcrobates, groupes communautaires, chars allégoriques et personnages colorés ont défilé dimanche après-midi à Toronto, sous un soleil radieux, à l'occasion du traditionnel défilé de la Fierté. La situation financière délicate de Pride Toronto, qui organise l'événement, n'a pas assombri l'atmosphère, mais pourrait avoir des répercussions sur la suite des choses.
Le premier ministre Mark Carney et la mairesse de Toronto, Olivia Chow, ont ouvert la marche, en compagnie du directeur général de Pride Toronto, Kojo Modeste. Le passage de M. Carney a suscité des réactions enthousiastes des spectateurs.

Le premier ministre Mark Carney a multiplié les poignées de main le long du trajet.
Photo : La Presse canadienne / Sammy Kogan
Le thème de cette année, We won’t stop [« Nous n'arrêterons pas », NDLR], marque la résilience, face à certains obstacles, ces dernières années, comme la perte de commanditaires importants et les pressions contre les droits des membres des communautés LGBTQ+, au pays et à l'étranger.

Un échassier déploie ses ailes pendant le défilé de la Fierté.
Photo : Radio-Canada / Bienvenu Senga
Les activités entourant le match de la Coupe du monde qui opposait l’équipe du Canada à l’Afrique du Sud risquaient aussi de faire concurrence à la Fierté.
Pride Toronto s'attend à un déficit d'environ 700 000 $ et a commencé à envisager quelles activités devront être supprimées si la situation ne s'améliore pas. Les coûts, comme ceux de la sécurité et des assurances, ont bondi depuis la pandémie.

Pride Toronto a perdu des commanditaires, d'autres ont réduit leur contribution à cause de la situation économique et les coûts, eux, ne cessent d'augmenter.
Photo : La Presse canadienne / Sammy Kogan
Mon message pour la communauté est : n'abandonnez pas, a affirmé le directeur général de Pride Toronto, Kojo Modeste. Continuez à tenir la tête haute. Continuez à militer, continuez à vous battre, continuez à vivre votre vie de façon authentique, parce que c'est la seule façon dont nous serons reconnus.
Le mouvement féministe, le mouvement pour les droits civiques, ils ont ouvert la voie. Ils se sont battus et la communauté LGBTQ+ est là pour dire qu’elle se battra elle aussi pour ses droits.

Kojo Modeste, directeur général de Pride Toronto, est reconnaissant envers les compagnies canadiennes et les particuliers qui soutiennent les activités de l'organisme, en dépit du retrait de gros commanditaires.
Photo : Radio-Canada / Bienvenu Senga
Selon les organisateurs 250 groupes et chars allégoriques devaient participer au défilé. Ils attendaient 1,7 million de spectateurs, le long du trajet, au centre-ville. Ils affirment que le défilé de Toronto est le plus important en Amérique du Nord et le deuxième au monde.

Christy Francis voulait participer au défilé de Toronto en raison notamment de l'importance de l'événement.
Photo : Radio-Canada
Christy Francis est venue du Manitoba pour pouvoir faire du bénévolat et marcher lors du défilé. Pour elle, c’est l’occasion de se connaître, d’en faire partie, d’être acceptée par la société .
Laura Duncan, qui assiste au défilé pour une deuxième fois, se sent fière, excitée, heureuse. Je suis tellement touchée qu’il y ait une aussi grande communauté.

« Nous allons continuer à célébrer la diversité», a affirmé la mairesse Olivia Chow.
Photo : La Presse canadienne / Sammy Kogan
La mairesse Chow était fière de marcher en tête et de voir Toronto tenir un défilé de la Fierté de cette envergure. Depuis plusieurs décennies, je me suis battue pour l'égalité, pour le respect. Et maintenant plus que jamais, nous ne pouvons nous arrêter, parce que tout le monde a droit à la dignité et au respect. Ils ont besoin, nous avons besoin, que tout le monde soit traité de la même manière.

Une fanfare joue pendant le défilé.
Photo : Radio-Canada / Bienvenu Senga
Outre le premier ministre Carney et la mairesse Chow, plusieurs politiciens étaient attendus, mais les membres du gouvernement Ford étaient encore une fois absents.

Le chef du NPD fédéral, Avi Lewis, a pris part à la fête.
Photo : La Presse canadienne / Sammy Kogan
C’est un jour de joie, c’est un jour d’inclusion, affirme la conseillère municipale Dianne Saxe. Face à la discrimination croissante contre plusieurs groupes minoritaires, notamment aux États-Unis et dans d’autres pays, elle trouve important que des conseillers municipaux soient présents pour montrer qu’ici à Toronto, tous sont bienvenus.
Avec les informations de Bienvenu Senga


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