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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayLa nouvelle ambassadrice française au Canada, Hélène Farnaud-Defromont, soutient que la France a « beaucoup de choses » à offrir alors que le gouvernement Carney entend diversifier davantage ses partenariats au point de développer une alliance avec l'Union européenne (UE), initiative qui, croit-elle, doit rapidement être définie et se concrétiser.
On n'a pas le temps de passer des années à discuter sur la virgule et le point, a dit celle qui a pris ses fonctions il y a près d'un mois.
Elle a relevé, au cours d'une entrevue accordée dans ses bureaux de l'ambassade, que la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a qualifié le rôle que pourrait jouer le Canada de membre associé de l'UE, alors que le premier ministre canadien, Mark Carney, a préféré le terme « alliance ».

Le premier ministre, Mark Carney, est accueilli par la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, à son arrivée au Parlement européen, à Strasbourg, en France, le jeudi 17 septembre 2026. (Photo d'archives)
Photo : La Presse canadienne / Justin Tang
Tout ça, à la fin, (...) c'est la même volonté. Ce sont des mots différents, mais il faut quand même qu'on construise cela. C'est très nouveau et il faut qu'on le fasse assez vite, a ajouté l'ambassadrice, notant que le sommet Canada–UE qui se tiendra à Montréal à la fin d'octobre pourrait marquer un jalon.
Elle a fait un lien entre ce sentiment d'urgence et un bouleversement profond de l'ordre international où le multilatéralisme devient, à ses yeux, d'autant plus nécessaire.
Nous voulons, nous, France, Français, vraiment nous présenter comme des partenaires sincères, fiables, solides, au cœur de ces incertitudes internationales.
Dans un premier temps, le partenariat se définira au fil d'initiatives précises, croit-elle. C'est par les projets, je pense que ce rapprochement va vraiment devenir une réalité, par des projets concrets qui correspondent à ce que souhaite le Canada et à ce que souhaitent les pays européens, et, en particulier, la France.
L'ambassadrice a cité en exemple plusieurs domaines stratégiques où elle entrevoit un rapprochement possible avec les Français : le domaine de l'aéronautique, le domaine du spatial, de la défense et de la sécurité, de l'énergie, du quantique, de l'intelligence artificielle.
Un accord toujours pas ratifié par la France
Le Canada et la France ont déjà différentes ententes de collaboration, notamment au chapitre de la recherche en science et en nouvelles technologies. L'accord de libre-échange avec l'Europe, connu sous le sigle AECG ou CETA, en anglais, est en vigueur depuis une décennie, même s'il n'a pas été ratifié par 10 pays européens, dont la France.
L'idée véhiculée est d'approfondir les liens préexistants tout en ratissant plus large. Plusieurs des secteurs clés vus comme des voies de rapprochement sont bien ancrés au Québec, qui souhaite depuis longtemps tirer son épingle du jeu. Il reste à voir comment le nouveau gouvernement de Paul St-Pierre Plamondon placera ses pions.
La France et le Québec ont une relation spéciale, directe, privilégiée, qui, indépendamment des élections internes au Québec sur lesquelles la France n'a absolument pas à se prononcer, continuera, se poursuivra, a dit l'ambassadrice.
C'est vraiment une tendance très longue de la relation avec le Québec, et c'est une relation qui reste évidemment très respectueuse de la relation franco-canadienne
La France, dans le contexte du rapprochement souhaité du Canada avec l'UE, compte aussi répondre présente aux ambitions de M. Carney de réduire la dépendance du Canada aux États-Unis.
Quant à la réponse à la guerre tarifaire au moyen de mesures de rétorsion économiques, elle s'organise surtout à l'échelle des instances européennes pour la France et non de façon bilatérale, comme c'est le cas de la relation canado-américaine.
Il n'en reste pas moins que selon l'ambassadrice, la posture du gouvernement canadien devant la Maison-Blanche est saluée en France.
Je dirais que l'attitude qui est à la fois très calme et très déterminée des autorités canadiennes face à des demandes qui sont quand même extrêmement radicales de la partie états-unienne, c'est vraiment une attitude qui force l'admiration en Europe et en France en particulier, a-t-elle expliqué.
Les négociations formelles entre l'administration Trump et le gouvernement Carney visant à conclure un accord pour régler le différend relatif aux droits de douane sont toujours sur la glace.


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