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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayVisiblement irrités à l'issue du sommet européen à Bruxelles, les dirigeants de l'UE ont dénoncé l'attitude de Viktor Orban, qui continue à bloquer le prêt de 90 milliards d'euros à l'Ukraine, sur fond de campagne électorale en Hongrie.
Le refus du premier ministre hongrois est un acte flagrant de déloyauté au sein de l'Union européenne, a lancé le chancelier allemand Friedrich Merz, convaincu que ce blocage laissera des traces profondes au sein du « Groupe des vingt-sept ».
Il n'y a pas de plan B parce que le plan A doit être honoré. Il en va de la crédibilité européenne, a abondé le président français Emmanuel Macron, alors que l'UE avait acté ce prêt pour Kiev en décembre dernier.
Le prêt est bloqué car un dirigeant ne tient pas sa parole, a dénoncé à son tour la présidente de la Commission Ursula von der Leyen.
Mais rien n'y a fait : Viktor Orban conditionne le versement de ce prêt à la reprise des livraisons de pétrole russe par un oléoduc qui traverse l'Ukraine et qui a été endommagé par des frappes russes. Orban accuse Zelensky de traîner des pieds pour le remettre en service. Pas de pétrole = pas d'argent, a résumé Orban.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a tenté, en vain, de lui rappeler l'importance de ce prêt pour son pays, lors de son allocution, en visioconférence, devant les chefs d'État et de gouvernement de l'UE.

Viktor Orban (debout, en bas à gauche) n'a pas voulu s'asseoir avec ses homologues européens pour écouter Volodymyr Zelensky à Bruxelles, le 19 mars 2026.
Photo : AFP / GEERT VANDEN WIJNGAERT
C'est crucial pour nous. C'est une ressource destinée à protéger des vies, a-t-il affirmé devant les dirigeants européens, tous assis autour de la table du sommet, sauf Orban qui est resté debout et en retrait.
Élections en Hongrie
Viktor Orban, au pouvoir en Hongrie depuis 2010, se bat pour un cinquième mandat, à l'occasion des élections législatives du 12 avril.
Fragilisé dans les sondages, le dirigeant d'extrême droite ne cesse d'accuser l'Ukraine de vouloir entraîner son pays dans la guerre, dans l'espoir de rallier les électeurs derrière son étendard nationaliste. Depuis le début de la campagne électorale, des panneaux d'affichage représentant Volodymyr Zelensky de façon négative, voire injurieuse, ont fleuri dans tout le pays.
Une défaite de Viktor Orban le 12 avril pourrait ouvrir la voie à la libération des fonds promis à l'Ukraine. Mais une nouvelle victoire du dirigeant nationaliste pourrait changer la donne dans la guerre : selon des sources européennes concordantes, l'Ukraine a les moyens de se financer jusqu'en mai seulement.
Plusieurs analystes s'inquiètent donc d'une ingérence de la Russie dans la réélection de Viktor Orban en avril.

Viktor Orban, considéré comme le dernier allié de la Russie dans l'Union européenne, a rendu visite à Vladimir Poutine le 28 novembre 2025.
Photo : Getty Images / ALEXANDER NEMENOV / AFP
« Chantage »
Tout au long de la matinée, les dirigeants européens ont rivalisé de mises en garde et d'appels à la responsabilité auprès du dirigeant hongrois. Puis, ils se sont résolus à renvoyer la discussion à un prochain rendez-vous.
J'ai tenu bon et nous en sommes exactement au même point que ce matin : s'il y a du pétrole, il y aura de l'argent, a insisté M. Orban dans une interview diffusée sur son compte X, dans laquelle il accuse à son tour l'Ukraine de chantage.
Le dirigeant hongrois avait pourtant accepté en décembre que l'UE consente ce prêt à l'Ukraine, tout en obtenant la permission, avec la Slovaquie et la République tchèque, de ne pas y participer. Kiev doit impérativement obtenir ces fonds pour financer sa guerre contre la Russie, en 2026 et 2027.
Les dirigeants de l'UE avaient pourtant tenté mardi de trouver un compromis en annonçant une aide financière et l'envoi d'une équipe d'experts pour aider à rouvrir l'oléoduc Droujba (amitié en russe).
Mais avant même le début de ce sommet, les Européens semblaient déjà sceptiques sur leurs chances d'infléchir la position de la Hongrie. Ce sera compliqué avant les élections en Hongrie, car j'ai l'impression que ça fait partie de sa campagne électorale, avait reconnu le premier ministre belge Bart De Wever.


2 months ago
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