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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayLe Parti québécois (PQ) croit pouvoir baisser l'impôt des entreprises de presque 20 % en quatre ans en abolissant le Fonds de développement économique (FDE) qu'a utilisé le gouvernement caquiste pour investir dans Northvolt. L'un de ses candidats, pourtant, défendait le projet jusqu'à ce que l'entreprise éprouve des difficultés financières.
Au deuxième jour de la campagne électorale, la caravane péquiste s'est arrêtée à Saint-Basile-le-Grand, vendredi matin, en bordure des terrains qui avaient été autrefois réservés au projet d'usine à batteries de Northvolt, qui est tombé à l'eau dans la foulée de la mise en faillite de la multinationale suédoise.
Le chef du PQ, Paul St-Pierre Plamondon, a rappelé sa promesse, formulée en janvier en même temps que le Parti conservateur du Québec (PCQ), d'abolir le FDE.
Aujourd'hui, le Parti québécois prend l'engagement de "défitzgibboniser" et "défréchettiser" l'économie du Québec, a-t-il soutenu par voie de communiqué, en référence aux anciens ministres responsables du fonds : Pierre Fitzgibbon, qui a quitté la politique en 2024, et Christine Fréchette, aujourd'hui cheffe du gouvernement.
Les économies engendrées par une telle mesure seraient réutilisées pour [faire] passer progressivement l'impôt des sociétés de 11,5 % à 9,5 % sur un mandat, a annoncé le PQ, présentant sa promesse comme une baisse d'impôt significative de près de 20 % aux PME québécoises.
Il s'agit d'un engagement à coûts nuls, a expliqué M. St-Pierre Plamondon, en point de presse, soulignant qu'il devrait entraîner une augmentation conséquente du produit intérieur brut (PIB), donc des revenus fiscaux de l'État.
Fréchette fait amende honorable
Appelée à commenter la proposition du PQ, vendredi matin, Christine Fréchette a admis, comme elle l'avait déjà fait, que ce n'était pas la chose à faire que d'offrir un soutien d'une telle ampleur à Northvolt et à Lion électrique, une autre société – québécoise dans ce cas-ci – dans laquelle le gouvernement a perdu de l'argent.
Pour moi, les startups, elles doivent travailler avec des fonds qui sont spécialisés dans les startups. Que le gouvernement finance ces fonds-là, c'est bien. Mais le gouvernement, à mon sens, ne doit pas aider directement d'une manière inconsidérée les startups avec beaucoup de fonds publics, a-t-elle estimé.
Reprenant la parole en après-midi, à Saint-Charles-de-Drummond, Paul St-Pierre Plamondon a souligné en mêlée de presse que les actions passées de Mme Fréchette contredisaient les affirmations de Mme Fréchette, affirmant que celle-ci avait été encore plus dépensière en subventions que Pierre Fitzgibbon.
Il a notamment rappelé que, selon l'ex-chroniqueur du 98,5 FM Jonathan Trudeau, la cheffe caquiste, à l'époque où elle était ministre de l'Économie, de l'Innovation et de l'Énergie, voulait remettre l'argent dans Lion électrique, et que c'est le Conseil des ministres qui l'en a finalement empêchée.
Plus tôt, vendredi, le ministre et député sortant de Borduas (où devait se construire l'usine), Simon Jolin-Barette, avait aussi reconnu en entrevue à l'émission montréalaise Tout un matin, que le projet Northvolt avait mal tourné. Mais ça aurait pu très bien tourner. Moi, je l'assume, a-t-il ajouté.
La CAQ ne promet toutefois pas elle-même d'abolir le FDE.

L'ex-PDG de Montréal International Stéphane Paquet est candidat pour le PQ dans Pointe-aux-Trembles.
Photo : Radio-Canada / Mathieu Potvin
Paul St-Pierre Plamondon a présenté vendredi matin sa première promesse de campagne entouré de son équipe économique, dont Stéphane Paquet, jusqu'à tout récemment PDG de Montréal International, qui briguera les suffrages dans la circonscription de Pointe-aux-Trembles.
Or, M. Paquet avait publiquement pris position en faveur de Northvolt lorsque le projet montérégien de la multinationale avait commencé à susciter l'ire des environnementalistes et de la communauté autochtone de Kahnawake, à l'automne 2024.
Questionné sur le sujet en marge du point de presse par les journalistes qui accompagnent Paul St-Pierre Plamondon dans sa tournée du Québec, le candidat péquiste s'est défendu en affirmant qu'il avait, en privé, averti l'ex-ministre Fitzgibbon et son chef de cabinet du danger.
Pierre Fitzgibbon pourra vous le confirmer, je l'ai interpellé pour lui dire : "M. Fitzgibbon, il y a d'autres entreprises qui sont moins risquées, qui ne sont pas des startups, qui sont intéressées aussi à venir s'installer ici pour faire des batteries, vous devriez regarder toutes vos options". Ce qu'ils n'ont de toute évidence pas fait.


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