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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayLe Parlement écossais se prononce mardi sur la légalisation de l'aide médicale à mourir, lors d'un vote qui s'annonce serré, tant cette question divise, au moment où un projet de loi similaire concernant l'Angleterre et le pays de Galles est bloqué à Westminster.
Le texte permettrait aux adultes atteints d'une maladie en phase terminale et une espérance de vie estimée à moins de six mois de demander une aide médicale à mourir. Ces personnes devraient avoir résidé en Écosse depuis au moins un an pour être admissibles.
Deux médecins devraient confirmer qu'elles sont atteintes d'une maladie en phase terminale et qu'elles ont les capacités d'exprimer librement leur volonté. Elles devraient ensuite s'administrer elles-mêmes la substance létale.
Les parlementaires écossais doivent commencer à débattre à 19 h avant un vote attendu vers 22 h, heure locale.
Ce projet de loi a fait l'objet de plus d'un an de discussions et connu de nombreux amendements. Les parlementaires n'ont reçu aucune consigne de vote, ce qui rend le résultat très incertain.

Le député libéral-démocrate Liam McArthur, qui a déposé le projet de loi sur l'aide médicale à mourir, s'adresse à des manifestants en faveur de la pratique devant le Parlement écossais, peu avant le dernier vote sur le sujet.
Photo : Getty Images / Jeff J Mitchell
C'est le projet de loi sur l'aide médicale à mourir le plus strict et le plus sécurisé au monde, a assuré Liam McArthur, le député libéral-démocrate (centriste) qui a proposé la loi.
Les partisans de la loi estiment qu'elle offrirait davantage de dignité et de liberté de choix sur leur fin de vie aux personnes atteintes d'une maladie incurable.
Les opposants craignent que des personnes vulnérables puissent être poussées à mettre fin à leurs jours, et redoutent un impact sur les soins de fin de vie.
Médecins, psychiatres, pharmaciens et spécialistes de soins palliatifs, les personnes qui auraient la charge de mettre cela en œuvre nous demandent de ne pas le faire, a affirmé la vice-première ministre écossaise, Kate Forbes, membre du Parti national écossais, qui votera contre.

La vice-première ministre, du Parti national écossais, Kate Forbes, a exprimé des inquiétudes sur le projet de loi.
Photo : Getty Images / Jeff J Mitchell
L'Écosse possède des pouvoirs autonomes en matière de santé, mais en cas de feu vert du Parlement local, la loi devra tout de même encore recueillir l'aval du gouvernement britannique, car certains aspects – notamment la réglementation des médicaments – relèvent du pouvoir central.
Douglas Alexander, ministre du gouvernement travailliste britannique pour les affaires écossaises, a indiqué dans le quotidien The Scotsman que l'exécutif ne bloquerait pas la législation.
Un projet de loi similaire sur l'aide médicale à mourir en Angleterre et au pays de Galles semble quant à lui voué à l'échec. Il s'est enlisé à la Chambre des Lords, chambre haute du Parlement de Westminster, en raison des nombreux amendements déposés.
L'île de Jersey et l'île de Man, dépendances de la Couronne britannique ayant leur propre gouvernement, ont déjà approuvé des textes similaires, qui attendent toutefois encore le sceau royal pour pouvoir entrer en vigueur.


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