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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayLe premier ministre manitobain, Wab Kinew, veut que l’accès aux réseaux sociaux et aux robots conversationnels soit interdit aux jeunes.
Ce projet de loi qui a pour but de protéger les jeunes contre les méfaits des réseaux sociaux est le premier de son genre à être proposé au Canada.
Wab Kinew indique que les plateformes des réseaux sociaux sont créées avec l’intention de susciter une dépendance au défilement infini et que cela contribue à des problèmes de santé mentale comme l’anxiété et la dépression.
Ils font ces choses terribles aux enfants pour avoir quelques mentions "j'aime" et pour avoir plus d’engagements, a indiqué le premier ministre manitobain.
C’est pour faire gagner de l’argent aux magnats de la technologie, qui sont déjà très riches.
Bien que le ministre du Patrimoine canadien ait indiqué que le gouvernement canadien songeait à imposer des limites d’âge pour l’accès aux réseaux sociaux, le gouvernement manitobain est le premier à mettre en avant un plan dans ce sens.
Wab Kinew n’a pas donné de détails sur les limites d’âge qui seront imposées quand elles entreront en vigueur ni comment elles seront mises en application.
Un accueil chaleureux
Le Centre de protection de l’enfance dit soutenir complètement l'initiative proposée par le gouvernement Kinew.
Notre expérience de terrain, acquise en venant en aide à des dizaines de milliers d'enfants à travers le pays qui ont été gravement victimes d'abus sur ces plateformes non réglementées, ne nous laisse aucun doute : la mise en place d'un âge minimum est l'une des nombreuses mesures nécessaires pour protéger les enfants en ligne. Les atteintes à leur bien-être se produisent à une échelle industrielle depuis des années , affirme la directrice générale du Centre, Lianna McDonald.
De nombreux parents winnipégois voient également cette mesure d’un bon œil.
Delvin Jacobson, père d’une fille de 2 ans, souligne que même si son enfant est beaucoup trop jeune pour accéder au monde numérique, il a déjà des inquiétudes.
Pour lui, une interdiction totale des médias sociaux et des robots conversationnels est une approche prudente.
Je serais tout à fait d'accord. Je ne vois pas pourquoi quelqu'un de moins de 15 ou 16 ans aurait besoin des réseaux sociaux , déclare-t-il dimanche à Winnipeg.
Mais, Dyan Unrau, mère d’un garçon de 4 ans, craint que cette mesure soit trop radicale, même si elle admet qu’elle a de fortes préoccupations liée aux plateformes numériques.
Je suis d'accord pour interdire les aspects dangereux, ou du moins pour qu'on nous donne davantage d'outils afin de protéger les enfants contre les aspects dangereux des réseaux sociaux. Mais je pense qu'une interdiction totale est inutile et compliquée , explique-t-elle
Elle souhaiterait voir des protections plus ciblées, car pour elle, les réseaux sociaux ont aussi des bénéfices.
Je pense qu'une interdiction ferait également disparaître certains aspects positifs. Les réseaux sociaux sont un outil que j'utilise au quotidien. Donc, priver nos enfants de la possibilité d'apprendre à s'en servir avant qu'ils ne soient plus âgés... Je pense que cela pourrait vraiment les désavantager.
Sur les traces de l’Australie
Le plan élaboré par le Manitoba ressemble à une loi imposée en Australie qui demande aux entreprises de réseaux sociaux de prendre des mesures raisonnables afin d’empêcher toute personne ayant moins de 16 ans d’avoir un compte, et ce, sous peine d’amendes. Cette interdiction, une première mondiale, est entrée en vigueur en décembre dernier.
L’Australie a aussi demandé aux entreprises de réseaux sociaux de désactiver les comptes d’utilisateurs qui ont moins de 16 ans et de les empêcher de créer de nouveaux comptes. Les entreprises qui ne respectent pas cette demande sont passibles d’amendes pouvant aller jusqu’à 48,8 millions de dollars canadiens.
Cette interdiction touche des plateformes comme TikTok, Facebook, Instagram, X, Snapchat, Twitch, Kick et YouTube.
Carmi Levy, journaliste et analyste en technologies, affirme que selon les premières données, cette interdiction connaît du succès. Plus de 5 millions de comptes qui appartenaient à de jeunes Australiens ont été désactivés depuis que la loi est en vigueur.
En même temps, on voit que les jeunes se tournent vers des plateformes qui ne sont pas incluses dans l’interdiction, dit Carmi Levy, qui ajoute que les plateformes de l’IA ne font pas partie de cette loi.
Le Manitoba lance un grand filet, ajoute cet expert. Il reconnaît que l’IA présente des risques comparables ou plus élevés que les réseaux sociaux et que cela doit être inclus dans la loi.
L’Indonésie et le Vietnam ont aussi imposé des limites d’âge à l’utilisation des réseaux sociaux, peu de temps après l’Australie.
Des dirigeants de la Nouvelle-Écosse, du Québec et de la Saskatchewan étudient eux aussi cette question.
Avec les informations d’Ian Froese


1 month ago
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