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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayLes compagnies ferroviaires Canadien National (CN) et Union Pacific sont en passe de conclure un accord qui mettrait fin à l’opposition du CN au projet de fusion de grande envergure proposé par son concurrent au sud de la frontière.
Annoncé mercredi soir, cet accord permettrait au CN d’obtenir un meilleur accès au réseau dans le Midwest américain en échange de son soutien tacite au projet d’acquisition de Norfolk Southern par Union Pacific, d’un montant de 85 milliards de dollars américains.
Union Pacific, le deuxième opérateur ferroviaire des États-Unis, a annoncé en juillet dernier son intention d’acquérir Norfolk Southern dans le cadre d’une opération qui donnerait naissance au premier réseau ferroviaire transcontinental du pays et pourrait déclencher une dernière vague de fusions ferroviaires à travers l’Amérique du Nord.
Des concurrents et des clients craignent que cette fusion ne se fasse au détriment des clients et ne confère un pouvoir de marché sans précédent à une seule compagnie ferroviaire, qui gérerait alors environ 40 % du trafic de fret américain.
Union Pacific et Norfolk Southern affirment qu’elle permettrait de réduire considérablement les coûts et inciterait leurs concurrents à baisser leurs tarifs pour rester compétitifs.
J’ai dit dès le premier jour que notre fusion créerait un secteur ferroviaire plus solide, capable d’offrir un meilleur service aux clients. Notre accord avec le CN – Canadian National – renforce ces engagements, a déclaré Jim Vena, directeur général d’Union Pacific, qui a travaillé au CN pendant des décennies avant de rejoindre son plus grand concurrent, lors d’une conférence téléphonique avec des analystes jeudi matin.

En retour, le CN a obtenu l'autorisation de circuler sur certains tronçons d'Union Pacific aux États-Unis. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Travis Golby
En mai, la Commission américaine du transport de surface a rejeté une demande de fusion modifiée, estimant qu’elle omettait des informations essentielles et demandant des précisions supplémentaires dans un dossier actualisé.
L’accord conclu cette semaine entre le CN et Union Pacific dépend de l’approbation de l’autorité de régulation et de l’autorisation de l’acquisition.
En vertu de leur protocole d’accord, le CN obtiendrait le droit de faire circuler ses trains sur un tronçon de plus de 200 km de la ligne de Union Pacific dans l’Illinois, entre Tuscola et East St Louis, et de desservir ses clients entre Saint-Louis et Kansas City, dans le Missouri.
Dans le cadre d’un deuxième accord avec Union Pacific, qui n’est pas subordonné à la fusion, le CN bénéficiera également d’un accès plus direct au Mexique. Le protocole d’accord octroie à la compagnie ferroviaire établie à Montréal le droit de faire circuler ses trains sur les voies de Union Pacific entre Memphis et Eagle Pass, au Texas, ville située le long du Rio Grande.
Il s’agit d’un prolongement naturel de notre présence nord-sud qui ouvrira de nouveaux trajets pour les clients, offrira un plus grand choix et renforcera les liens entre le Canada et le Mexique, souligne Tracy Robinson, présidente-directrice générale du CN, dans un communiqué de presse.
En contrepartie, Union Pacific bénéficierait de droits d’exploitation élargis sur le réseau Elgin, Joliet & Eastern Railway du CN, qui dessert la région de Chicago.


1 week ago
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