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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayPour une rare fois, sinon la première, les scientifiques de l'Institut Maurice-Lamontagne ont parlé de « bonnes nouvelles » dans leur bilan annuel sur l'état des eaux de l'estuaire et du golfe du Saint-Laurent.
Si les changements climatiques n’ont pas disparu, ils ont été moins dommageables en 2025 que les années précédentes pour ces habitats maritimes.
Il faut voir l'année 2025 comme une petite pause, une petite accalmie. Tant mieux. Ça fait du bien à notre écosystème.
La prudence était de mise chez tous les chercheurs, car, insiste la biologiste Blais, l'amélioration de 2025 se constate dans un contexte préoccupant. La tendance à long terme reste au réchauffement.

La biologiste Marjolaine Blais a participé à la présentation du bilan annuel de santé de l'estuaire et du golfe du Saint-Laurent.
Photo : Radio-Canada / Francois Gagnon
Les bonnes nouvelles
Parmi les paramètres qui illustrent un certain recul de l'impact des changements climatiques dans l'estuaire et le golfe, il y a l'amélioration des conditions d'oxygène.
Elles demeurent préoccupantes, mais les chercheurs ont constaté que les zones hypoxiques, donc en manque d'oxygène, étaient en déclin.
En 2025, elles couvraient 20 % de la superficie du Saint-Laurent contre 30 % en 2023, une année record. Mais s'il y a amélioration à cet égard, les chercheurs de l'IML rappellent que la désoxygénation est beaucoup plus marquée dans le Saint-Laurent que dans les océans.
Température des eaux
Une autre bonne nouvelle est la température des eaux de surface. Pour une cinquième année en 2025, elle demeure au-dessus de la normale, mais, à environ 11 degrés, elle est moins élevée qu'au cours des quatre dernières années.
Je m'attends à ce que les conditions de 2026 soient très similaires à celles de 2025 [...] mais la tendance lourde, sur tous les modèles, est au réchauffement.

Peter Galbraith est chercheur en océanographie physique chez Pêches et Océans Canada.
Photo : Radio-Canada / Francois Gagnon
Peter Galbraith dit qu'il ne faut pas s'attendre, avec les changements climatiques, à ce que chaque année soit plus chaude que la précédente. Il y a beaucoup trop de variables, selon lui, comme les hivers plus ou moins doux et leur impact sur la formation de la glace.
Une espèce choyée : le homard
Le homard est l'une des espèces qui profitent des changements observés.
Si le réchauffement des eaux a ralenti en 2025, il n'en demeure pas moins que les eaux moins froides ont entrainé un déplacement des populations de homards, qui préfèrent les eaux tempérées aux eaux trop froides ou trop chaudes.
Les chercheurs de l'IML ont ainsi observé que l'espèce est en déclin dans les eaux devenues chaudes de la côte est des États-Unis, mais en expansion dans l'estuaire et le golfe, car l'eau y est maintenant moins froide.
C'est fort probablement en lien avec les changements climatiques [...] Les homards peuvent maintenant se reproduire et s'établir dans l'estuaire et le nord du golfe.

David Drolet explique que le homard se déplace vers l'ouest de l'estuaire du Saint-Laurent.
Photo : Radio-Canada / Francois Gagnon
David Drolet dit que ces conditions changeantes font que l'on observe la présence de homards jusque dans le secteur de Cacouna. Il ajoute qu'il faudra attendre les résultats des programmes de pêche exploratoire pour voir si la présence de homards si loin dans l'estuaire permettrait une pêche commerciale.
Il ajoute que des discussions ont cours pour étendre vers l'ouest les initiatives de pêche exploratoire qui, pour l'instant, s'arrêtent au Bic.
Le chercheur Peter Galbraith conclut en disant que ces recherches sur l'état de santé de l'estuaire et du golfe sont très importantes, car elles permettent de mieux gérer les ressources marines.


3 weeks ago
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