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La population du Québec a diminué en 2025

3 weeks ago 13

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Après avoir connu une croissance quasi ininterrompue depuis les années 1950, la démographie québécoise a affiché un solde négatif de 9600 personnes l’an dernier, soit un recul de 0,1 %, a constaté l’Institut de la statistique du Québec (ISQ).

Le Québec comptait 9,03 millions d’habitants en 2025, selon les plus récentes données de l'ISQ.

Pour une deuxième année consécutive, le nombre de décès a surpassé celui des naissances dans la province.

Selon les données compilées, 80 450 décès ont eu lieu au Québec l’an dernier, soit 1650 de plus qu’en 2024.

Même si on s’attendait à une hausse des décès due au vieillissement de la population, le nombre de morts a dépassé de 4 % les prévisions l’an dernier – selon la tendance prépandémique – notamment en raison de deux épisodes de grippes en février et décembre 2025.

L’espérance de vie toujours stable

Malgré cette surmortalité, l’espérance de vie l’an dernier au Québec s’établissait à 84,4 ans pour les femmes et à 81,1 ans pour les hommes. Ces valeurs sont comparables à celles observées en moyenne depuis 2016, selon l’Institut de la statistique.

Malgré une certaine stagnation, l’espérance de vie au Québec reste parmi les plus élevées au monde et surpasse celle du reste du Canada, souligne l’ISQ.

Léger redressement du taux de fécondité

En 2025, 78 200 bébés ont vu le jour au Québec, soit 800 de plus que l’année précédente. Un gain d’environ 1 %.

Pieds de bébés jumeaux.

Le taux de fécondité des Québécoises était de 1,36 enfant par femme en 2025.

Photo : Getty Images / Nina Schoening

Ce qui a porté l’indice de fécondité à 1,36 enfant par femme l’an dernier, par rapport à 1,35 en 2024.

Malgré cette amélioration, le taux de fécondité des femmes québécoises demeure parmi les plus faibles jamais observés au Québec, souligne l’ISQ, qui observe une tendance générale à la baisse ces 15 dernières années.

À l’échelle canadienne, la fécondité du Québec est supérieure à celle de la majorité des autres provinces, note tout de même l’ISQ. Comme quoi, quand on se compare, on se console, dit le vieil adage.

Un indice de 2,1 naissances par femme est nécessaire pour que la population se renouvelle par elle-même en l'absence de migrations.

Considérées statistiquement comme les plus fécondes, les femmes de 30 à 34 ans ont eu légèrement plus d’enfants en 2025, de même que les femmes plus âgées.

La fécondité a cependant continué de baisser chez les Québécoises de moins de 25 ans, note l’ISQ. En revanche, nous dit-on, la tendance à la baisse observée chez les 25-29 ans depuis près de deux décennies s’est interrompue au cours de la dernière année.

L’âge moyen auquel les femmes ont leurs enfants a également continué d’augmenter en 2025 pour s’établir à 31,5 ans. L’âge moyen des mères qui ont un premier enfant était quant à lui de 30,2 ans.

L’immigration

Généralement considérées comme le principal moteur d’accroissement démographique dans nos sociétés où le faible taux de naissance ne suffit pas à renouveler la population, les migrations internationales n'auraient pratiquement pas engendré de croissance l’an dernier, notent les analystes.

Une formation accélérée du Cégep Limoilou permet à des immigrants diplômés de retourner sur le marché du travail en tant qu'infirmiers.

Des immigrants reçoivent une formation en vue d'intégrer le marché québécois du travail. (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada

Bien que l'immigration permanente ait connu une légère hausse en 2025, le recul de l’immigration temporaire, qui avait atteint des niveaux inédits au cours des trois années précédentes, semble avoir pesé dans la balance.

Le Québec a accueilli 60 150 nouveaux résidents permanents l’an dernier, soit 750 de plus qu’en 2024. Mais le nombre de résidents non permanents, lui, est passé de 565 450 en 2024 à 514 050 en 2025. Un recul de 51 400 personnes.

Le solde migratoire 2025 total du Québec – qui comprend les migrations internationales et interprovinciales – est estimé à -7150 personnes, selon les données préliminaires.

Contrairement à ce qui s’observe habituellement, les migrations internationales ont généré un gain presque nul (450 personnes) et n’ont donc pas permis de compenser le déficit migratoire par rapport aux autres provinces (−7600 personnes).

Quelques chiffres :

Au 1er janvier 2026…

  • L’immigration économique représentait 70 % des immigrants accueillis l’an dernier au Québec;
  • 17 % étaient issus du regroupement des familles;
  • 11 % étaient des réfugiés et demandeurs d’asile;
  • Le Québec comptait l’an dernier 37 % des demandeurs d’asile au Canada, 14 % des travailleurs temporaires et 14 % des étudiants internationaux.

Par ailleurs, plus de personnes ont quitté le Québec en 2025 à destination des autres provinces.

D’après les données de l’ISQ, le déficit migratoire interprovincial pour 2025 est estimé à -7600 personnes, alors qu’il était de -3400 personnes en 2024.

Le Québec demeure surtout déficitaire dans ses échanges migratoires avec l’Ontario et, dans une moindre mesure, avec l’Alberta […] Les échanges avec la plupart des autres provinces ont aussi engendré des pertes, mais de moindre ampleur. Le Nouveau‑Brunswick est la seule province par rapport à laquelle des gains non négligeables ont été faits (900 personnes), explique l’Institut de la statistique du Québec.

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