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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayLes quatre astronautes de la mission Artemis II de la NASA se sont envolés mercredi sans incident pour un aller-retour de dix jours autour de la Lune, une mission devant ouvrir la voie à un retour sur le sol lunaire en 2028.
Après une brève interruption de 54 ans, la NASA reprend sa mission d'envoyer des astronautes vers la Lune, a déclaré Jared Isaacman, le patron de l'agence spatiale américaine nommé par Donald Trump, lors d'une conférence de presse après le lancement.
Quelques minutes après le décollage de la fusée SLS à 18 h 35 (HAE) depuis le centre spatial Kennedy en Floride, le commandant de la mission, Reid Wiseman, s'exclamait déjà : Nous voyons un beau lever de Lune.
Nous partons pour l'humanité tout entière, a déclaré dix minutes avant le décollage son coéquipier canadien Jeremy Hansen.
À bord ont également pris place les Américains Victor Glover et Christina Koch.
Ils se sont envolés du pas de lancement légendaire d'où étaient partis les astronautes d'Apollo, pour ce premier retour vers la Lune depuis le début des années 1970.

Jeremy Hansen (à gauche) et ses coéquipiers saluent leurs familles avant le lancement de leur mission.
Photo : Getty Images / NASA
Leur capsule Orion s'est détachée comme prévu huit minutes après le décollage du premier étage qui l'a propulsée dans l'espace, puis elle s'est placée en orbite terrestre.
Ils feront plusieurs fois le tour de la Terre à quelque 27 000 km/h, en augmentant progressivement leur altitude, afin de vérifier que les systèmes fonctionnent.
La prochaine grande étape aura lieu jeudi, lorsqu'ils allumeront les moteurs pour prendre la direction de la Lune, dont ils feront le tour lundi, sans se poser, comme Apollo 8 en 1968.
Dans la soirée, le président Donald Trump a commencé son allocution sur l'Iran en félicitant les courageux astronautes pour leur lancement réussi.

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Revoyez le décollage de la fusée.
Problèmes de toilettes
Quelques imprévus techniques ont occupé le centre de contrôle de la Nasa à Houston dans les premières heures du vol : la communication avec les astronautes a brièvement été perdue, et les toilettes ne fonctionnent pas encore.
C'est juste le début, a commenté Amit Kshatriya de la NASA, avec le flegme typique des hauts responsables de l'agence.
Mais une manœuvre en orbite, lors de laquelle Victor Glover a pris les commandes d'Orion pour simuler un amarrage avec un autre appareil, s'est déroulée parfaitement.
C'était bien de voler avec vous, Houston. Beau véhicule, a-t-il lancé au centre de contrôle.
Au Centre spatial Kennedy, des ovations et cris de joie ont accompagné l'ascension de la fusée dans un ciel radieux.
Je suis tellement heureuse qu'on retourne vers la Lune, tout le monde devrait être heureux et suivre les dix prochains jours, c'est un grand pas pour l'humanité, s'exclame, comme sonnée, l'ancienne astronaute Sian Proctor, présente sur place.
Le programme Artémis a coûté des dizaines de milliards de dollars et pris des années de retard.
La Nasa a vraiment besoin que cela marche, dit à l'AFP Casey Dreier, de The Planetary Society, rappelant que le moral au sein de l'agence est en berne, à cause de problèmes budgétaires et de départs en masse, notamment des chercheurs qui travaillent sur le climat.

Des foules se sont massées sur les côtes de la Floride pour assister au spectacle.
Photo : Getty Images / AFP / MIGUEL J RODRIGUEZ CARRILLO
Doutes sur 2028
La journée a été longue jusqu'à allumage. Le remplissage des immenses réservoirs de millions de litres d'oxygène et d'hydrogène liquides a duré à lui seul quatre heures.
Puis, plusieurs heures avant le décollage, les astronautes se sont sanglés au sommet de la fusée, dans Orion, qui sera leur habitat jusqu'à leur retour au large de la Californie, dans le Pacifique, prévu le 10 avril.
Les astronautes devraient battre le record de l'équipage s'étant le plus éloigné de la Terre, lundi prochain.
Leur mission vise avant tout à s'assurer que cette fusée haute de 98 mètres et non réutilisable pourra acheminer des astronautes sur la surface lunaire d'ici 2028, avant la fin du mandat de Donald Trump.
Artemis II est le premier acte, c'est la mission test, elle va préparer le terrain pour les missions suivantes, a expliqué le patron de la NASA nommé par Donald Trump, Jared Isaacman.
Mais la date de 2028 suscite néanmoins des doutes chez les experts, car les astronautes auront besoin d'un alunisseur... toujours en cours de développement par les entreprises des milliardaires Elon Musk (SpaceX) et Jeff Bezos (Blue Origin).
Les Canadiens se rassemblent pour le lancement
Partout au pays, les Canadiens ont suivi le lancement d’Artemis II avec un mélange d’enthousiasme et d’appréhension, et ont chaudement applaudi lors du décollage flamboyant de cette mission lunaire historique.
Des dizaines de personnes se sont rassemblées pour assister au lancement devant le Centre national des Arts, à Ottawa, où les images étaient diffusées en direct sur la Lanterne Kipnes, une tour de verre de cinq étages.
Victoria McTaggart, qui assistait à l'événement, a indiqué qu'elle suivait la carrière de Jeremy Hansen depuis plusieurs années et que c'était un moment tellement mémorable pour lui.
Nous devrions tous être très fiers des efforts que lui et sa famille ont consacrés à ce projet. Tout cela nous apprend énormément sur la science. Je pense donc que c'est vraiment important, a-t-elle affirmé.
Quand on pense qu’un jeune garçon originaire d’une petite ville est arrivé aussi loin, cela montre bien ce que le travail acharné peut accomplir, a-t-elle ajouté.
Une soirée de visionnement a également été organisée au Musée de l’aviation et de l’espace du Canada, à Ottawa.
Tim Haltigin, scientifique principal en sciences lunaires et planétaires à l’Agence spatiale canadienne, a souligné que tout le pays était captivé.
C'est probablement l'un des plus grands moments de l'histoire de l'exploration spatiale canadienne, s’est-il réjoui avant le lancement.
C'est vraiment une célébration, non seulement pour Jeremy et l'Agence spatiale canadienne, mais aussi pour le Canada et l'ensemble du programme spatial.
Un événement spécial était aussi organisé au Centre spatial John H. Chapman, à Longueuil, en présence de l’astronaute québécois David St-Jacques.
À Vancouver, les gens se sont rassemblés au Centre spatial H.R. MacMillan, tandis que les habitants d’Halifax ont suivi le lancement depuis le Discovery Centre.
La Presse canadienne


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