PROTECT YOURSELF with Orgo-Life® QUANTUM TECHNOLOGY
Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayLa cheffe d'état-major de la Défense, la générale Jennie Carignan, a tenté jeudi de rassurer les Ukrainiens en leur rappelant que l'OTAN demeure une force stable et vitale malgré les tensions et les critiques qui émanent pour la plupart de l'administration américaine de Donald Trump.
La générale Carignan prenait la parole lors d'une table ronde au Forum de sécurité de Kiev, en Ukraine.
Dans une entrevue accordée à CBC News, la commandante des forces canadiennes a expliqué que les désaccords entre alliés font partie du processus démocratique et qu'il y en a déjà eu par le passé.
Il était très important de clarifier que l’unité de l’OTAN est absolument forte, a déclaré Mme Carignan. L’OTAN a déjà traversé des périodes difficiles et nous allons travailler avec diligence pour surmonter celle-ci.
Nous allons gérer tout cela, mais je dois dire que, sur le plan militaire, nous travaillons et collaborons très efficacement.
Au cours du mois, le président américain Donald Trump a intensifié ses critiques à l'égard de l'OTAN, principalement en raison du refus de l'alliance de soutenir les États-Unis et Israël dans leur guerre contre l'Iran.
Il a qualifié l'OTAN de tigre de papier et ajouté qu’elle était inutile.
Il était particulièrement frustré du refus de l'Espagne, de l'Italie et de la France d’autoriser les États-Unis à utiliser leur espace aérien respectif pour mener leurs opérations en Iran.
Une « OTAN européenne » dans les cartons
Rappelons que l'alliance militaire occidentale a été poussée au bord de la rupture en janvier par les menaces de Donald Trump d'annexer le Groenland au nom de la sécurité et du développement des ressources.
Il a même laissé entendre qu'il était prêt à retirer les États-Unis de l'alliance qu'ils ont contribué à créer il y a près de 80 ans.

L'OTAN a été créée le 4 avril 1949 pour faire contrepoids à la montée en puissance de l'URSS au sortir de la Deuxième Guerre mondiale.
Photo : Radio-Canada
Le Wall Street Journal a rapporté récemment que les alliés européens de l'OTAN développent activement un plan B ou une OTAN européenne afin de maintenir la capacité opérationnelle de l'alliance en cas de retrait des États-Unis – ou d'un engagement réduit de leur part.
Bien qu'une loi de 2023 exige que l'administration Trump sollicite l'approbation du Congrès pour un retrait officiel, de hauts responsables américains ont suggéré que Washington pourrait tenter de contourner cette disposition en privant l'alliance de financement ou en y réduisant unilatéralement la participation militaire américaine, par exemple en retirant des officiers des postes clés de direction.
Jennie Carignan, pour sa part, s'est dite sceptique quant à la possibilité que les États-Unis se dirigent vers une sortie de crise.
Je ne vois pas les choses dans cette perspective, a-t-elle déclaré, soulignant que l'alliance gère constamment la contribution de chacun, réajuste ses plans et réagit aux différentes situations de crise.
La question ukrainienne
Pour l’Ukraine, la solidarité au sein de l'OTAN est cruciale. Rappelons que le désir de ce pays d'Europe de l'Est d'adhérer à l'alliance a été instrumentalisé par le président russe Vladimir Poutine pour justifier l’invasion de son voisin.

Des artilleurs ukrainiens tirent sur des positions russes avec un canon français César près d'Avdiivka. (Photo d'archives)
Photo : Reuters / VIACHESLAV RATYNSKYI
Alors que l'OTAN affirme publiquement que le chemin de l'Ukraine vers l'adhésion est irréversible, le secrétaire général Mark Rutte a déclaré, le 9 avril, qu'il n'existe actuellement aucun consensus politique entre les États membres pour rédiger une invitation en bonne et due forme.
Il a explicitement désigné les États-Unis, l'Allemagne, la Slovaquie et la Hongrie comme étant les principaux pays faisant obstacle à une adhésion rapide de l'Ukraine à l'Alliance.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky aurait toutefois indiqué être disposé à envisager des garanties de sécurité occidentales comme alternative à une adhésion immédiate à l'OTAN.
Un moment pour le leadership américain
Plus tôt dans la journée de jeudi, le prince Harry, le plus jeune fils du roi Charles, a prononcé un discours devant le même forum sur la sécurité où la générale Carignan s'est exprimée.

Le prince Harry, qui a servi dans les forces britanniques pendant 10 ans, a profité de cette rencontre pour rendre visite aux Ukrainiens et les assurer de son soutien.
Photo : Reuters / Valentyn Ogirenko
Il a salué la manière dont l'Ukraine défend avec courage et succès le flanc oriental de l'Europe et a suggéré que les États-Unis ont une obligation morale importante envers l’Ukraine, puisqu'ils ont convaincu le gouvernement de Kiev d'abandonner les armes nucléaires dans les années 1990, à la suite de l'effondrement de l'Union soviétique.
L’Amérique a contribué à garantir le respect de la souveraineté et des frontières de l’Ukraine, a déclaré le prince Harry.
C’est un moment pour le leadership américain, un moment pour l’Amérique de montrer qu’elle peut honorer ses obligations en vertu des traités internationaux, non par charité, mais en raison de son rôle durable dans la sécurité mondiale et la stabilité stratégique.
Le rôle militaire du Canada
Depuis 2015, le Canada contribue à la formation des forces armées et de sécurité ukrainiennes. Le gouvernement Carney a récemment prolongé l'opération UNIFIER jusqu'en 2029.
Depuis sa création, l'armée canadienne a formé plus de 47 000 membres des Forces de sécurité ukrainiennes (SFU) – dont environ 13 000 ont été formés dans divers endroits en Europe à la suite de l'invasion de l'Ukraine par la Russie, en février 2022.
La formation a principalement porté sur un éventail de compétences militaires de base et avancées, notamment la formation médicale tactique, le génie de combat, les compétences en leadership et l'éducation.
Des soldats plus expérimentés que leurs instructeurs
Étant donné que de nombreux soldats ukrainiens possèdent une plus grande expérience du combat que leurs instructeurs alliés, le pays a commencé à prendre en charge une grande partie de la formation.

Des membres de la Garde nationale ukrainienne reçoivent une formation de la part de militaires canadiens de l'opération UNIFIER le 22 janvier 2021. (Photo d'archives)
Photo : Avr Melissa Gloude, Forces armées canadiennes
De hauts responsables militaires ukrainiens, dont le colonel Yevhen Mezhevikin, chef d'état-major adjoint, ont déclaré que les instructeurs étrangers manquent souvent d'expérience en matière de combats modernes et de haute intensité contre un adversaire majeur, comme la Russie.
Les centres d'entraînement sont en cours d'expansion dans les régions occidentales plus sûres de l'Ukraine, et une partie de la formation est désormais dispensée directement au sein des brigades de combat sur le terrain afin de garantir un entraînement en toute sécurité et dans des conditions réelles.
Cette approche s'avère particulièrement importante pour la transmission de compétences, telles que les techniques de guerre par drones, la guerre électronique et les véhicules terrestres sans pilote.
Carignan a reconnu le changement et a déclaré que cela avait obligé l'armée canadienne à adapter ses plans de cours.
Ces derniers temps, nous avons concentré nos efforts sur la formation des formateurs, a déclaré Jennie Carignan.
Les membres des forces armées ukrainiennes reviennent du front avec une expérience très précieuse et actualisée. Nous l'adaptons donc en matière de techniques d'instruction et de planification des séances de formation, puis les Ukrainiens dispensent eux-mêmes cette formation.
Avec les informations de Murray Brewster


1 month ago
13

















English (US) ·
French (CA) ·
French (FR) ·